jeudi 19 décembre 2013

Cross du Burck - Première course depuis la Diagonale

Dimanche 8 décembre, c'était le cross du Burck. Un cross bien établi dans le calendrier et au pied de ma maison, donc c'était tentant d'y participer. 4,5 km de course, et 5 semaines de reprises avec quelques fractionnés. Au final une seconde place de vétéran et un chrono plutôt intéressant. La suite aux départementaux en janvier. Pour l'instant, les fractionnés passent bien. 

jeudi 28 novembre 2013

Diagonale M+1

Questionnement : Après ce rêve réalisé, pour lequel j'ai conçu ce blog, que fais-je de celui-ci? Je le laisse en l'état et mourir peu à peu ou je continue? Finalement, c'est comme un petit journal perso? mais pas intime, sinon, il ne serait pas là, et je préfère partager plutôt que de garder pour moi.
Je crois donc que finalement, je vais le poursuivre.
Le grand vide auquel on se confronte après une grande épreuve réussie, n'a pas été au rendez-vous. 15 jours sans courir, un peu de rando à la Réunion, puis une reprise en douceur au retour en métropole. Et ce fut par une petite compet en marche nordique dès le lendemain de mon retour.
Ensuite, reprise sur la piste avec les copains/copines, et déjà les premières compétitions en vue : cross de Gujan, 10 km d'Arcachon en décembre.
Au bout de trois semaines de reprise, et cinq après la course, je suis plus qu'épatée de mon niveau de récupération. Aucune fatigue, aucun coup de mou, et des premières séances de fractionnés, plutôt pas mal.
Pour Gujan, j'ai voulu tenter le même Grand Chelem que l'an passé avec 4 courses sur deux jours, les deux premières m'ont calmées, je me suis donc dégonflée pour celles du dimanche, je n'ai pas peur du ridicule mais quand même, c'était plus sage, et l'an passé, je n'avais fait "que" 105 km à L'utmb et c'était fin août.
Ce fut donc 7 km de marche nordique où je me suis "défoncée" pour pourvoir l'emporter, suivi d'un Vétathlon de 13,5 km. Là, ce fut moins glorieux, je fini au fond du classement, faut dire qu'ils roulent comment des bêtes, ce qui n'est pas mon cas.
Autre sage décision, je renonce au 10 km, car vraiment pas prête du tout, et pas vraiment envie de faire un chrono trop "merdique". Donc, comme je n'ai pas "crossé" athlé pur à Gujan, je me reporte sur celui dans mon jardin, à ma maison, j'ai nommé le Burck. Ce ne sera que 4 km et quelques, mais ça va piquer!
Pour 2014, il y a déjà pas mal de choses dans les cartons : cross, Team trail 24h au Grand Brassac, marathon(s) de printemps, et un ultra (2?), Andorra ou plutôt GRP, mais la diagonale me retend les bras. Oui, pour la première fois, elle aura lieu en plein milieu de nos vacances scolaires, alors si les sous sont là, pourquoi pas!.


