dimanche 17 juin 2018

Ronda : S-3

Bon, et bien l'objectif de l'année s'annonce compliqué et ce pour plusieurs raisons :
- Tout d'abord, c'est une grosse course de montagne qui a lieu début juillet, habituellement, je fais ça plutôt fin août ce qui me laisse tout le mois de juillet et Août pour bien m'entraîner en quantité et en qualité, surtout sur le terrain spécifique de la montagne. Donc, je vais arriver pas bien prête par manque d'entraînement spécifique montagne et pas assez de quantitatif non plus. 
- Pour remédier à ce calendrier handicapant, j'avais prévu une grosse course en montagne début juin, le Gavarnie trail qui devait faire 110 km et plus de 6000m de D+. Je savais que ce serait un gros morceau difficile, mais je me suis dit que ça me ferait un bon gros bloc montagne pour la Ronda à défaut de pouvoir programmer des weekends entrainement montagne. Et là, tout s'est mal passé : le parcours a été changé en raison d'un trop fort enneigement, puis la course a été annulée à mi-parcours (60 km) en raison d'un très fort risque d'orages dans la soirée et la nuit. Pour couronner le tout, comme c'était ma première course de montagne de l'année, et qu'il faisait une météo pourrie, j'ai un peu subi cette épreuve avec un ventre un peu perturbé en début de course qui m'a empêché de m'alimenter suffisamment sur les premiers ravitos. ça a commencé à aller mieux au 50è km quand je suis arrivée à Gavarnie où je fais une bonne pause pour emmagasiner le plus de choses possibles. Mais le mal était fait, les jours suivants j'ai constaté que mon corps avait puisé pas mal dans les réserves. Si la course avait continué, je ne sais pas si j'aurai été capable d'aller au bout et surtout dans quel état.
- Les mois de mai et juin sont des périodes très intenses sur le plan professionnel et en général j'arrive un peu cuite à la fin du mois de juin, donc pour s'entraîner beaucoup et fort pour arriver au top début juillet sur l'ultratrail le plus dur de ce format, c'est un peu mission impossible. Mais, bon, ça je le savais en m'inscrivant et j'ai signé quand même car je voulais faire depuis longtemps cet ultra de malade. 

Maintenant il faut faut regarder l'objectif en face et essayer de prévoir des temps de passage intermédiaires. Il n'est pas dit non plus que nous pourrons faire le parcours prévu, car cette année est vraiment spéciale et je doute fort que l'on puisse faire le tracé prévu tant il y a encore de la neige. 

Le départ aura lieu vendredi 6 juillet à 7h d'Ordino.
Me basant sur le GRP 2017 et ses 190 km environ et + de 12000m de D+ parcourus en 52h sur un rythme plus cool après la première base de vie (puisque plus de passage par Gavarnie), je compte mettre à peu près le même temps.
En 2012 j'avais fait la Ronda en relais entre le pla d'Estany et Coma bella, j'avais fait 46 km, 3700 D+/4800 D- en 12h, soit du 4 km/h, et surtout une course presque en totalité de nuit. Partie vers 20h, arrivée à 8h du matin. ça avance pas vite. Je me souviens que j'avais trouvé ces 46 km, très, très difficiles et très longues, surtout la descente infernale sur la Margineda et les montées suivantes. 
A 4 en relais, on avait mis 39h, soit le temps que je fais en solo sur le GRP ou l'UTMB!

Voici le détail prévisionnel de mes horaires de passage :





Voici les barrières horaires :

  • samedi à 9 h (26 heures de course): La margineda
  • dimanche à 2 h (43 heures de course): Refugi de l'Illa
  • dimanche à 8 h (49 heures de course): pas de la Casa
  • dimanche à 12 h (53 heures de course): Vall d'Incles
  • dimanche à 19h30 (60,5 heures de course): Sorteny
Le parcours : 
Un suivi live sur le site de la course sera mis en place. Infos à venir


