mardi 26 février 2013

Résultats première compet Diagonale

24h45! C'est le temps que j'aurais mis à m'inscrire sur le Grand Raid. Mais comme bien sûr, je ne me suis pas bien ravitaillée, je ne suis que dans le "Pré-sas" de départ, le temps que mon chèque arrive à destination...Là encore, il va falloir suivre l'acheminement et que cela ne se perde pas. Je suis donc "validée" sous réserve. Ce n'est pas faute d'avoir bien préparé cette compèt! Le balisage était foireux, jusqu'au bout, avec une la ligne d'arrivée au choix, qui finalement ne laissait plus de choix, et il a fallu choisir la plus mauvaise!

N° de dossier : 302
Nom : wurry
Prénom : nathalie
Date de naissance : 01/07/1966
Bonjour ;
Félicitations, vous êtes pré-inscrit(e) Diagonale des Fous dans la catégorie VETERANES 1 FEMMES. Vous avez choisi de payer votre inscription de 150,00 Euros par Chèque ou Mandat.
Vous disposez d'un délai de 15 jours francs pour nous faire parvenir ce paiement par voie postale. Passé ce délai votre pré-inscription sera annulée. Notez bien au dos de votre chèque vos nom, prénom et date de naissance. Inscription validée sous réserve d’encaissement définitf.

lundi 18 février 2013

Et un bide, un!

Voilà, il fallait bien que ça arrive! Une course ratée! Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé, un signe? Après une année 2012 exceptionnelle en résultats, où mon corps a supporté tous mes excès, et un beau début d'année 2013, voilà que patatras, je m'effondre aux inter de cross où je caressais l'espoir de me qualifier pour la première fois au France de cross. La faute à une récup insuffisante après le Grand Brassac, car trop d'envie de bien faire, et évidemment, au lieu de bien me reposer, je me suis mis encore de belles séances pour être au top hier, mais voilà, la semaine de "jus", s'est transformée en semaine de fatigue, et j'ai eu beau faire pas grand chose, je crois que je n'étais pas assez fraîche. Mais là encore, dans l'analyse, on ne sait jamais vraiment ce qui a vraiment "merdé". Un cross, c'est dur, violent, ça va vite, le premier km est certainement le plus important à gérer, d'ailleurs quelque soit la distance, et on ne se sent pas partir trop vite, c'est au 2è km qu'on s'en rend compte (plus loin sur les autres distances). Je pourrais mettre cela sur le compte d'une petite crève contractée mercredi, mais bon, dimanche, elle était partie. Alors, voilà, je pars, plutôt bien derrière, et au bout de 200m, je décide de remonter le peloton pour me caler dans les 40/50 sans trop savoir où sont ces 40/50. Je trouve deux compétitrices girondines avec lesquelles j'étais au régionaux. La première, j'ai fini plus d'une minute devant elle aux Gironde, elle m'a mis quelques secondes au régionaux, elle avait retrouvé la forme, la seconde, on a été à la bagarre aux régionaux, je l'ai passé à mi-course, puis elle m'a repassé dans le dernier km, pour finir quelques secondes devant moi. Du coup, je pensais être bien calée, sauf qu'au deuxième tour (on en avait trois à faire), j'ai senti mes jambes asphyxiées, je ne pouvais plus tenir le rythme, l'idée même d'abandonner m'a traversé l'esprit tellement c'était dur, plein de filles me sont passées, mais pour l'équipe il fallait finir. Au final, sur les deux collègues qui avaient fini un peu devant moi aux régionaux, l'une finit 42è, l'autre 67è, et moi 62. La dernière qualifiée est 51è, donc, j'avais vraiment mes chances. La leçon que je tire une fois de plus de cette expérience, c'est qu'il fallait partir plus tranquillement pour prendre ses tours et remonter petit à petit, comme ce que j'ai fait à Cenon, où je n'avais aucune ambition. Il faut prendre le temps de prendre ses tours, voilà tout. Et puis, avoir confiance et accepter de lever plus le pied parfois à l'entraînement...faire confiance à ses acquis...mais dans ce fichu sport, on a l'impression de tout perdre si vite...
La compétition que je devais faire aujourd'hui est remise à dans huit jours...et j'espère la gagner celle-ci.

mardi 12 février 2013

Pas de course cette semaine

Un week end de repos à la maison, à buller, car de la pluie, de la pluie, et encore de la pluie. J'ai même renoncer à un footing dimanche, ce qui ne m'arrive jamais. Footing remplacé par du vélo d'appart devant la télé. C'est franchement pas pareil, je préfère être dehors. Dimanche, ce sera Saint Yriex pour la demi finale des championnats de France de cross. En attendant, pour vous occuper, un petit récit dans la rubrique appropriée (enfin, petit....avec moi...vous savez....) sur ma deuxième participation aux 100 km de Belvès. Pourquoi ce récit? Parce que c'était apocalyptique, que j'y ai cueilli deux titres nationaux, que cette année l'épreuve est à nouveau support des championnats de France, et d'Europe, que des copains de club y vont, que le marathon de l'huïtre, ce n'est pas sûr que je puisse le faire, alors je me tâte à nouveau, ça me titille. 
J-7 pour ma première compet spécifique Réunion! Il faut que je fasse mes gammes au clavier toute la semaine.