lundi 4 novembre 2013

Retour à la vraie vie

Cet après-midi, jour de reprise, je suis allée faire ma dernière intervention au primaire avec comme objectif une séance photos/vidéos et retour d'expérience (dans le jargon moderne, il parait qu'il faut dire débriefing). Comme il me l'avait promis, le Grand Kilian Jornet, qui cette année à la surprise générale n'aura pas gagné pour la troisième fois la diagonale (il finit en 31h aux côtés de sa compagne, Emilie Forsberg, qui elle prend la seconde place) nous a envoyé une photo dédicacée, pour chacun des élèves. Merci Champion et remets-toi vite de ta blessure. 
Cette aventure, qui pourrait passer pour être individuelle est plus que collective, et particulièrement cette année. Une quantité incroyable de personnes étaient derrière leur ordinateur pour me suivre, de la famille en passant par les amis, les athlètes que j'entraîne, les élèves, leurs parents, les collègues, les parents d'élèves de ma classe et de mon école, des connaissances également que je croise régulièrement au Burck, sur les courses ou que je connais par Facebook, bref, il s'agit peut-être de 200/300 personnes ou plus qui m'ont suivie, ce chiffre est impressionnant, et il est vrai que quand on court, on a tout cela dans la tête, on y pense et on est porté par tous ces supporters. C'est mon troisième ultra que je finis, et je pense qu'au niveau des émotions, cela aura été le plus fort (bien que l'arrivée main dans la main avec ma maman pour le faux Utmb l'an passé, c'était un beau moment aussi). Le plus fort parce que rêvé depuis longtemps, un projet qui me paraissait inaccessible, et par sa difficulté et par le budget nécessaire, le plus fort parce que partagé avec un copain, Nour-Eddine Benguela, le plus fort parce que tellement de supporters derrière moi, et je n'ai pas oublié la remarque d'un petit malin d'élève qui m'avait dit "moi, je crois que tu ne vas pas gagner!". Le plus fort donc en émotions.
Si l'on me demande encore pourquoi je cours et pourquoi je fais ces trucs de ouf qui font souffrir, je sais quelle réponse donner maintenant : non, ce n'est pas pour chercher mes limites, non ce n'est pas pour prouver que je peux à chaque fois faire mieux, c'est juste pour les émotions vécues et partagées, le bonheur et la sensation de liberté éprouvés. 
Merci encore à tous, merci, merci, merci. 
Je voudrais tout de même souligner les performances des vainqueurs qui sont deux "métros" et donc français : François D'Haêne, Viticulteur de son état (22h58) et Nathalie Mauclair (prof de math dans la vie) 28h45. 

Je crois que je vais faire un petit livre d'or avec tous les messages reçus par mail, sms, FB, car tout ça s'efface un peu, et je regrette d'avoir perdu les messages reçus pour le GRP 2009 et l'UTMB 2011. Un blog, finalement, ça sert à ça aussi. 

Une petite dernière : on en parle à la Réunion (info communiquée par un parent d'élève) :
http://reunion.la1ere.fr/2013/10/18/diagonale-des-fous-des-inconnus-deviennent-des-heros-de-la-presse-regionale-78381.html 



samedi 2 novembre 2013

Des nouvelles de mes pieds

Pour le fun, et pour se rapeller de ce qui nous attend à chaque fin de raid, quelques photos sur l'évolution de mes pieds au cours de ce raid. Attention, âmes sensibles, s'abstenir. 
Je tiens à préciser, qu'ils sont plutôt en bon état, à comparer des pieds de certains autres, je n'ai eu qu'un ongle abîmé, le gros orteil gauche, qui m'a beaucoup inquiété avant le départ, car il était déjà en réparation depuis l'UTPMA, et la réparation se faisait mal avec l'ongle qui commençait à s'incarner légèrement. J'ai donc crains qu'il ne me fasse trop mal à la Diagonale et qu'il me contraigne à l'abandon. Finalement, il a sauté, et c'est un mal pour un bien, car dessous ça a déjà repoussé et bien. Question ampoules, presque rien, et j'ai eu la bonne idée surtout d'aller soigner celles qui arrivaient, tout de suite, donc finalement, juste une ampoule sur le gros orteil gauche, une autre, légère sous la voûte gauche, vite réparées, et deux petites sur l'arrière du pied de chaque coté, découvertes à l'arrivée. Mes pieds s'en sont donc bien sortis, sauf qu'ils étaient au plus mal ensuite pendant trois jours!


 Le lendemain de la course. Je constate les dégâts. ça va. Pas encore enflés.



J+2 : Là, ça a doublé de volume, et ça fait mal.

 J+3 : C'est encore enflé et le lendemain on a fait le piton des Neiges, parce que là quand même ça va bien à rester au bord de la piscine!

 J+4 :  Au retour du Piton des Neiges, ils ont presque retrouvé forme humaine. 




Voilà, à J+7, ils ont retrouvé leur forme initiale, on peut recommencer!



mercredi 30 octobre 2013

Epilogue.

