vendredi 5 décembre 2014

L'heure des bilans

L'année n'est pas encore finie, mais le marathon de la Rochelle est passé, il est temps de faire un petit break pour se remettre d'équerre et un bilan de l'année, qui n'a pas été folichonne. Une année perturbée par des vacances scolaires occupées à faire des travaux, du coup, moins d'entrainement, et moins de compétitions, surtout longues, une année en demi-teinte au niveau des résultats, comparée à 2012 où j'avais tout explosé, et 2013 où j'avais fini en apothéose avec mon rêve réalisé à La Réunion.
Les choses ont un peu mal commencées avec un abandon au 24h équipe du Grand Brassac en février, bien que je ne m'étais pas trop mal débrouillée aux cross, la boue et la pluie m'ont miné le moral et la motivation lors de cette édition. De plus, le changement de stratégie que nous avions mis en place a été fatal, nous n'aurions rien du changer. D'ailleurs, pour l'édition 2016, il n'y aura plus d'assistant, seulement trois coureurs, et j'espère bien être de la partie.


Ensuite, vu le programme physique des mes vacances, je me suis plutôt tournée vers les 10 km, j'en ai fait 4 dans l'année, alors que je dois en être à 3 sur les 5 dernières années. Sur deux d'entre eux (Saint Médard et le Haillan), j'ai terminé à 10" de mon record qui date de 2006, cela m'a rassurée sur le moment et je me suis dis que je n'étais pas encore finie. J'ai "fêté" mes 20 ans de course à pied sur le 10 km de Pessac qui fut une manière de marquer ces deux décennies de course à pied, puisque cela a été ma première compétition. J'avais terminé en 53'30, et à l'arrivée quelle sidération! On m'avait remis un Tee Shirt et une bouteille de vin! Vu ma place dans le classement, et les 30 francs que j'avais payés, je n'en revenais pas que l'on me donne une récompense! Par la suite, j'ai compris, qu'on avait quelque chose à chaque course, pas seulement si on finissait sur le podium, et aujourd'hui, je ne comprends pas l'attitude de bon nombre de coureurs, qui ne pensent qu'au trophée finisher, je devrais dire, beginner, et qui râlent s'ils ne le trouvent pas assez à leur goût. Tout cela contribue peut-être à faire exploser les prix d'inscription. En Moyenne x2 ou x3 en même pas 15 ans. Pourtant, même si tous les prix de la consommation ont explosé, on n'en est pas à x2 ou x3, quant aux salaires, eux, ils n'ont pas vraiment suivis cette inflation, dommage. Aujourd'hui, quand un 10 km est à 7 ou 8 euros (presque x2), on trouve ça presque louche!?, un semi à 15 euros, ça commence à se faire rare (au début des années 2000, celui de bordeaux coûtait 50 francs), quant aux marathons dont le prix était aux alentours de 200 francs, y compris Paris, et bien maintenant, quand on en trouve un à 40 euros on est contents. Paris démarre aujourd'hui à plus de 70 euros, et Bordeaux après avoir laissé 1500 dossards à 50 euros, a fixé un pris à 75, et voilà qu'ils ont déjà fait le plein avec 15000 coureurs. Vous me direz qu'ils auraient tort de se priver. Ok, la règlementation a évolué, et les frais de sécurité sont plus élevés, mais quand même!

Bon, revenons-en à ma saison, à partir de la fin du mois de mai, je me suis tournée vers mon objectif de l'année, le GRP, avec seulement 2 trails de préparation, et pas trop de rando-course au programme. Alors évidemment, je n'avais pas de grand objectif, mais une fois sur la ligne de départ, il en était autrement. Tout s'est bien passé sur la première partie, et dès que j'ai attaqué LA difficulté de la course, c'est à dire le Cabaliros de nuit, avec le brouillard et la pluie, et bien j'ai pris un coup au moral et me suis fait un mauvais film, donc j'ai rendu les armes à Cauterets, ou plutôt le dossard alors que j'aurais pu finir très correctement, et probablement même sur le podium. Donc, j'ai vite tourné la page pour m'inscrire sur le marathon dès le lendemain, et question récup, et bien comme je n'avais pas fini la course, j'ai ré-embrayé de suite. Grave erreur, car pendant deux mois, j'ai ramé, avec beaucoup de douleurs musculaires. Le semi de prépa à Saint Jean de Luz a été la course sanction, avec 1h46 ou 47 au compteur, ça sentait très mauvais pour La Rochelle, mon marathon fétiche, dont ce fut ma 8è participation. 


