Ce week end, c'était notre grosse sortie de l'année : 24 athlètes prêts à retourner à La Pastourelle où nous étions il y a deux ans, quelques unes pour marcher 32 km, beaucoup pour courir 32 km, et moi-même pour faire quelques 60 km de VTT dans les Monts du Cantal du coté de Salers. Bon, le printemps faisant des siennes, on s'attendait à de mauvaises conditions, mais là, on peut dire que nous avons été servis. Samedi, 7h30, nous arrivons sur Salers, il neige de plus en plus, quelques cm sur la route, les toits des voitures tout blancs. Nous retirons nos dossards. Les marcheuses apprennent qu'elles ne pourront faire que 10 km. On sait déjà que le parcours du 32 km Trail est modifié. Les infos circulent à mesure que les décisions se prennent, en fonction des impératifs météo. Et là, forcément quelques cafouillages. La rando annoncée à 8h30 est retardée à 9h, puis 9h30, pour finalement partir à 9h. Bref, Myriam et Catherine loupent le départ mais rattraperont les quelques 1000 marcheurs ayant tout de même fait le déplacement. Pour le VTT, le départ est repoussé à 10h45, le parcours est un peu modifié, mais on ne sait pas trop comment. Cette fois, pas question de louper le départ, je me rends sur la ligne vers 10h et à 10h15, nous voilà partis pour 4 km de descente, histoire d'arriver au Vrai départ à Saint Paul de Salers. On traverse le village sous les flocons de neige, le public et la fanfare nous encourage, l'ambiance est bien là. Au bout de 5' à attendre à Saint Paul de Salers, on nous annonce finalement que tout est annulé pour des questions de sécurité. Me voilà repartie pour 4 km de montée. Je range le vélo, me dit que finalement, je vais prendre le dossard d'un de nos co-équipiers forfait et je ferai le trail en entraînement en accompagnant deux coureuses dont c'est la première grande expérience. Et je dois dire que vu les conditions, je suis un peu inquiète pour elles. 13h30, un peu de soleil enfin, on espère quelques conditions plus clémentes, et on y croit un peu. Fausse surprise, à peine le coup de pistolet donné, la pluie et le grésille s'invitent à nouveau. C'est parti pour de grands bains de boue, avant d'attaquer les single dans la neige. Un peu de blizzard nous cingle les joues, Cécile à l'air bien, je lui promets de rester avec Véro qui se demande bien où elle a atterri, et lui dit qu'elle peut y aller. 7/8 km plus loin, alors que je nous pensais les dernières du groupe, voilà que Sylvie, Sophie, Sandrine et Françoise nous rejoignent. Arrive le premier ravito du 10 km, 1h38. Vont-ils nous "sortir"? car nous sommes hors des barrières horaires. Et bien non, on peut continuer et nous voilà traversant une magnifique forêt, dont les toutes jeunes feuilles de printemps sont recouvertes de neige. Les sensations sont sublimes. On oublie tous les soucis du quotidien, on est bien. Anouch est juste devant. Nous n'avons pas attendue les filles au ravito du 10 km, car Françoise râlait et Sophie idem. J'espérais de tout coeur qu'elles ne jetteraient pas l'éponge et pour cela je comptais sur leur co-équipière du jour, et elles ont sur faire le boulot. La neige est de plus en plus présente, on se croirait en plein mois de janvier, tout est blanc, le brouillard domine malgré quelques trouées de soleil qui réchauffent bien. Quelques belles descentes, et des montées plutôt douces, même si au final on cumulera quelques 1000m de dénivelé. Nous nous faisons rejoindre à proximité du dernier ravito du point haut, soit le 18è km. On nous dit qu'il nous reste 8 km de descente et 2 de montée. Je demande l'autorisation aux filles de les lâcher et de prendre soin de Véro qui depuis un moment me dit de partir car je dois m'ennuyer, et bien non, pas du tout, en plus elle a mal partout! Me voilà partie pour une belle descente, d'abord sur le bitume, puis on prend un petit single sur la droite, fait d'herbe verte toute fraîchement poussée et de neige, les sensations de glisse sont top, les chaussures accrochent bien mais on a l'impression de voler dans le sentier. J'ai Anouch en point de mire, mais voilà que mon GPS ne peut plus suivre et que j'ai chaud. Je perds un nombre de minutes conséquent pour me déshabiller, tout remballer, sortir ma cablerie pour recharger ma montre...car c'est super important de savoir quelle distance on a fait. Et bien sûr, je galèrerai longtemps pour arriver à faire fonctionner tout ce barda, Anouch a eu quelques km pour me semer. Me voilà enfin à sa hauteur, il reste encore