mercredi 6 février 2013

Grand Brassac : Pour se mettre dans l'ambiance du Grand Raid

La Dordogne, c'est sûr, ce n'est pas la Réunion, le dénivelé n'a rien à voir, il n'y a pas de températures tropicales, surtout en plein hiver, mais vu les récits des diagonalistes, quelques similitudes demeurent notamment au niveau de l'état du terrain et de l'humidité que nous avons rencontrée : sentiers remplis de boue, plus ou moins glissante et collante, pluie plus ou moins présente, un côté très cirque de Salazie. Nous étions donc une quinzaine du club à avoir fait le déplacement pour cette grande aventure boueuse qui depuis que je la connais (4 dernières éditions), n'a jamais connu de terrain sec, hormis l'an passé, beau temps samedi mais -15° et ambiance blanche le deuxième jour. 

Lors de la reco de la première boucle, nous sommes tous ensemble.

C'est donc la fleur au fusil que nous partons samedi matin avec trois tonnes d'affaires pour nous changer et nous réchauffer aux différents bases de vie, car nous sommes trois équipes de 3 coureurs + un assistant pour défier ces 24h relais du Grand Brassac. Notre équipe est sponsorisée pour la seconde année consécutive par Tribal Sport, spécialiste de matériel pour organisateurs de course, et à un coureur prêt, nous sommes la même équipe que l'an passé. La seconde équipe est sponsorisée par RunningMag, journal régional spécialisé dans la course à pied, et la troisième par Génération Trail, site internet de trail. La troisième était déjà présente l'an passé, et sur les trois coureurs, un seul était vraiment valide. Cette année, il y en a toujours un qui n'est pas au top. Notre objectif, sans l'avoir nommé, est bien sûr de faire mieux que l'an passé, et même un podium en équipe mixte. C'était sans compter sur l'excellent niveau des teams en présence, et sur un Antoine dont nous avions surestimé les capacités. Après un arrêt contraint de plus d'un mois, qui l'a empêché de participer à son premier ultra début novembre, c'est d'arrache pied qu'il a repris l'entraînement début décembre, et au vu de ses séances, il nous semblait super costaud. Le principe de ce Team 24h, était donc de partir à trois sur le circuit de 22 km pour une reconnaissance commune lors du premier tour. On peut dire qu'Antoine en a bavé. Pourtant, il était bien prévenu de la difficulté du terrain, on l'avait bien brieffé, mais, on a beau dire, tant qu'on y est pas, on ne s'imagine pas. Très vite il s'est retrouvé asphyxié par notre rythme, Lolo et moi-même avions une envie de guerriers, et bien sûr, régulièrement, il fallait réduire l'allure pour attendre Antoine, qui a rapidement commencé à marcher dans les montées. On a bien senti que son moral était touché, et nous n'en n'étions qu'au début de l'aventure. Lolo, lui apportait ses bons mots et conseils, "va à ton rythme, marche dans les montées si ça ne va pas, cool dans les descentes, relance dès que tu peux, etc...", moi, mes "Allez Antoine! allez, trottine...allez, souris, ce n'est que le début, ça ira mieux après". Sa tête se décomposait au fur et à mesure des km, et je voyais bien que le doute s'était installé dans son esprit. Petit à petit, avec Lolo, sans rien se dire, on comprenait que ça allait être difficile et que probablement on aurait beaucoup de mal à faire aussi bien que l'an passé, mieux, c'était même pas la peine d'y penser. Nous arrivons enfin à la fin de la boucle dont le final ressemble à celui de l'an passé, mais bizarre, la bifurcation n'est pas à l'emplacement que j'imaginais, alors nous continuons, plus de flèches, puis nous nous retrouvons dans le village et croisons en sens inverse ceux qui attaquent la deuxième boucle. Premier plantage de quelques centaines de mètres. Arrivés au pointage, on écope de 30' de pénalité. On aurait "coupé" le circuit à un endroit, dans la troisième section. On enrage. On était devant nos deux autres équipes, et positionnés dans les 30 premières équipes. RunningMag nous passe devant.  Afin de permettre à Antoine de bien récupérer, on change notre stratégie pour ce deuxième tour : Lolo enchaînera les deux premiers relais, je ferais le troisième. Il bombe le Lolo, pour remonter des places. Quant à moi, la nuit tombe, j'allume la frontale qui montre des signes de faiblesse, et surtout je me concentre sur le balisage, car il n'est pas question de se planter à nouveau. Entre temps j'écope d'une belle averse de petits grêlons limite neige, tiens ça me rappelle des souvenirs. Julien, dans l'équipe de RunninMag et qui ne devait faire que le 22 km le dimanche et a remplacé au pied levé un blessé, a la pression, il est parti 5' avant moi, et il stresse que je le rattrape. Ce sera presque chose faite à l'arrivée, mais il conserve tout de même 1' d'avance. Antoine repart pour 2 sections (notre stratégie pour la nuit), ce sera ensuite à moi au 4è tour. J'angoisse un peu, car à l'arrivée de la deuxième section, il y a des cordes à passer, dans une pente à 60% (déformation marseillaise), et sur un terrain où les pieds s'enfuient. Il faut donc tout faire à la force des bras, et au premier tour cela m'a été tellement difficile, qu'il a fallut plusieurs gars pour me pousser les fesses. Je sais que là je serai toute seule! 


