jeudi 30 mai 2019

Séquence Nostalgie

Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit sur mon blog, et pour cause, il n'y avait rien de transcendant à raconter. Et de plus, un bon passage à vide durant mars et avril. La forme a l'air de revenir un peu, même si cela  ne se voit pas sur les dernières compétitions que j'ai faites, toutes en mode reportage/footing. Mais c'est toujours du footing+, j'essaie toujours de courir au mieux, même appareil photo en bandoulière, et si je suis en période de forme, ça donne quand même un résultat correct avec des podiums à la clé. Mais là, que dalle, ni aux cuviers, encore moins à Baurech où je me suis bien faite bouffer par plusieurs filles dans les deux derniers km (argh....!), y compris les copines du club. Le seul endroit où je m'en suis sortie, c'est au marathon de Blaye, que j'ai retrouvé avec grand plaisir. Une course où je suis partie en queue de peloton après avoir filmé presque tous les coureurs à la sortie de la citadelle, un moment absolument magique, un grand spectacle, et où je n'ai fait que remonter jusqu'à la fin ensuite, pour finir par avaler encore trois féminines dans les 5 derniers km, ça ça fait du bien. 
Mon grand objectif de l'année se profile, c'est donc l'Euskal Trail 130 km, dès demain, que je n'ai jamais fait. J'ai couru fois la moyenne distance qui a varié au fil des années de 2x40, à 2x45, puis 2x50 pour revenir à 2x40. En quatre participations, j'ai donc connu tous les formats et surtout les débuts de la course qui était du coup un peu "roots", ce qui n'était pas pour me déplaire. En 2008, première participation avec Linda comme coéquipière. Linda qui avait horreur des descentes et qui était "très mauvaise" dans les descentes. Je l'ai beaucoup attendue aux CP en lui préparant son ravito pour que nous repartions vite. Jamais elle n'a pu souffler, mais toujours elle arrivait en bas en me disant qu'elle était "un boulet" pour moi! Mais c'était une course d'équipe, et c'était comme ça. Nous avons beaucoup ri, et à l'époque, l'organisation tendait des cordes bleues d'un point haut fixe à un point bas et on coupait tous les lacets, y compris en descente! L'arrivée s'était faite à Urepel avec repas gargantuesque dans le trinquet, puis on nous avait rapatriés au trinquet de Banca où nous avions dormi à même le sol avant d'être récupérés le matin pour un nouveau départ d'Urepel, après un bon petit dej dans le Trinquet. Une nuit mémorable. La fois suivante, j'avais couru avec Maryline, c'était en 2010, et on avait dormi dans le Trinquet de Saint Etienne de Baïgorry. C'était 2x45. Un édition très mouillée et très froide le second jour, Maryline avait oublié ses gants, elle était congelée, et comme elle a toujours plus d'un tour dans son sac, ce sont des poches plastiques de congélation qui ont fait office de gants. Là aussi, je n'ai pas plaint ma coéquipière, nous étions bien classées le premier jour, je ne voulais pas perdre notre avance. Je lui en ai fait bien bavé, mais nous avons gardé notre place sur le podium. Puis retour en 2013, pour un 2x50 que je devais courir avec Lolo. Nous étions pas mal d'équipes engagées, au moins 5, pour nous retrouver à deux, après diverses recompositions. J'ai donc couru avec Momo sur 2x50, là, c'est moi qui ai fait le boulet, il était en super forme. Puis retour en 2016, l'année de la Transpy, avec Vincent, qui lui revenait de blessure et manquait totalement d'entraînement. Mais il a relevé le défi avec moi, c'était important, car sinon, je ne courrais pas. Evidemment, il s'est un peu traîné, mais a bien retrouvé des forces le second jour, où il m'a semée dans la dernière descente, je l'attendais pensant qu'il était un peu loin derrière, il se disait vidé au dernier ravito, et je ne l'ai pas vu me passer devant lorsque je me suis arrêtée pour l'attendre. Bref, j'ai attendu 5 bonnes minutes, puis insisté au tél pour qu'il me réponde, jamais je ne l'ai rattrapé. Ce sont les aventures de l'Euskal.
Cette année, nous devions y retourner nombreux, avec au moins 6 équipes entre le 2x25 et le 2x40, mais il y a une telle demande, que les copains ont été recalés à l'inscription, pourtant ils étaient devant l'ordi à l'ouverture des inscriptions. Seulement deux équipes sont passées sur le 2x25, mais il y a une blessée, donc, il ne reste qu'une équipe! 
C'est un peu comme ça chaque année. 
Pour ma part, j'avais décidé de faire pour la première fois l'Ultra en solo, n'étant pas décidée pour un ultra cet été. Et puis Richard m'a suivie dans ma petite folie. 
Voilà, en résumé nous ne serons que 4 là où nous devions être au moins 12. Heureusement, il y a des copains que je vais retrouver sur le 130 : A commencer par Nono, je le nomme en premier, car il est associé à mon Grand Raid de la Réunion que nous avons couru ensemble d'un bout à l'autre en 2013. Quel merveilleux souvenir. Et puis il y a son binôme, Gontran, je vais retrouver aussi Vincent Moity, avec qui j'ai partagé 3 Utmb, 3 ou 4 GRP. Mais je crois que son binôme Richard n'est pas là cette année. Dommage, car j'ai fait tout le GRP 220 avec lui, d'un bout à l'autre aussi. Quel beau souvenir là encore. Et puis je vais certainement en retrouver d'autres, Charles Lajus, qui sera bénévole s'il n'est pas coureur, Marc Durand avec qui j'ai fait quasi une semaine de Transpy, qui sera certainement aussi bénévole, Cécile Daquin que j'ai croisée plusieurs fois sur l'Euskal et avec qui j'ai fait un petit bout de chemin sur la Réunion. Finalement, c'est une grande famille tout ça. 
Bon, mon entraînement n'est pas au top de ce que j'aurai voulu, mais j'espère que ça va passer, et je sais qu'il y a des supporters derrière moi, donc il faut que je m'arrache! 
H-20, YAPLUKA. 












