lundi 15 avril 2013

Quoi de neuf cette semaine

Et bien après un repos bien mérité, les runnings n'ont été chaussées que dimanche pour une toute petite demi-heure, mais les muscles se rappelaient bien de ce qu'ils avaient fait une semaine auparavant. Il va maintenant falloir attaquer la préparation pour le premier trail de prépa de cette diagonale : l'Euskal  qui aura lieu dans un peu moins de 4 semaines, et pour lequel je n'aurais qu'une toute petite prépa. D'ici là, il va aussi falloir retourner sur la piste pour préparer la marche athlétique des interclubs, et je suis embauchée dimanche prochain au marathon Ekiden de la Teste (course en équipe de 6), où je dois assurer un chrono sur 10 km de 45' dans l'idéal. ça ne va pas être simple.
Alors pour se mettre dans l'ambiance Euskal, j'ai publié un récit (voir onglet correspondant) que j'avais fait en 2008 à l'occasion de ma première participation. 


lundi 8 avril 2013

Marathon de Cheverny, J+1

Ben voilà, c'est fait. Les 3h11'47 de l'an passé n'ont pas été inquiétées, je finis en "seulement" 3h23'26, satisfaite tout de même du résultat, car la préparation n'as pas pu être autant au top que l'an passé, les inter de cross ayant laissé beaucoup de traces, cumulés à toutes les compétitions de début de l'année et le fait que je ne me sois pas ménagée sur cette période. Le corps n'a pas pu rééllement se reposer, mais tant bien que mal, il s'est remis doucement sur les rails, et je suis tout de même satisfaite de mon chrono. Et puis, en tant que coach, j'avais 8 athlètes sur marathon ce dimanche entre Cheverny et Paris. Tout le monde n'a pas réussi l'objectif, certains ont battu leur record, d'autres sont passés à côté et sont déçus, forcément. Ma grande satisfaction vient de Karine et Sandrine qui ont bouclé leur premier marathon en 4h29, (27 au temps puce), c'était un peu l'objectif que l'on s'était fixé, mais j'avoue que je le trouvais ambitieux. Elles ont passé la ligne dans une folle allegresse, envahies par les larmes, et je dois dire que ce fut le grand moment du we pour moi, voir le bonheur sur leur visage, c'est une grande satisfaction d'entraîneur, d'avoir pu les aider à réaliser un rêve qu'elles n'imaginaient pas il y a encore un an peut-être. Pour les autres, on va se remettre au travail, il faut dédramatiser l'échec et essayer d'en comprendre les raisons, mais c'est tellement compliqué de savoir pourquoi on n'a pas réussi. Ce qui est sûr c'est qu'à chaque fois, plusieurs raisons peuvent être invoquées : un départ trop rapide, une alimentation insuffisante avant la course, ou pendant, un stress d'avant course qui a pompé beaucoup d'énergie, une fatigue subite qui est arrivée au mauvais moment, etc...etc...
En discutant avec l'un d'entre eux, je me suis penchée sur le nombre de marathons que j'avais fait, et me suis aperçue que j'en étais à 32. Je me suis amusée à décompter, combien j'estimais en avoir réussis, c'est à dire à en finir "bien" ou à peu près et dans l'objectif souhaité, combien j'en avais "subis", combien j'en avais abandonné. Et bien le résultat est sans appel, et je continue à considérer que le marathon est la course la plus difficile à réussir, car tant que l'on arrive pas au 41è km, on ne sait jamais si on va bien finir. Pour ce qui me concerne, je compte donc 3 abandons, 6 réussis, c'est à dire sans souffrance jusqu'à la fin, 16 ou 17 plus ou moins subis à partir du 30è, 35è ou plus, et 4 ou 5 pour le fun en mode meneuse d'allure ou oenosportif. Je pense que l'on peut retrouver ce type de % de réussite chez tous les marathoniens, quelque soir leur niveau. On a vu l'an passé Yannick Dupouy souffrir au marathon de Paris et terminer au mental, cette année, Patricia Laubertie abandonner au 34è km, alors qu'elle était dans les favorites françaises. Cette course apprend l'humilité à chaque fois, ce que l'on réussit un jour, on peut le rater le lendemain. Et c'est pour cela que l'on recommence, la quête du record, recommencer, et recommencer encore, jusqu'à toucher ce sentiment de "maîtrise" que l'on peut atteindre quelque fois. Pour un ultratrail, ce n'est pas du tout le même chose, car, la course durant longtemps, on ne peut pas dire que l'on se sente bien tout le temps, on oscille en permanence entre des coups de bien et de moins bien, parfois même de très mal où l'on se dit que l'on ne pourra jamais finir. Et lorsque l'on finit, on ne sait jamais dire si on a bien réussi ou pas, enfin, pour mon cas, c'est comme ça. Je crois que je n'ai jamais fait un trail de plus de 3h en me sentant bien du début à la fin. A l'arrivée, il y a toujours ce sentiment, ou plutôt dans les jours qui viennent, de se dire qu'on doit pouvoir faire mieux et qu'on a mal géré à plein d'endroits, qu'il faudrait changer ceci ou cela à l'entraînement, qu'on va travailler plus dur pour y arriver, etc...
Maintenant, place à une bonne récupération, les 100 km de Belvès, ce sera pour une autre fois, on va repartir pour l'objectif de fin d'année, avec une première étape à Saint Etienne de Baïgorry dans un mois, pour l'Euskal Trail en équipe avec Laurent qui auparavant défiera Belvès.
Merci aux kisskissbankers qui ont déjà permis de rassembler près de 30% du Budget, encore deux mois pour boucler.