Voilà, il fallait bien que ça arrive! Une course ratée! Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé, un signe? Après une année 2012 exceptionnelle en résultats, où mon corps a supporté tous mes excès, et un beau début d'année 2013, voilà que patatras, je m'effondre aux inter de cross où je caressais l'espoir de me qualifier pour la première fois au France de cross. La faute à une récup insuffisante après le Grand Brassac, car trop d'envie de bien faire, et évidemment, au lieu de bien me reposer, je me suis mis encore de belles séances pour être au top hier, mais voilà, la semaine de "jus", s'est transformée en semaine de fatigue, et j'ai eu beau faire pas grand chose, je crois que je n'étais pas assez fraîche. Mais là encore, dans l'analyse, on ne sait jamais vraiment ce qui a vraiment "merdé". Un cross, c'est dur, violent, ça va vite, le premier km est certainement le plus important à gérer, d'ailleurs quelque soit la distance, et on ne se sent pas partir trop vite, c'est au 2è km qu'on s'en rend compte (plus loin sur les autres distances). Je pourrais mettre cela sur le compte d'une petite crève contractée mercredi, mais bon, dimanche, elle était partie. Alors, voilà, je pars, plutôt bien derrière, et au bout de 200m, je décide de remonter le peloton pour me caler dans les 40/50 sans trop savoir où sont ces 40/50. Je trouve deux compétitrices girondines avec lesquelles j'étais au régionaux. La première, j'ai fini plus d'une minute devant elle aux Gironde, elle m'a mis quelques secondes au régionaux, elle avait retrouvé la forme, la seconde, on a été à la bagarre aux régionaux, je l'ai passé à mi-course, puis elle m'a repassé dans le dernier km, pour finir quelques secondes devant moi. Du coup, je pensais être bien calée, sauf qu'au deuxième tour (on en avait trois à faire), j'ai senti mes jambes asphyxiées, je ne pouvais plus tenir le rythme, l'idée même d'abandonner m'a traversé l'esprit tellement c'était dur, plein de filles me sont passées, mais pour l'équipe il fallait finir. Au final, sur les deux collègues qui avaient fini un peu devant moi aux régionaux, l'une finit 42è, l'autre 67è, et moi 62. La dernière qualifiée est 51è, donc, j'avais vraiment mes chances. La leçon que je tire une fois de plus de cette expérience, c'est qu'il fallait partir plus tranquillement pour prendre ses tours et remonter petit à petit, comme ce que j'ai fait à Cenon, où je n'avais aucune ambition. Il faut prendre le temps de prendre ses tours, voilà tout. Et puis, avoir confiance et accepter de lever plus le pied parfois à l'entraînement...faire confiance à ses acquis...mais dans ce fichu sport, on a l'impression de tout perdre si vite...
La compétition que je devais faire aujourd'hui est remise à dans huit jours...et j'espère la gagner celle-ci.
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