dimanche 28 juillet 2013

28/07/2013 : Montée des pavés à Taninges-Praz de Lys

Cette course existe depuis 30 ans, elle cumule 1000 m de D+ à s'avaler en 7 km, le final étant quelques km de descente cool. Ce matin, je me suis présentée avec des jambes de bois, les deux jours de repos inclus dans la semaine n'ayant pas été suffisants pour compenser les autres sorties d'entrainement ou de rando, il faut profiter des vacances, et tant que la météo est bonne, il faut partir à l'assaut des montagnes! En tant normal, c'est sûr, je fais autrement. Finalement, tant bien que mal, je fais une minute de mieux qu'il  y a trois ans, et 5è F. 1h33'41 à mon chrono, satisfaction tout de même vu l'état de forme. Mais la fierté vient du fiston, qui ne pouvant s'inscrire sur le 9 km (il lui manque un an) s'est inscrit sur le 9 km rando, qu'il a fait en mode compétition, il n'était pas le seul d'ailleurs. Il est arrivé dans les 16 premiers de la course, deuxième jeune puisqu'ils étaient quelques uns à courir au lieu de randonner, tous limités par la réglementation liée à leur âge. Seul bémol dans le classement, tout le monde est mélangé au scratch, coureurs du 9, du 12 et les randonneurs, et seulement les chronos des 5 premiers sont affichés. Il parait que c'est le classement officieux pour le moment. Le fiston s'est donc classé 16è sur 216 concurrents, c'était sa première course, on ne peut pas dire que ce soit un sportif ou qu'il court à Bordeaux, surtout pas, mais finalement, à la montagne, il aime ça et il a des possibilités. Il a du mettre aux environ de 1h10, et son copain 1h20. La semaine qui arrive sera plutôt consacrée à de l'assimilation, va falloir tenir!
Bilan du mois (pas tout à fait terminé) : 360 km, toutes activités confondues, avec 11000m de D+ et 240 juste pour la course à pied. ça me va. Je suis très loin de certains chiffres exorbitants que j'ai pu voir sur FB. Mes chiffres sont tout petits finalement, mais pour moi, c'est déjà un gros mois. Va falloir continuer comme ça en août et maintenir sur septembre.
Prochain gros morceau : trois jours d'entraînement dans les Pyrénées entre le 9 et le 11 août. 
Et trop fière de toi mon Coco.



dimanche 21 juillet 2013

21/07/2013 : Deuxième grosse Rando Course

Pour cette seconde sortie Longue en montagne, je voulais refaire un tracé de 30 km déjà effectué l'an passé, en rajoutant un petit morceau afin d'arriver au 40 environ. Il ne devait pas y avoir de surprise, car sentiers biens balisés, et parcours déjà fait. Mais en montagne, il y a toujours des surprises, et ça commence par le point de départ, je me suis trompée de route pour aller aux Chalets de Bise, et je me suis retrouvée à la Fétuière (départ Dent d'oche)! Comment ça, y a pas de route qui bifurque pour aller à Bise? Et non, ma p'tite dame, faut passer par Vacheresse et non Bernex. Il m'aurait fallut faire demi-tour et encore au moins une demi heure de voiture. Donc, qu'à cela ne tienne, avec mes tracés et ma carte, je me refais un parcours, qui rejoindra certaines des boucles que je devais faire. Montée aux chalets d'Oche, puis col de la case, col de bise, Bise, et montée aux cornettes par le couloir qui craint, Serranquin, là, on progresse lentement, il faut assurer les appuis et mettre les mains. Longue descente ensuite sur les chalets de Chevenne, pour rejoindre ensuite le col d'Ubine, puis retour dans la vallée de Bise avec montée vers la pointe de Bénévent, retour à proximité du lac de Darbon, chalets de Darbon et enfin la dernière montée pour rejoindre les chalets d'Oche où je me suis posée pour refaire le plein d'eau. Heureusement, ici, il y a souvent des abreuvoirs où on peut refaire le plein. Un pot de fromage frais à la confiture de myrtille me tendait la main. Je me soupçonne d'un acte manqué, concernant mon lieu de départ. Le final avec les 2 km de descente n'a pas été bien rapide, le ventre était plein. Au total, 37 km et 3200 de D+. Très bonne session, et beaucoup plus de monde que la semaine dernière. Une bonne nuit de repos s'impose.
Photos avec commentaires ici