mardi 1 mai 2018

Championnat de France de Marathon

A deux mois de mon ultra, retour sur les France de Marathon à Albi. C'était la deuxième fois que je participais à un France de Marathon, la première, c'était en 2005 au Mont Saint Michel sous une canicule affolante. Le peloton a été arrêté au 30è km environ et rapatrié à l'arrivée. J'ai fait partie de ceux qui sont passés à temps pour ne pas être rapatriés et j'ai pu finir mais dans quelles conditions! Un sacré souvenir puisque j'ai passé au moins une demi-heure dans une grande bassin d'eau à l'arrivée, puis encore une demi-heure dans la baie où heureusement il y avait de l'eau. 
Cette année, le championnat ne se déroulant pas trop loin de la maison, à Albi, c'était aussi l'occasion de revenir sur ce parcours que j'avais fait une fois en 2001, c'était alors mon troisième marathon, et je courrais après les 3h30. Sauf que toute la semaine précédent la course, j'avais été malade avec une gastro qui ne sortait pas et qui ne passait pas. J'avais tout essayé, et en désespoir de cause, je me suis acheté une boîte de pastilles Rennie sur la route d'Albi. J'ai tout avalé, mais la pasta party de la veille ne passait pas encore. Miracle, le matin de la course tout était en ordre mais j'étais bien fatiguée. La course est un aller/retour le long du Tarn, et le retour fut une vraie galère, mais finalement, j'avais terminé pas trop mal : 3h42, mon record était à 3h36, finalement, c'était quand même très bien comme résultat vu la semaine que j'avais passée. Mais il me reste un souvenir d'une grosse galère.
Cette année, pas vraiment d'objectif de chrono, juste participer et me défendre dans ma catégorie. De plus, je me savais pas en super forme pour faire un chrono par manque d'entrainement spécifique avec un peu de surcharge pondérale au sortir de l'hiver. Il aurait fallut que je fasse une diététique rigoureuse avec un petit régime...mais je sais pas trop faire. La seule fois où je l'ai fait, j'ai vraiment explosé mon record....mais ça, c'était avant. 
Pour la petite histoire, Albi fêtait sa quarantième édition, et moi mon 40è marathon à finir, car oui, il m'est arrivé d'abandonner...trois fois : 2 fois à La Rochelle, une autre fois à Paris. 
Nous étions 4 copains du club à participer à cette aventure, deux inscrites sur les France. Quel plaisir de refaire ce parcours que j'ai trouvé assez roulant avec des parties descendantes et d'autres en faux plat. Et le clou du parcours est le passage dans deux tunnels, le premiers assez long, plus de 1 km, l'impression de vitesse est incroyable, je ne sais pas si j'ai accéléré ou pas, mais c'était assez bizarre, et à la sortie, l'impression de se prendre un mur en pleine poire et de faire du surplace. Certainement l'effet nuit/jour. Et donc on s'est pris ça 4 fois. J'ai fait les 26 premiers km avec un ancien athlète que j'entraînais au club et qui cherchait à battre son record, Alexis. Tout a bien fonctionné jusqu'au 26, où il a été contraint à une pause technique, j'ai continué mon chemin. 
Partie prudemment, sur les bases de 3h20 (autour de mes meilleurs chronos), j'espérais peut-être faire un négative split en me disant que le retour serait peut-être plus descendant. C'est effectivement le cas, mais au 36è, on se prend 4 km de faux plats montant, au plus mauvais moment de la course...et la, la vitesse a chuté! Je finis dans le dur en 3h23'35. Satisfaite tout de même, car j'avais dans le viseur les Masters 2, et peut-être une place sur le podium en catégorie. J'en ai doublé pas mal, parties certainement trop vite, c'est grisant, mais pas assez pour monter sur la 3è marche. Je fais 4è, sur le papier, mon potentiel de place était à 7 environ. Donc plutôt contente, sachant que la 3è était 13 minutes devant moi, donc aucune chance de la rattraper à moins d'une défaillance, car il y en a eu des défaillances! 
Ma grande satisfaction du jour est venue de mes athlètes, qui ont tous bouclé le marathon, et dont deux ont explosé leur record, et j'en rajoute un 3è, Alexis, qui lui aussi a battu son record. 


Maintenant, place à la prépa spécifique pour le grand objectif de l'année : La Ronda del Cims début juillet. Mais avant, un passage obligé ce dimanche pour les interclubs à la marche, puis deux trails longs à enchaîner sur le weekend de l'ascension. Et ensuite on peaufine la préparation avec un objectif intermédiaire qui sera le Trail de Gavarnie, 110 km sur un parcours de rêve...que j'espère bien pouvoir faire dans on intégralité...qu'on ne nous supprimera pas cette magnifique boucle entre le refuge de Gaube et Gavarnie. J'ai déjà été privée de cela à la Transpyrénéa, et au GRP l'année dernière. Heureusement que j'avais fait cette boucle en entraînement. 

Le tracé du 110 ici

lundi 9 avril 2018

Début d'année vraiment pourri

Cela fait un petit moment que je n'ai rien écrit, ça finit par me manquer. Mais que dire de ce début d'année pas comme les autres. En effet, nous avons un temps pourri depuis décembre, du jamais vu. Il aura fallu beaucoup de persévérance à tout le monde pour aller aux entraînements tellement il aura plu, et finalement ça aura fini par entamer le mental d'un certain nombre, y compris moi. Côté sportif, cela ne s'est pas trop mal passé : podiums sur les cross, de bonnes sensations sur ces compétitions, je me suis vue belle sur le 10 km de Mérignac où j'espérais réitérer mon petit exploit d'Octobre, mais ça ne l'a pas fait. J'ai calé au 7è, et je me suis pris une tôle au final, mais pas non plus de quoi se plaindre. 