quelques km, on arrive à Saint Paul de Salers. Là, je sais que ça va remonter. Je croise un copain des anonymes, on discute un peu, on se bat avec la bouillasse bien glissante qui fait partir les chaussures dans tous les sens. Puis il se remet à pleuvoir, de plus en plus fort! moi qui m'étais enfin découverte. J'hésite à refaire une halte pour remettre une couche, car, ça fait encore perdre du temps. J'attends un peu, et puis une fois bien trempée, je me résous à remettre le coupe vent. Arrive le dernier km, une montée bien costaud, je rattrape Guy et nous finissons ensemble. Dans les derniers 150m, je croise Cécile dont les yeux sortent des orbites à la vue de ma personne, toute seule sans son binôme du jour, Véro. Je lui dis que tout va bien mais elle s'inquiète quand même et finira par la chercher, d'autant que les copines qui suivent ont fini par lâcher notre "petite" et lui rétorquent qu'elle en peut plus et qu'elle est à la peine. Ma montre n'a perdu que 2' sur le chrono officiel, mais bien 3 km au GPS, me suis battue avec cette fichue montre pour rien! Mais la satisfaction du jour est de 100% de réussite pour le groupe, et surtout un magnifique Bravo à Cécile et Véro, dans le club que depuis cette année, et qui se lançaient pour la première fois sur une distance aussi longue, avec des conditions météo exceptionnelles. Mais nous avons pu courir, ce qui ne fut pas le cas à Annecy pour la Maxi race, et nous avons des images pleins la tête.
Journal de Bord d'une fondue de la course à pied et de la montagne sous toutes ses formes.
lundi 27 mai 2013
mardi 21 mai 2013
A fond dans la prépa maintenant
Deuxième tour Interclubs, ça c'est fait! A peu près correctement. Je n'aurai pas battu mon record cette année, mais je m'en suis tout de même approchée au deuxième tour, avec toujours le regret de ne pas avoir fait mieux, ni "manger" les deux filles qui étaient devant moi et qui auraient permis de rapporter deux points de plus au club. Mais ce ne sont pas ces deux points qui auraient changé quelque chose au résultat final. Par contre, en observant les photos prises par un copain, il n'y a pas de doute, je marche très mal...c'est à dire, que "je ne tords pas assez du c....". Et comme chaque année, je me dis que je vais continuer à garder une séance de marche par semaine, bon, on verra, en tout cas, un seul objectif, améliorer la technique! Pour le reste, je suis dans mes plans d'entraînement pour la Réunion, je peux enfin reprendre à courir, et déjà une belle sortie VTT ce WE à La Pastourelle, la sortie du groupe de l'année, puisque nous serons 24. Mais finalement, il s'en greffe une deuxième à la Montan'Aspe le 15, où ils seront peut être encore plus nombreux. Un trail que je ne ferai pas car à une semaine de l'Ultra trail du Puy Mary (105 km et 5600 de D+), la seconde étape de la prépa et puis il y a un autre marathon à tenir ce week en là, celui de la Kermesse, pas une mince affaire.
J-15 pour boucler le budget, ça a avancé, un grand merci aux contributeurs, mais il faut continuer.
J-15 pour boucler le budget, ça a avancé, un grand merci aux contributeurs, mais il faut continuer.
mardi 14 mai 2013
Prépa Diagonale : Acte 1
Voilà, c'est fait, 2x50 km et 5700 de dénivelée positive en deux jours avec Momo en co-équipier de dernière minute. Et oui, sur 4 équipes, nous nous sommes retrouvés 1,5. Nous finissons 97è sur 195 équipes au départ et 153 classées, tout cela en 16h58. Bon, pas forcément terrible, mais avec moins de 125 km de course à pied totalisés sur les 5 dernières semaines, une seule sortie trail, soit 25 km par semaine, il ne fallait pas espérer un miracle pour enquiller 2x50 en deux jours. Même s'il y a un peu de vélo (90km dont 65 à Belvès) et de la marche athlétique (40 km). Bref, on est loin d'une prépa idéale à 70/80 km semaine + une trentaine en vélo. Alors il faut se dire que le résultat n'est pas si mauvais. Et puis, je sortais d'une bronchite avec une semaine d'antibiotiques, ça doit laisser quelques traces. Momo qui a accepté de remplacer mon co-équipier m'avait prévenu qu'il ne voulait pas "jouer la compet", ça ne risquait pas. Honnêtement, entre le manque d'entraînement spécifique, et la bronchite, je voulais juste finir. Mais, celui qui finalement a joué la compet, c'est bien le Momo, très en forme, et qui même s'il a eu un démarrage difficile sur les deux journées, a bien du me traîner sur la fin de parcours, surtout le second jour où je me suis sentie un peu cuite