Réflexions personnelles

Un autre billet publié en septembre 2006, à la suite du marathon du médoc, toujours d'actualité!
19/09/2006 - Retour sur le Médoc.
  Parfois on finit par se demander si ça sert vraiment à quelque chose de s'entraîner?! Après plus de 15 marathons à mon actif et 3 Médoc, près de 5 entraînements par semaine à l'heure actuelle pour environ 2500 kms/an, je me pose encore parfois la question.
    3 fois que je fais le Médoc, 2 fois que je le rate. La première fois, c'était en 2001, avec un record à ce moment là à 3h36 sur marathon. Pas d'entraînement spécifique pour ce premier Médoc, un kilométrage correct, mais peu de séances de fractionné et quasiment pas de sorties longues. Une préparation vraiment "touriste"! Un départ dans la bonne humeur, appareil photo en bandoulière, dégustations dans les châteaux, et plus d'énergie dépensée à chanter ou à danser au passage des animations ou encore à arranguer le public, qu'à courir! Résultat : 3h49 au final. Incroyable!
    5 ans plus tard et près de 20' de gagnées sur mon record de l'époque, avec un été passé à s'entraîner "dur" pour ce marathon : 3h48 et 42 kms de souffrance! De quoi vous donner envie de raccrocher les baskets! euh, pardon, les runnings!
    Et oui, on vous dira qu'il faisait chaud, très chaud, que c'est normal, de plus pas de bol, je suis tombée malade 2 jours plus tôt, 2 jours à lutter contre la douleur à coup d'aspirine pour finir la veille du marathon sous antibiotiques! Je ne connais aucun coureur(se) qui ne se satisfait d'avoir pris 20' voir 30 ou 40 sous prétexte qu'il faisait chaud. Et oui, le runneur a ceci de particulier en ce sens qu'il est un peu "caboche" et totalement "tarte" souvent. Certains oseront même dire "débile". En effet, il n'y que lui pour croire qu'il va quand même pouvoir se "pêter" une perf, le jour où il fait 35° et qu'en plus il est malade! Et cela ne s'applique pas seulement aux coureurs aux résultats modestes, mêmes les plus forts veulent y croire!     Voilà des éléments qu'on ne maîtrise pas : la météo le jour J, et la vilaine infection qui vous tombe dessus juste la semaine où on n'a plus qu'à se reposer et faire du jus! Quand il s'agit d'un marathon, ça énerve vraiment! Mais qui n'a pas connu ces déboires? Alors on ne va quand même pas se laisser "emm..." par ces aléas et renoncer à ce pourquoi on s'entraîne depuis des semaines! Allez, on y croit quand même!!!
    Ne sommes-nous pas tous à la recherche de cette course parfaite? Quelque soit notre niveau? Cette course que nous ne réussirons jamais, n'est-elle pas notre quête du fameux grâal?     La réussite d'un chrono, un nouveau record perso ne nous transporte pas toujours au 7ème ciel d'ailleurs. Qui n'a pas eu le sentiment, même en "pêtant" son chrono, qu'il aurait encore pu faire mieux? Et la joie intense de l'arrivée de se transformer graduellement en petite déception...
    Le sport a ceci de particulier, comme certainement la musique, c'est que c'est un éternel recommencement car on atteint jamais la perfection. La course parfaite n'existe pas, on ne fait qu'essayer de l'approcher, et quand on s'en approche, qu'est-ce que c'est bon. Et c'est pour cela qu'on recommence.Que l'on vaille 5h ou 2h05 au marathon!    
Benoit Z a-t-il réalisé sa meilleure course en 2002 lorsqu'il a gagné le marathon de Paris, ou en 2003 lorsqu'il "crevé" son chrono en égalant le record européen? C'est une question que j'aimerais bien lui poser.
    Bravo à Marciana, Christine et Karine qui ont fini dans le top 5 et un merci particulier à Christine, qui court toujours avec autant de plaisir, encourageante et toujours souriante. Clin d'oeil à Nathalie Vasseur, qui semble ne même pas avoir eu chaud! Un autre bravo à notre stadiste Christine que nous avons attendue de longues minutes alors qu'elle était arrivée depuis une demi heure et dont nous avions sous-estimé les capacités!
    Bravo aussi à tous ces coureurs, plus de 7100 arrivants, un record je crois! Vu les déguisements observés à l'arrivée, je pense que ce marathon s'est transformé en immense sauna pour beaucoup,  chapeau mesdames et messieurs!
    Voilà, il n'y a plus qu'à attendre l'année prochaine pour recommencer : la question va être : quel entraînement? touriste ou pas touriste? that is the question.