Les cordes et les échelles. il y avait aussi un filet à passer.

Arrive donc mon tour, les piles sont neuves, je n'ai rien changé à mon équipement, mes chaussettes sont pleines de boues, les chaussures aussi, c'est tellement difficile de les enlever que j'opte pour tout garder. De toutes façons, je vais très vite retrouver la profondeur de la boue et de l'eau, et ça n'a pas loupé, d'autant qu'il a plu et qu'il pleut encore par moments. Je cours de toutes mes forces, il faut remonter, remonter dans le classement. J'arrive enfin dans les cordes. J'ai beau avoir de super chaussures, le terrain est aussi glissant qu'une plaque de verglas. Je m'accroche aux moindres racines, bouts de bois, pour atteindre  les premières cordes. Il faut se hisser et ne rien lâcher de cette corde qui glisse et dont les noeuds sont souvent trop loin pour mes petits bras. Ouf, la première montée est passée. Ensuite, les échelles, puis une remontée dans les cordes, puis grosse descente, des bénévoles sont en plein milieu pour 24h. J'arrive enfin à la base de vie où je retrouve bientôt Julien, dépité que je sois devant. Saucisse lentilles, puis au chaud devant le chauffage qui délivre une bonne soufflerie bien chaude. Il est environ minuit passé. J'essaie de dormir une petite heure. Arrive à nouveau mon tour, je remonte quelques équipes, me semble-t-il mais à cette heure avancée de l'épreuve, on ne sait plus si ceux qui nous dépassent sont les leaders de la course, si ceux que l'on dépasse sont juste devant nous ou en queue de peloton, car c'est sûr, par rapport aux leaders, on a déjà pris un tour. Me revoilà à la base de vie de Grand Brassac vers 4h du matin. Je retrouve nos assistants, la nôtre d'abord Kathrine, ravie et qui est aux petits soins pour nous, puis Pablo et Philippe. Eux, ne font que bouffer! Je m'enlève cette fois les chaussures et les chaussettes, et opte pour des chaussettes de ski afin de me réchauffer les pieds et je me réfugie au fond de mon duvet. Un peu plus tard, je me relève, enfile des chaussettes propres et des chaussures propres...pas pour longtemps. Il est aux environ de 8h lorsque je repars juste pour la première section, Lolo fera la 2è, je l'attendrai quelques minutes en pestant, car ils sont en retard ou moi en avance et on est à la bagarre pour le classement. Au bout de2/3', ne les voyant pas arriver, je me dis qu'il faut continuer, tant pis, je vais me fader encore les cordes. Et à peine 100 m courus, le voilà qui arrive avec Kathrine, ils sont restés bloqués avec le départ des autres courses. Lolo descend vite de la voiture, enfile le GPS, et déboule. Antoine boucle le circuit, Lolo lui pronostiquait un 1h30, il aura mis 1h15 et il aura couru de plus en plus vite au fil des relais, tout comme Julien d'ailleurs, c'est aussi ça le 24h relais. On a encore plus d'une heure devant nous pour courir, c'est Lolo qui est choisi pour refaire une première section, c'est lui le plus frais, le plus rapide. Je finirais les 20' restantes avec un passage dans 400 mètres d'eau et de boue. A l'aller, puis au retour pour revenir à la voiture! Au final, après être descendus à la 38è place, nous remontons à la 27è et finissons avec 164km12, 5è équipe mixte. Si nous n'avions pas écopé de nos 30' de pénalité, et nous n'étions pas plantés à l'arrivée du premier tour, nous aurions peut-être fini 25è et 4è mixte, mais bon ça ne change pas grand chose. Les Teams étaient super costauds, y compris les mixtes. Dans tous les cas, on en redemande pour l'an prochain, et si de trois équipes bordeaux athlé on passait à 5? Car il y a bien eu deux compétitions ce week end : l'une pour le classement général, et l'autre entre nos trois équipes. Bon Génération Trail n'a pas pu faire grand chose, mais avec notre pénalité, on a bien bataillé avec RunningMag.

 Accueil de Thierry qui court l'extrême, en attendant Antoine pour repartir.


Julien et Antoine


L'équipe avant le départ.