Voilà, c'est fait, 2x50 km et 5700 de dénivelée positive en deux jours avec Momo en co-équipier de dernière minute. Et oui, sur 4 équipes, nous nous sommes retrouvés 1,5. Nous finissons 97è sur 195 équipes au départ et 153 classées, tout cela en 16h58. Bon, pas forcément terrible, mais avec moins de 125 km de course à pied totalisés sur les 5 dernières semaines, une seule sortie trail, soit 25 km par semaine, il ne fallait pas espérer un miracle pour enquiller 2x50 en deux jours. Même s'il y a un peu de vélo (90km dont 65 à Belvès) et de la marche athlétique (40 km). Bref, on est loin d'une prépa idéale à 70/80 km semaine + une trentaine en vélo. Alors il faut se dire que le résultat n'est pas si mauvais. Et puis, je sortais d'une bronchite avec une semaine d'antibiotiques, ça doit laisser quelques traces. Momo qui a accepté de remplacer mon co-équipier m'avait prévenu qu'il ne voulait pas "jouer la compet", ça ne risquait pas. Honnêtement, entre le manque d'entraînement spécifique, et la bronchite, je voulais juste finir. Mais, celui qui finalement a joué la compet, c'est bien le Momo, très en forme, et qui même s'il a eu un démarrage difficile sur les deux journées, a bien du me traîner sur la fin de parcours, surtout le second jour où je me suis sentie un peu cuite après le 35è km. Pourtant, j'étais plus en forme le deuxième jour en début de parcours. Me voilà donc en selle pour attaquer vraiment la préparation, on va juste laisser passer cette semaine pour bien finir de préparer le second tour des interclubs, et hop, ce sera reparti pour de la course à pied et du dénivelé. L'Euskal tombant toujours en plein interclubs, finalement, je ne peux jamais vraiment le préparer, mais que j'aime cette course, taillée par des Basques....pour des Basques, et les non basques accrochez-vous. Parce qu'ici, le trail c'est pas pour les touristes, dès qu'ils peuvent couper les sentiers droit dans la pente, ils le font. Il y a des moments où on a l'impression qu'il ne nous manque plus que les skis aux pieds pour descendre les pistes noires qu'ils nous mettent sous la semelle, et qu'on aimerait les avoir ces skis! Les orteils tapent dans le fond de la chaussure, les pieds ont mal, les cuisses brûlent, mais impossible de faire une prise de carre pour s'arrêter, il faut continuer à descendre, supporter la douleur, qu on amorti comment on peut avec les bâtons, et espérer l'arrivée d'une pente plus douce, voir d'un plat, qui permette enfin aux cuisses de souffler et au corps de reprendre un équilibre statique moins traumatisant. On se surprend même à espérer des montées, mais là aussi, qu'elles font mal, des murs comme pas permis : Olapide le premier jour, 3 km de montée pour 600 m de D+ avalés en 1h et des cuisses qui brûlent à la montée. Le final de l'Adi le second jour, dans le brouillard et les bourrasques de vent, ou le final de l'Autza. Que les cuisses ont fait mal. Ne jamais regarder le sommet, toujours trop loin, et juste regarder ses pieds en en mettant un devant l'autre et en se disant que le sommet arrivera bien un jour ou l'autre. Heureusement, de belles descentes en sous bois, roulantes, dans de beaux tapis de feuilles, vous réconcilient sur le moment avec la course à pied et les basques. Le bonheur de passer la ligne à deux est total, et une seule envie, de la bière! Dommage que l'organisation n'en n'ait pas prévu au ravito d'arrivée, parce qu'on ne part pas forcément avec des euros dans son camelbag. Ma seule critique à cette organisation. Merci Le Grand Brassac de nous offrir de la bière à gogo, on en a tant besoin pour se requinquer. Et le clou dans cette organisation, c'est quand même le repas d'après course : spécialités de charcuterie à gogo : terrine de magret fourré au fois gras, saucissons, pâtés, boudins, axoa, crudités, tout à volonté, du trois étoiles. Encore une dernière critique : le dessert : salade de fruits industrielle, un gâteau basque aurait été le bienvenu. Bref, encore un très beau souvenir de course qu'on apprécie plus après avoir fini que pendant, et cette fois la météo nous a plutôt gâtés, même si le soleil n'a pas vraiment brillé. Bon, je remets ça l'année prochaine. Gora Euskal datorren urtean (merci google).