Petit billet d'humeur publié en juin 2006 sur courir33, toujours bien d'actualité!

Faites-ce que je dis, pas ce que je fais!
 A combien de "coureurs-entraîneurs" ce proverbe pourrait-il bien s'appliquer? Je ne ferais donc pas de délation et me contenterais d'un mea culpa. Oui, la course à pied est euphorisante de par les endorphines qu'elle libère, oui c'est le meilleur antidépresseur, celui qui coûte le moins cher à la sécu et qui donne une santé d'enfer (un filon à exploiter pour la sécu...), oui la course à pied recharge les batteries quand elles sont à plat, oui ça calme la colère ou ça réveille les énergies quand elles sont encore endormies, oui ça permet d'évacuer les trop bons repas trop bien arrosés, la liste est infinie. Mais surtout, et c'est là où l'addiction devient terrible, l'arrivée de résultats décuple la motivation, et là, on enchaîne, on enchaîne  jusqu'à toucher les limites acceptables par le corps. Et les mauvaises perfs arrivent, inacceptables pour un coureur, alors on s'en remet une couche, voir un double couche à l'entraînement et sur la ligne d'arrivée, c'est encore la déception, et en plus, on en n'a tellement "ch..." que le plaisir de courir a disparu. Mais ça fait rien, on continue...jusqu'à ce que la machine casse!    
Tous les coureurs savent bien que la récupération et le repos sont indispensables, à fortiori les entraîneurs, alors pourquoi se reposent-ils si peu? La blessure est-elle la seule à pouvoir arrêter ces athlètes? Il me semble que dans les autres sports, quand la saison est terminée, les sportifs raccrochent les chaussures et sont ravis de ne rien faire : foot, rugby, hand ball, ski, etc... Il n'y a bien que dans la course à pied que le coureur est frustré quand il n'y a plus de compétitions, alors il s'entraîne encore plus durement, en vue de la nouvelle saison, qu'il attaque... fatigué...    
J'avoue que j'ai franchi la ligne jaune ces derniers temps, et mon corps est plus que dans le rouge, mais j'assume, c'est pas tous les ans qu'on devient quadra, et c'est finalement un cap. Alors à quelques jours de changer de dizaine, je m'aligne sur toutes les courses que j'aime, et il y en a chaque semaine (le calendrier girondin est le plus fourni de France), j'en "ch.." de plus en plus et je m'enfonce petit à petit dans les classements. C'est juré, maintenant, je m'arrête (enfin, je lève un peu le pied pour quelques petites semaines), il y a une fête à préparer, le jour d'Espelette, encore une belle course qui me passe sous le nez! Alors pour tous ceux qui vont à Espelette, éclatez-vous! Epoumonez-vous dans la montée du Mondarrain, éclatez-vous dans la descente en veillant à bien choisir vos appuis, buvez (de l'eau pendant la course, du vin après) faites la fête et prenez-vous un instant pour des Basques en chantant leurs incontournables!    
Récupérez (un peu, mais pas trop, comme tout bon coureur qui se respecte) et repartez vers d'autres courses, d'autres challenges...le Médoc n'est pas bien loin.    
Seul petit conseil, si j'ose en donner un, évitez d'être dans le rouge (ou alors juste un p'tit coup pour la route), écoutez votre corps surtout quand les perfs se cassent la figure sauf si vous vous fichez des perfs. Mais enfin, ce n'est pas la peine de chercher la blessure. Imaginez la tête de vos runnings si vous ne pouviez plus les toucher pendant 3 mois parce que vous avez une méga tendinite ou une fracture de fatigue, ou encore un déchirure?    
Alors vive l'addiction, vive la dope naturelle, vive la cap!


1 commentaire:

  1. coucou nathalie! un grand bonjour de l'équipe atsem. on espère que la course s'est bien passée.
    Profitez bien de vos vacances! Un bisou de nous toutes. On vous dit a très vite! Réservez nous l'hôtel pour 5 personnes! ON ARRIVE!!!

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