Puis ce fut le semi de Bazas avec un chrono sous les 1h35, très satisfaisant pour moi, car je ne suis pas souvent descendue là-dessous. Ensuite, j'ai enchaîné avec le marathon trail des Forts, une course que décidément j'apprécie beaucoup pour son changement de parcours tous les ans et son côté patrimonial. J'aime de plus en plus courir en Dordogne. Mais ces trails sont exigeants, très différents de ceux que je pratique habituellement en montagne : le terrain est plus roulant, les pentes plus douces, il faut donc tout le temps courir et relancer et ça pique beaucoup. En effet, ça ne monte pas suffisamment pour que l'on marche, il faut donc continuer de courir et comme ça monte quand même un peu, les cuisses brûlent de plus en plus. J'ai beaucoup souffert dans la seconde partie car justement, j'avais du mal à tenir dans les côtes et marcher, ce n'était pas la solution.  La première moitié s'est bien passée, la seconde beaucoup moins et je me suis faite passer par une féminine que j'avais doublé dans les premiers km. Elle a réussi à me mettre 10' sur les 15 derniers km, ça fait rager. Partie trop vite? Un manque d'entraînement spécifique sur ce type de terrain? Certainement les deux. En tout cas, ça redonne de la motivation pour bosser. 



Maintenant, l'objectif c'est de participer aux France de Marathon qui auront lieu fin avril à Albi. Ce sera ma deuxième participation à Albi, où j'ai couru en 2001, ça commence à faire un bail! Et ma seconde participation à un championnat de France de marathon. Donc pas de 100 km cette année, je préserve mes ongles de pied, à peine remis de ma participation de l'an passé.  
Ensuite pour préparer le trail de Gavarnie et la Ronda, ça va être un peu compliqué car il va encore falloir jongler avec les interclubs, donc mon idée est d'enchaîner en trois jours le trail de Saint Caprais (32 km) et celui de l'ultra trail du Périgord (42 km), oui, en fait, j'ai envie de retourner par là-bas, et j'aime bien l'organisateur, Frédéric Vidotto. 
Et pour terminer, comme chaque année à pareille époque, je peste contre ma prise de poids hivernale, qui ne me permets pas d'être au top pour faire des performances! En fait, il me faudrait un bon petit ultra de 160 à la sortie de l'hiver, c'est 2 kg de perdus assurés en deux jours! Ah oui, en fait, il faudrait que je fasse l'ultra du Périgord...Mais, bon, ça va faire trop avec ce qui m'attend derrière! Car pour ce qui est de la diététique, j'ai beaucoup de mal à être raisonnable. Tous les jours en me couchant, je me dis, à partir de demain, plus de ceci, plus de cela, et à midi c'est oublié! Et je fonds sur ce qui me fait envie. 

vendredi 22 décembre 2017

Adieu 2017, vive 2018

A une semaine de la nouvelle année, un petit bilan s'impose. Ce cru 2017 aura finalement été plutôt bien, avec un GRP 220 mené en binôme sans trop de séquelles post course, puisque la récupération s'est faite très vite et soldée par un nouveau record perso sur 10 km, 11 années après la dernière marque et un marathon qui signe mon 3è meilleur temps, à 14 secondes du second. Je pourrais me dire que j'ai encore 20 ans...malheureusement non. 
Il y a tout de même un regret, c'est l'abandon aux 100 km de Belvès, certainement partie sur des bases trop ambitieuses. Mais peut-être pas. 
L'année aurait pu super bien se terminer, avec une victoire sur 10 km, mais j'ai raté la bifurcation en suivant la coureuse devant moi, et n'ai pas compris qu'on allait sur le 5 km, un moment d'égarement dans ma concentration. Bref, j'ai donc fait quelques 300m de plus, il a fallut tout remonter, mais ça n'a pas suffit. Avec le recul, et bien je trouve que c'était aussi sympa à vivre comme situation. Ne pas lâcher, passer la ligne d'arrivée du 5, récupérer le circuit du 10 un peu plus loin et tenter de remonter pour essayer malgré tout de gagner, mais bon, ça n'a pas suffit, ce sera une 4è place.
En tout cas, j'ai de plus en plus de plaisir à participer à des 10 km, et ça, je n'aurais jamais pensé que cela arriverait, tant je trouvais cette distance trop violente. 
Et puis comme si ça ne suffisait pas, il a fallut que je fasse la maline avec mon vélo sur la piste, lors d'un test de VMA. Tout se passait bien et entre deux tests, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire un magnifique soleil et m'écraser lamentablement sur le vélo. Résultat, ça va pas fort depuis quelques jours, avec un genre de grippe qui s'est mise pardessus. Mais tout doucement, le chemin de l'entrainement revient et je ne vais pas me plaindre, d'autant que je viens d'apprendre le décès soudain d'un de nos anciens entraîneurs, à l'âge de 47 ans. Un homme qui était aussi un super athlète. Arrêt cardiaque. ça fait réfléchir.

Il faut maintenant regarder 2018, et il y a des engagements et des objectifs déjà bien déterminés : 
- Cross et 10 km Mérignac sur Janvier/février. travail de vitesse. 
- Objectif 100 km de Belvès en Avril...il faut remettre le couvert, de plus, ils seront championnat de France. En prépa, le marathon des Forts en mars.
- Juin : Trail de Gavarnie : 110km -Prépa pour la Ronda del cims
- Juillet : Ronda del cims - l'ultra de l'année avec un projet péda à la clé. 
- Août : un peu de bénévolat sur la Transpyrénéa.