Que dire...difficile de trouver les mots. Je me souviens d'une phrase de Nour Eddine pendant la course, c'était à peu près ça : "Mais c'est quoi ce trail! Ce n'est pas une course! Moi, j'aime quand tu peux courir...si j'avais su que c'était comme ça, j'aurais pas v'nu!". C'était à peu près ça la teneur. J'avoue que j'étais pas loin de penser pareil. Après, quand je regarde notre résultat, je me dis que quand même, on a couru pour avancer comme ça. Mais en fait, ce qui nous manque, c'est l'aisance des réunionnais dans toute cette caillasse et toutes ces racines! C'est un beau rêve réalisé, j'en ai donc trois au compteur maintenant : Grp 2009, bien conduit, plutôt à la cool pour finir, sauf dans les 20 derniers kms quand à force d'être cool, je me suis vue les deux portugaises revenir sur moi, mais au final, pas vraiment souffert. Utmb 2011 (les autres, ça compte pas y avait pas les km), galère physique à partir de Champex, hallucinations, je n ai pas voulu dormir, grosse erreur je pense et ça roule "trop" peut être, les quadris ramassent grave. Diagonale 2013, les doigts dans le nez et plutôt facile dans l'ensemble, la tête et les jambes étaient ultra bien préparées. Maintenant reste à bien récupérer et réfléchir à l'année prochaine. Sûr que j ai envie de refaire les trois...pour faire mieux, mais j ai aussi envie d'accrocher l'ultra andorra à mon palmarès, alors, j'ai jusqu'à Noël pour réfléchir et me décider...car les inscriptions utmb, ce sera à Noël et puis que voudront faire les copains/copines. Finalement, ça va pas beaucoup laisser de temps pour se décider! Dernière chose, quand cela est possible, je recommande vraiment de courir à deux, c'est beaucoup d'énergie économisée et certainement un gros gage de réussite. 
Depuis, je récupère mes pieds, profite de vraies vacances avec mon Coco, mes amis nous accueillent de la plus manière, et nous avons fait quelques randos : Piton des Neiges, La Fenêtre, Le volcan, il nous reste encore deux jours pour aller voir de belles choses. On mange très bien, je me suis bien mise à la cuisine réunionnaise, et la dodo coule à flot! Bientôt un petit compte rendu de mes pieds, promis.