après le 35è km. Pourtant, j'étais plus en forme le deuxième jour en début de parcours. Me voilà donc en selle pour attaquer vraiment la préparation, on va juste laisser passer cette semaine pour bien finir de préparer le second tour des interclubs, et hop, ce sera reparti pour de la course à pied et du dénivelé. L'Euskal tombant toujours en plein interclubs, finalement, je ne peux jamais vraiment le préparer, mais que j'aime cette course, taillée par des Basques....pour des Basques, et les non basques accrochez-vous. Parce qu'ici, le trail c'est pas pour les touristes, dès qu'ils peuvent couper les sentiers droit dans la pente, ils le font. Il y a des moments où on a l'impression qu'il ne nous manque plus que les skis aux pieds pour descendre les pistes noires qu'ils nous mettent sous la semelle, et qu'on aimerait les avoir ces skis! Les orteils tapent dans le fond de la chaussure, les pieds ont mal, les cuisses brûlent, mais impossible de faire une prise de carre pour s'arrêter, il faut continuer à descendre, supporter la douleur, qu on amorti comment on peut avec les bâtons, et espérer l'arrivée d'une pente plus douce, voir d'un plat, qui permette enfin aux cuisses de souffler et au corps de reprendre un équilibre statique moins traumatisant. On se surprend même à espérer des montées, mais là aussi, qu'elles font mal, des murs comme pas permis : Olapide le premier jour, 3 km de montée pour 600 m de D+ avalés en 1h et des cuisses qui brûlent à la montée. Le final de l'Adi le second jour, dans le brouillard et les bourrasques de vent, ou le final de l'Autza. Que les cuisses ont fait mal. Ne jamais regarder le sommet, toujours trop loin, et juste regarder ses pieds en en mettant un devant l'autre et en se disant que le sommet arrivera bien un jour ou l'autre. Heureusement, de belles descentes en sous bois, roulantes, dans de beaux tapis de feuilles, vous réconcilient sur le moment avec la course à pied et les basques. Le bonheur de passer la ligne à deux est total, et une seule envie, de la bière! Dommage que l'organisation n'en n'ait pas prévu au ravito d'arrivée, parce qu'on ne part pas forcément avec des euros dans son camelbag. Ma seule critique à cette organisation. Merci Le Grand Brassac de nous offrir de la bière à gogo, on en a tant besoin pour se requinquer. Et le clou dans cette organisation, c'est quand même le repas d'après course : spécialités de charcuterie à gogo : terrine de magret fourré au fois gras, saucissons, pâtés, boudins, axoa, crudités, tout à volonté, du trois étoiles. Encore une dernière critique : le dessert : salade de fruits industrielle, un gâteau basque aurait été le bienvenu. Bref, encore un très beau souvenir de course qu'on apprécie plus après avoir fini que pendant, et cette fois la météo nous a plutôt gâtés, même si le soleil n'a pas vraiment brillé. Bon, je remets ça l'année prochaine. Gora Euskal datorren urtean (merci google).
lundi 6 mai 2013
News de la semaine
Ce dimanche c'était donc interclubs à Toulouse avec une participation sur 3000 marche. Et bien que ce fut rude. 17'30 d'effort et totalement vidée à l'arrivée, avec l'impression d'avoir fini un cross et les poumons en feu. Plus de deux heures pour m'en remettre. Et malgré tout, je suis loin de mes 16'48 réalisés l'an passé. Il faut que je remonte à 2009 pour trouver un tel résultat. Pas vraiment d'explication. Oui, j'ai fait une semaine d'antibiotiques, mais mardi j'ai avalé 10x300 en des chronos record, et vendredi j'ai tenté 3x1000, c'était la kata. Je n'ai tout simplement pas réussi à aller vite. Pour la première fois, j'ai essayé de ne pas me faire avaler au départ et donc de partir sur un rythme plus "confort" pour pouvoir mieux tenir l'allure et finir plus fort. Et bien ça n'a pas du tout marché, c'était comme d'hab : premier kilo rapide (5'30) mais moins vite que d'habitude, puis + 30" environ sur les deux suivants, comme à chaque. Faut peut-être donc continuer comme d'hab, pas se poser de questions, et tout donner sans gérer, juste supporter que ça brûle à partir du 2è kilo, et que je me désunisse. Là, ça n'a pas brûlé, et je ne me suis pas désunie. J'étais certainement "plus jolie" à regarder qu'habituellement parce que plus fluide, mais au final, ça paie pas! Bon, et ben on va se faire plus mal au 2è tour. En attendant, J-5 pour l'Euskal, et déjà un forfait dans notre groupe, j'espère qu'il n'y en aura pas d'autre d'ici là.
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