dimanche 14 avril 2019

Une année qui commence difficilement

2019 ne sera pas un grande année de course à pied. Les raisons sont multiples et n'ont pas grand chose à voir avec le sport. Toujours est-il que j'essaie de m'entraîner et de faire des compétitions. Si les cross de début d'année ne se sont pas trop mal passés, ce fut un peu plus compliqué pour les autres courses. Jamais suffisamment fraîche ou suffisamment entraînée pour aborder ces compétitions. Donc, moral un peu en berne en mars, suite à deux contre perf sur semi, mais bon, j'essaie d'emmagasiner entraînement et compétitions pour ce fameux ultra trail de l'Euskal qui m'attend à l'ascension. 
J'en suis à 6 compétitions depuis le début de l'année avec un premier trail de 40 km en Corrèze début avril, la Tulle Brive Nature. Une course bien sympathique, un parcours exigeant et une fin de parcours difficile à boucler, avec 3 féminines qui me passent dans les deux derniers km. De quoi rager! Il y a donc encore du boulot, beaucoup de boulot!





mercredi 23 janvier 2019

Et on fait quoi en 2019?

L'année 2018 s'est terminée sur de bonnes sensations, avec pas mal de compétitions en tout genre après le Xtrail de Corrèze : du 10 km avec Pessac et Arcachon où je m'en suis encore bien sortie question chrono et où surtout j'ai pris beaucoup de plaisir, des petits trails dans le coin, du cross, et même un 3000 piste en salle, épreuve que je n'avais plus courue depuis 2005, et là encore un chrono très honorable et très proche de celui de 2005. Pourvu que tout cela continue.
2019 a commencé par les départementaux de cross comme il se doit chaque année. Au fil des ans, le peloton de filles s'amoindrit et ne reste vraiment que les costauds à se débattre dans les prés à vaches ou les champs de vignes. Vraiment dommage. Aux environ de 80 participantes il y a encore deux ou trois ans, nous sommes passés à une petite quarantaine de concurrentes. Question niveau, je crois que je me maintiens en regard des filles que je connais, donc ça va. 
La question maintenant, c'est quels objectifs cette année et surtout quel Ultra? Quels marathons? Evidemment, j'ai coché plein de dates sur mon calendrier, il y a des courses qui font envie, et puis il y a les impératifs familiaux, et des travaux en perspective qui vont pas mal occuper. 
Pour l'ultra, je me suis lancée dans l'un  des plus durs, par forcément dans les plus longs, l'Euskal 130, ce sera début juin. Pour le grand ultra de l'année, et bien pas vraiment décidée, car l'Andorra se fera au milieu du mois de juillet et j'avais bien envie de prendre ma revanche et de faire le job inachevé,  il y avait bien celui de Montreux en Suisse qui m'intéressait, mais fin juillet, et puis toujours le GRP fin août. Cette année, ils remettent le 220, et mon co-équipier de 2017 est inscrit....alors, il se pourrait bien qu'au dernier moment je me décide. Mais il y a beaucoup d'incertitudes sur le planning des mois à venir. 
Question marathon, hormis celui de Blaye en mai, pour le fun, rien de décidé non plus, une bonne prépa pour le printemps parait compromise, Cheverny était dans les tuyaux, mais ce ne sera certainement pas possible et pourquoi pas à nouveau La Rochelle en fin d'année. 
En tout cas, il faut continuer à s'entraîner dur!