Au sommet du Piton des Neiges

Vue sur Cilaos depuis la Fenêtre

La Dream Team : Maxime, Jean-Jacques et Coco

 Le cratère du volcan

lundi 28 octobre 2013

Episode 8 : halte là - arrivée

Le rythme n'est plus le même. Je sens que Nono a un peu lâché l'idée du classement. On monte à bon rythme à Dos d âne, puis nous roulons facilement au poste de pointage. Cette partie est plutôt cool et vite avalée. On nous annonce 7 km de descente jusqu'à la Possession. Putain d'enfoirés! D'abord ça monte et sacrément! Ensuite c'est une putain de descente entre les arbres et les lianes où il faut jouer les Tarzans. Les réunionnais sont dans leur jardin et ils nous larguent! Ceux qui font la Mascaraigne sont avec nous, alors on sait plus bien qui nous dépasse. Arrive un peu de replat, Nono tape la causette avec un gars, j'essaie de le houspiller pour qu'on court un peu, mais j'ai comme l'impression qu'il a lâché le classement. Seul compte de finir, alors je me mets dans sa foulée. Voilà qu'on attaque le chemin des Anglais. Une bonne galère parait-il. Il fait chaud, mais comme on est plutôt sur un rythme cool, il ne me pèse pas trop. Arrive le ravito, on ne s'attarde pas, on rattaque une partie de chemin des anglais avant de trouver une partie plus cool et plus sablonneuse. On nous annonce 9 km de montée jusqu'au Colorado, puis 4 de descente. Un peu plus loin on nous dit qu'on arrive au pointage et qu'ensuite on a 8 km de descente. Bref, l'arrivée au Colorado se fait attendre, on en a marre! Les infos sont tout le temps contradictoires! On finit par y arriver. Je n'ai pas envie de m'y attarder, mais Nono veut encore se faire masser. Quatre bénévoles se pressent autour de lui. Je le soupçonne d'abuser des soins juste parce que les bénévoles sont jolies et ultra dévouées. Elles vont lui chercher à manger pendant qu'il se fait masser. On m'apporte également 1000 petits soins dont je n ai pas besoin, y compris une bonne couverture dans laquelle je m'emmitoufle bien. Si ça continue, je vais m'endormir sur place et on va finir demain matin. Finalement, Nono se décide à repartir. Ce seront des aïe, ouille, ahhhhhhh, tout au long de la descente. Parfois il s'enquiert de ma personne pour savoir si je suis toujours là et si ça va. Certes, j'ai quand même un peu mal et cette descente est merdique au possible. Enfin du plat, et les derniers 500 m vers le stade. Je sors la caméra, ça y est, on l'a fait, c'est à peine croyable. Photo d'arrivée, embrassades et vite on récupère nos affaires pour se doucher, car on rêve d'une dodo. On en boira même deux, avec Jean Paul, arrivé une petite heure après, j'ai même pu trouver une clope pour fêter ça. C est lui et Brigitte qui me ramèneront à Saint Pierre. Sur le moment, difficile de réaliser. Par rapport à l Utmb et le Grp, je trouve que finalement ce fut une course plutôt bien vécue, avec une certaine facilité. Sûr que je n'ai pas eu à me motiver ou à me concentrer. Je savais Nono juste devant ou juste derrière, donc rien à penser. Courir à deux, c'est certainement aussi un gage de réussite pour ce genre d'exploit. Par sûr que seule, j'eu fais aussi bien, même si j'en avais un peu plus sous le pied que Nono pour finir. C'est une expérience inoubliable et quel bonheur de l'avoir vécue à deux et au delà avec vous tous, car vous étiez souvent dans mes pensées et je vous imaginais derrière votre ordi. Le suivi live, c'est clair que ça apporte une autre dimension à l'évènement, ça le rend encore plus énorme. Merci, merci à tous de m'avoir permis de réaliser ce rêve. En 96, lorsque j'ai traversé cette île en rando et découvert l'existence de cette course, je ne croyais pas qu'un jour j'en ferai partie, et de 125 km elle est passée à 165. Une pensée pour Cécile, qui a été prise de maux d'estomac dans Mafate, qui n'a cessé de vomir (j'en ai vu d'autres) et qui a finalement abandonné à Halte-là. Elle a eu du courage de faire quelque 60 km avec le ventre qui n'arrêtait pas de se vider. Nous avons finalement eu beaucoup de chance, car les problèmes alimentaires peuvent survenir n'importe quand, et ils conditionnent pas mal l'issue de la course. 



dimanche 27 octobre 2013

Episode 7 : Maïdo-Halte Là

Le ravito est encore à quelques km après le Maïdo. Enfin le voilà, je m y attarde un peu. C est l'heure du petit dej. Nono s'impatiente, mais nous voilà repartis. C'est plus ou moins roulant, mais Nono montre quelques signes de fatigue ou plutôt de douleurs. Je suis devant et je freine un peu, quant à un km du ravito de Sans Souci, il me passe avec des gars, je n'arrive pas à les suivre. Arrivés à Sans Souci, on a encore grapillé des places et nous voilà dans les 380 je crois. Nour Eddine est ultra motivé. Je trouve Manue Brothier à l'arrêt, elle qui pouvait faire un top 5 ou 10 au minimum. Tendinite je crois. On a droit à des crêpes, puis on file vers Halte-Là où nous serons bien vite. En arrivant, je croise d'un côté Christian à qui j'explique qu'il peut chercher sa femme à sans souci, de l'autre Brigitte Huot, mon ancienne collègue d'école qui attend son mari Jean-Paul. Incroyable! J'explique à Nono que vu notre classement, ce serait bien qu'on traîne pas trop. Mais lui veut prendre le temps, et de se doucher, et de se faire masser. Il y a le choix entre trois plats pour manger : rougail saucisses, boucané, carri poulet. J'en profite pour faire soigner mes pieds et prévenir des ampoules naissantes. Les bénévoles nous bichonnent comme pas permis, c'est difficile de repartir tant on se sent bien entre leurs mains. Mes pieds sont à nouveau neufs et prêts à attaquer le final. Au moment de repartir, Nour Eddine fait encore une halte kiné, la deuxième sur ce ravito, visiblement il aime les petites bénévoles, notre pause durera 1h15, là je sais qu on a perdu des places. Il nous reste 35 km, pourra t-on les récupérer?