La fin de prépa s'est bien déroulée, avec mon co-équipier Patrice, en prépa lui aussi pour Saint Sébastien. Les fractionnés se sont tous bien passés, mais j'ai ramé sur les footings de récup et les sorties longues. Curieusement la semaine de régénération avant la compet est passée comme une lettre à la poste, de bonnes sensations, mais la confiance n'était pas au beau fixe sur la ligne de départ. De l'angoisse, la peur de l'abandon encore une fois (j'ai abandonné deux fois à la Rochelle, sur 35 marathons, je compte trois abandons en tout), cela aurait été le troisième de l'année alors qu'en 20 ans de course, et près de 500 compets, j'ai du abandonné 4 ou 5 fois en tout. 

Nous sommes trois du club, je croise Moussa au départ, on s'échauffe ensemble, puis je vois quelques têtes connues dans le SAS et à 9h, le troupeau est lâché. Je fais attention à mes sensations et freine mes jambes qui emportées par le peloton pourraient me faire payer très cher un premier semi trop rapide. Je me fixe mon record à La Rochelle, soit 3h20 et un passage au semi en 1h38'30. Il y a un peu de vent, Je croise un ancien parent d'élève Yvan, parti pour 3h15. Je lui explique que ce n'est pas dans mes moyens du jour. J'espère qu'il va tenir. Je passe le semi en 1h38'35, suis contente, tout va bien, maintenant, il faut que ça tienne comme ça jusqu'au 30, sans aucun problème. Passe le 25, 2h57, pas tout à fait, c'est bon ça, 30è 2h21, j'aurais préféré 2h20. Me reste donc 1h pour faire les 12 derniers kilos, soit 5' au kilo contre 4'45 jusqu'ici, si je craque un peu. Mais le vent se fait plus fort. Jusqu'au 30è, je suis encore bien, 2h44, et sur ce port des minimes, tout se corse, le vent se faire encore plus fort, les jambes craquent un peu, je ne peux pas dire que je suis dans le mur, mais j'ai du mal à avancer "vite", ça tire un peu. Je prends mes gels, mais ça ne me relance pas vraiment. Arrive le dernier km, là, j'essaie de tout donner pour faire tomber le chrono. Je franchis la ligne d'arrivée en 3h22'35, satisfaite du résultat, mon GPS indique plus de 42,5 km, là, je trouve que l'écart est tout de même important, le parcours a quelque peu changé depuis les dernières éditions, mais ma foi, la distance est officielle. J'apprendrais par la suite que le vainqueur a pris 3' dans le deuxième semi, le vent doit donc y être pour quelque chose quand même.

 Allez, plus que 100 m!

Je suis rassurée, la effets de la "dégénérescence" cellulaire ne m'ont pas encore attaquée, et je vais envisager l'année 2015 requinquée. 
Tout d'abord, retour sur le GRP, avec un meilleur entrainement je l'espère et davantage de grosses compets de prépa, le marathon de Bordeaux en Avril avec une grosse partie de mon groupe d'entrainement, et le gros, gros challenge en ligne de mirre pour 2016 : LA TRANSPYRENEA. ça y est, inscription confirmée, quelques copains sur la liste des inscrits, une course que l'on pourra peut être faire en équipe. Un petit regret, mon co-équipier de la Réunion Nour-Eddine, n'a pas succombé!