lundi 15 juillet 2013

14/07/2013 : Entraînement Rando course

Trois semaines dans les Alpes vont me permettre de cumuler pas mal de séances montagne et quelques grosses rando course. Si jusqu'à présent je ne dépassais jamais les 30 km et environ 6h, là, je me suis fixé des sorties plutôt de 40 km et 8h.
Ce dimanche, un tracé nouveau dans un coin tout de même connu, mais sur des sentiers encore jamais pratiqués. Un départ de Trossy au dessus de Bernex, au pied du Mont César pour monter sur le Pic des Mémises qui domine le Lac Léman, puis descente sur le village de Novel, un charmant petit coin qui fait très "Suisse" avec ses chalets décorés d'edelweiss, ensuite remontée vers le Lac de Lovenex (Suisse), retour par le col d'Ugeon (itinéraire d'accès au tour des cornettes de Bises), parcours en crête près de la dent du Velan, puis retour.
Il y a eu plein de surprises, car si le tracé sur la carte laissait penser que les sentiers étaient bien tracés, et bien il n'en fut rien. Toutes les zones un peu fréquentées ne posaient pas de problème, mais il a fallut se rendre à l'évidence, j'avais tracé un itinéraire un peu confidentiel, d'ailleurs, je n'ai pas vu grand monde. C'est comme ça, que je me suis retrouvée à mettre en pratique ma formation rando : orientation, recherche des sentiers parfois cachés dans les hautes herbes, ou pas tracés du tout, il faut monter droit dans la pente, absence de cairns,  où sont les balisages, car forcément il doit y en avoir, où je suis sur la carte, et merci à ma montre GPS qui m'a bien rassurée et permis de retomber sur mes pattes à chaque fois, car je l'avoue, il y a des moments où ce n'était vraiment pas évident, sans compter que certains sentiers étaient fermés suite à des avalanches. C'est comme ça que je me suis retrouvée au village de Novel par exemple. Tout ce jardinage a fait que j'ai aussi perdu pas mal de temps, car en plus, certaines fois j'étais tellement concentrée sur mes pieds que je loupais les bifurcations. Là encore, le Gps m'a bipé. Au final, j'ai zappé quelques portions, comme la boucle sous la dent d'Oche par le col de Rebollion, Le pic Boré, et la boucle finale autour du Mont César. Je me serais retrouvée avec 50 bornes! 
Avec tout ce jardinage, mes 40 km m'ont même quand pris 9h. Des paysages à couper le souffle et des montagnes connues vues sous un autre angle, le grand jeu était donc de les reconnaître. 
Et une grosse partie de galère au chalet de Trépertuis, car impossible de trouver le sentier à suivre, et après avoir tournicoter dans tous les sens pendant un quart d'heure, je me suis résolue à suivre les indications du GPS en espérant retomber sur un sentier tracé. Et bien ma foi, il était bien maigre ce sentier, et arrivée au col, toujours rien, alors, là encore, on fait au gps dans les très hautes herbes, plus d'un mètre de hauteur et on espère retomber sur ses pattes. Je me suis tout de même fait une bonne frayeur, car je ne me voyais pas faire demi-tour pour retrouver la voiture et finir à la nuit tombée. 
Au final, une belle journée, relativement seule dans la montagne car pleins d'endroits pas fréquentés du tout, et une mise en pratique de ma capacité à ne pas perdre mes moyens lorsque je me sens perdue, pour retrouver l'itinéraire. 

L'ensemble des photos, ici avec tous les commentaires. J'ai fait le débriefing sur la carte, mais impossible de poster sur le blog. Dommage.Donc juste le tracé ici. 