samedi 6 octobre 2018

Ultra, c'est fait

Bon, voilà, j'ai réussi à faire mon ultra de l'année, 100 km et plus de 4000 de dénivelé sur des terrains roulants et vallonnés, bien loin des caillasses et raidars montagnards. 16h28 d'effort au compteur, on est loin aussi des quelques 50 h et plus qui m'attendaient en Andorre. Mais voilà, je suis contente, je suis allée au bout, évidemment après le 70è km, je me suis demandée ce que je foutais là, et je me suis dis que c'était le dernier, qu'il fallait que je passe à autre chose, après 25 ans de course à pied,  et que je me limite aux distances de 50 km environ. Mais ça, c'était avant...avant l'arrivée! Forcément comme je suis passée par des moments difficiles avec des jambes un peu en bois, un estomac qui ne pouvait plus avaler grand chose sur les ravitos passé les deux tiers de course,  tout devient trop sec, trop sucré, trop salé. Une bonne garbure m'aurait fait le plus grand bien et ça manquait un peu, comme ça manque sur beaucoup d'ultras. Je le redis, les meilleurs ravitos sont à la Réunion : 3 vrais repas tout le long du parcours, + les pilons de poulet grillés + les crèpes, les croissants parfois au petit déj, et un festin à l'arrivée. Bref, on est jamais en panne de carburant. 
Je finis pas trop mal au classement général, mais je ne peux qu'avoir des regrets, car 4è féminine, les trois m'ont dépassée tout au long du parcours, ce qui me laisse penser que je suis partie trop vite, pourtant j'étais facile au début. Ou alors j'ai manqué de motivation pour m'accrocher quand cela devenait difficile, forcément, quand on pense qu'il faut passer à autre chose, on s'accroche moins, pourtant, j'ai pu courir à l'aise dans toutes les descentes en fin de course, en supportant parfaitement le mal aux jambes. 
Cet ultra m'a permis de découvrir un région méconnue, la Corrèze, où il se passe pas mal de chose au niveau trail. Le parcours était principalement en forêt sur des chemins plutôt faciles, tapis de quelques feuilles, l'impression de courir parfois sur du velours, les odeurs rythmaient les pas et laisser place à l'imagination. 5h de nuit, le reste de jour avec des passages somptueux notamment aux Tours de Merle, et une traversée de rivière en petite barque. J'ai pu admirer les vieilles bâtisses et corps de ferme, il y a de quoi passer de beaux weekend et de belles vacances par là-bas. ça a l'air aussi d'être un sacré spot de canoé et VTT. Bref, j'y retournerai. Un grand bravo à l'organisation qui a su concocter ce beau parcours, qui a tous les atouts pour devenir une épreuve majeure dans le calendrier. Cet ultra m'a fait remonter les souvenirs de mes participations aux Templiers, du temps où cela se passer à Nant, ça ne faisait que 70 km, mais c'était mon premier ultra, et qu'est-ce que j'en bavais, finalement, avec le temps et l'expérience acquise, je peux dire que c'est plutôt passé pas mal ce Xtrail. Quelques courbatures les deux jours qui ont suivi, mais loin de l'effet Robocop que j'ai pu connaître sur mes premières aux Templiers, donc tout va bien, mes reste à réfléchir sur ceux que je vais choisir en 2019. D'abord au printemps, il y en a du côté du Lot et de la Dordogne en avril et mai, mais aussi ce fameux Euskal de 130 km, que je n'ai jamais fait et où il faut être un warrior pour en venir à bout. Ce sera peut-être celui-là pour commencer, à moins que je ne m'entraîne sur un "petit" 100 avant, en avril. Mais l'Euskal ne rapporte pas de points Itra pour l'Utmb, alors que celui du Périgord, oui, mais il m'en faut 5 pour gagner mon sésame. 
En tout cas, je recommande ce Xtrail de Corrèze où je voudrais bien revenir.
Maintenant place aux courses rapides, 10 km, cross, petits trails locaux, et même un petit marathon du côté de Cognac pour finir l'année.