lundi 17 novembre 2014

La Transpyrénéa, ça prend forme

Me voilà pré-inscrite au défi, Dossard 68, presque mon année de naissance. Ils auraient pu me donner le 66 quand même! Ne reste plus qu'à m'acquitter des 10% à payer avant le 1er décembre pour confirmer mon inscription, et à cogiter sur ce circuit, qui se fera de Banuyls à Hendaye, qui est un sens qui me va bien, car on rentre vers la maison.
L'assistance sera autorisée, à savoir maintenant qui voudra bien de temps en temps m'en apporter, Huguette, Alexandre, je vais compter un peu sur vous sur la première partie. Les autres copains/copines, j'espère pouvoir compter aussi sur vous à partir de Luchon : Cyril de Toulouse, Alain de Ségus? Vincent d'Ascain? Enfin bref, voilà tout ce qu'il va falloir que je réfléchisse. Et surtout une petite étude des cartes, et pourquoi pas un peu de reco du coté de Font Romeu cette année?  La course est divisée en quatre étapes à couvrir en un temps limite. 
Si je connais un peu toute la partie entre Luchon et Hendaye, je ne connais rien entre Banuyls et Luchon. 
Bref, j'ai plus d'un an et demi pour réfléchir et organiser tout ça. Et puis il y a des copains dans la course : Didier Valade, Frédéric Goumard, Eric Galéa, Pascal Viera, Et j'espère que Charles Lajus (organisateur UTPMA) et mon collègue de club Christian Alfieri seront aussi pris, ils sont en liste d'attente pour le moment. 
Pour tout savoir, c'est ici.
En attendant, dernière ligne droite pour le marathon de La Rochelle, en espérant que ça passera pas trop mal, car 2014, n'a pas été une très bonne année en course à pied, espérons que cela n'est que passager. Une bonne coupure et ça repartira plus fort, je l'espère. 

lundi 27 octobre 2014

Semi Prépa : J'ai tout foiré!

Bon, et bien on ne s'étendra pas sur le sujet, mais malgré une superbe course en terme d'organisation et d'ambiance, j'ai fait une course de merde que je termine en plus d'1h47. Compte tenu du parcours, 1h40-42 aurait été une bonne perf je crois. Va falloir revoir à la baisse encore les ambitions pour La Rochelle. Serait-ce le début des effets du temps qui me tombe dessus? J'espère que non, et qu'il s'agit simplement d'un mauvais passage comme cela arrive quand on fait de bonnes saisons. Mon séjour à la montagne n'a certainement pas arrangé les choses, mais je n'allais pas rester devant la télé alors qu'il faisait beau!





lundi 13 octobre 2014

Octobre 2014

Quelle fut difficile cette reprise après le GRP. Beaucoup de douleurs musculaires, beaucoup de difficultés à enchaîner les entraînements, des fractionnés qui se passent à peu près bien mais qui mettent longtemps à se digérer, je crois que jamais je n'ai eu autant de mal à redémarrer après une compétition. Quand je pense à ce que j'ai pu enchaîner dans la semaine puis les semaines qui ont suivi le GRP 80 l'an passé! Soit j'ai pris un gros coup de vieux, soit mon corps dit un peu stop car il a besoin de se refaire en profondeur, soit c'est le mental qui n'est plus assez fort pour encaisser tout ça. Je n'ai pas de réponse. 
J'ai donc fait ma première compétition ce week end, par le 10 km de Pessac, qui m'a replongée 20 ans plus tôt, et oui, c'était ma première course sur route après deux mois d'entraînement. J'avais terminé en 53'30, deux ans après, je faisais 45', mais il a fallut attendre 2006 pour descendre sous les 43', ce fut à Saint Médard, 42'55 et c'est mon record. Cette année, c'est mon 4è 10 km, je n'en n'avais pas vraiment trop refaits ces dernières années. 43'05 à Saint Médard et au Haillan, 44'17 dimanche, je suis plutôt contente, et espère que les sensations vont bien revenir pour faire un joli chrono à La Rochelle. En attendant, dans quinze jours, nouveau test avec un semi "prépa" à Saint Jean de Luz, un parcours pas facile, mais j'aimerais bien accrocher les 1h35/37. 
En attendant, un nouveau défi m'est tombé dessus, l'occasion enfin de tenter la Grande Traversée des Pyrénées en mode course. Ce sera pour 2016, me voilà pré-inscrite à la Transpyrénéa, 895 km en quatre étapes. Je ne sais pas encore de quoi il en retourne, mais j'ai quelques idées.