lundi 8 juillet 2013

Acte 3 : Le Vignemale

C'était un rêve, voilà, c'est fait! Je suis montée sur le plus haut sommet pyrénéen Français et en mode course. Une drôle de course quand même mais tellement magique! Nous étions environ 600 ou 650 au départ, l'émotion était palpable dans la voix du speaker-organisateur. En effet, 15 jours après les inondations qui ont dévasté la route d"accès au village de Cauterets, toutes les énergies ont tout de même été mobilisées pour que la course puisse se faire, malgré un manteau neigeux encore très important à partir de 2000m, et en trouvant un accès routier au village pour les touristes et les candidats à ce trophée exceptionnel. Nous étions donc trois, Lyse, Patrice et moi-même. Toute la soirée, la discussion a tourné autour de la barrière horaire (3h30 - 18 km - 1800m de D+) au refuge de Baysellance, à tel point, que mes deux compères n'en n'ont pas dormi. De mon côté, étant assez fatiguée, j'ai dormi comme un bébé. Le lendemain, nous voilà sur la ligne de départ où nous retrouvons quelques copains et copines bordelais. Mon seul objectif du jour est d'atteindre ce sommet qui culmine à 3298m, je pense pouvoir atteindre la barrière en 3h, mais au fur et à mesure que j'avance, je vois bien que je mettrais plus de temps. Arrive le refuge des Oulettes, le temps est tellement magnifique, depuis l'utmb que je n'ai pas eu beau sur un trail, que j'en prends plein les mirettes et que je sors mon appareil photo à tout va, ainsi que le caméscope. Seul hic, avec les lunettes de soleil et ce magnifique soleil, je ne vois pas trop ce que je photographie ou ce que je filme. Me voilà au refuge des Oulettes de Gaube, 2h25 environ, on nous dit qu'il faut une heure pour aller jusqu'à Baysellance, moi, j'opte plutôt pour 3/4 d'heure. Il faudra bien les une heure, j'arrive à la Hourquette d'Ossoue en 3h21, les supporters présents nous disent que c'est dans la poche, le refuge en vue me semble assez loin, et il faut dévaler une pente dans la neige où les chaussures s'enfoncent assez profondément. 3h26, Ouf, je passe, mais c'était juste. Le temps de refaire le plein d'eau, de me chausser mes petits crampons spéciaux pour les runnings, je repars en pensant que Lyse et Patrice sont fichus, sauf s'ils laissent un peu de rab. C'est là que j'aperçois Lyse, bloquée par le chrono, il lui manque deux minutes, elle est dépitée, les larmes lui montent aux yeux. Je suis presque prête à m'arrêter pour ne pas les laisser tomber, et puis non quand même, je suis venue pour ça! Me voilà donc partie en direction du glacier, un premier gros névé en descente à passer, un peu de sentier, puis on attaque les cordes où il faut s'emmousquetonner. La montée au glacier est difficile, la pente est plutôt raide et surtout l'effet de l'altitude se fait sentir. Un long cordon humain file vers l'arête sommitale. La deuxième barrière est fixée à 5h au pied de cette arête, je vois bien que je ne vais pas être dans les temps, il me manquera 5'. Mais comme ça bouchonne sec et qu'il fait beau les guides décideront de tous nous laisser passer, et il faudra plus d'une heure pour faire les 300m de montée en s'accrochant de cordes en cordes. 6h07, me voilà à 3298m, vue panoramique extra-ordinaire, je fais une pause, je filme, je me fais prendre en photo, c'est le pied total. Bon, il faut tout de même songer à redescendre, d'abord encore ces 300m de ligne de vie sur les rochers, puis un océan de neige jusqu'à Baysellance. Je m'éclate dans la descente, mes crampons me permettent de ne pas trop glisser, c'est vraiment le pied, bon, la remontée dans le névé au refuge, j'ai beaucoup moins aimé, puis on attaque le col du Labas, il faut encore s'encorder, puis ce sera de la neige jusqu'à la bifurcation du sentier qui monte au col d'Aratille et qui rejoint Estom de l'autre côté. Une vraie partie d'équilibriste, avec pour commencer, encore une corde, mais dans un sacré pentu! On se casse facilement la gueule, beaucoup font du sur les fesses, mais je ne peux pas avec mon short court, j'ai encore en mémoire mon "trou" à la fesse pour avoir fait ça aux Allobroges l'année passée. Alors je me dépatouille comme je peux pour ne pas tomber, mais je tombe souvent et ça devient du grand n'importe quoi pour tenter de me relever pour ne pas filer sur les fesses qui sont irresistiblement attirées par la neige. Ensuite il faut jongler entre courir comme on peut en glissant, en essayant de pas trop tomber, ça se joue entre le chasse neige pas vraiment stylé, et le parallèle de traviolle. Il y a encore du pentu, mais pas toujours de la corde! Enfin, la fin de la neige, je range mon matériel, et c'est parti pour 12 km de descente à rythme tranquille car j'ai encore la fatigue de l'Utpma dans l'organisme. A 100m de l'arrivée, je vois Lyse et Patrice qui m'attendent, Patrice m'emboîte le pas et me prend par la main, on finit au sprint, 9h34, je l'ai fait, trop heureuse. Bon, le classement, c'est pas ça, Un peu plus de 300è sur 414 classés, 200 recalés, peut mieux faire. Nous étions 45 filles au départ, et ne sommes que 14 ou 16 à être passées, je finis 12è. On essaiera de faire mieux au GRP, quoique après deux jours de bénévolat, pas sûr que je sois au top. En attendant, place à un peu de récup avant d'entamer trois semaines de vacances dans les Alpes, avec une petite course de 12 km et 1200 de D+ à la fin du mois et de belles sorties longues déjà programmées.

L'équipe de choc
En arrivant aux Oulettes, Le Grand Vignemale tout à gauche
 




Descente après le col de Labas, que de la neige!