Episode 6 : Marla - Maïdo

Une drôle de nuit nous attend. L impression de marcher, parfois courir dans une totale inconnue. On sait les paysages magnifiques, mais nous n'en verrons rien. On réussit même à se perdre! Croyant Nono devant, j'arrive au pointage du col des boeufs, il n'est plus là. J'appelle, pas de réponse. Je demande au pointage mais on me demande son numéro de dossard. Je ne le connais toujours pas! Je poursuis en me demandant mais pourquoi il ne m'a pas attendue. Pointage suivant, mêmes questions, mêmes réponses. En désespoir de cause j'envoie un sms pour demander à ma maman s'il est devant ou derrière. Incroyable cette technologie! Etre au fin fond de Mafate et demander à quelqu'un qui est à 10000 km, si mon coéquipier est devant ou derrière moi. Là aussi elle me demande un numéro de dossard! C'est là que surgit Nono quelque peu énervé, qui croyait que je l'avais planté et que je voulais faire course seule. Mais non, pas du tout, je te croyais devant. Voilà l'équipe reformée, on arrive à Ilet à bourse, je m'envoie des raviolis et redemande une pause dodo de 20', au désespoir de Nono qui se plie à mon désir. Puis nous repartons vers Roche Plate où nous attaquons d'abord une descente bien technique avec une nana qui s'escrime à me dépasser et me semer. Efforts pour rien, car arrive la montée infernale et sans fin des marches vers l'ilet. J'imprime une belle cadence, un type essaiera de me dépasser, puis se cassera la binette. Vu la dangerosité du passage, bien qu'on n y voit pas grand chose, il rentre dans le rang et c'est sous ma cadence bien rythmée, que tout le monde se met dans ma roue et que nous atteindrons au bout d'un temps certain, Roche Plate, où nous découvrons un tas de coureurs à même le sol en train de dormir dans des couvertures de survie. On se restaure un peu et nous voilà repartis. Il est 3 h du matin peut-être. Je commence à ne plus aller bien, à tel point qu'au bout d'un moment je dis à Nono qu'il me faut dormir et voilà que je m'installe au bord du chemin pour dormir un quart d'heure. Lui continue, m'assurant que je le rattraperai bien puisque je monte bien. Puis je me reprends, ça va mieux, je vois le sommet de Maïdo et je retrouve Nono. Le jour se lève, c'est magnifique. On fait quelques photos. Une longue descente nous attend maintenant.





samedi 26 octobre 2013

Episode 5 : De Cilaos à Marla.

Nous voilà requinqués! Nous repartons bien regaillardis. J'ai pris un doliprane, l'effet est fulgurant. J' ai des jambes du tonnerre et c'est un peu roulant. Il est 10h en métropole, j'en profite pour donner des nouvelles à mes petits élèves de CE2/CM1. Ils confirment qu'ils suivent ma progression et m'envoient leurs encouragements. J'essaie aussi en vain d'avoir des nouvelles de mon coco. Mais il ne peut ni prendre d'appels, ni envoyer de sms, il a déjà bouffé tout son crédit en deux jours! Il me faudra attendre 18h pour l'avoir enfin au tel et retrouver plus de calme. Nous attaquons la montée du Taïbit et Nono montre quelques signes de faiblesse à nouveau. Son coeur s'emballe, j'essaie de le rassurer en lui disant que c est peut être l'altitude. Enfin le col, la descente à Marla est une formalité. J'envoie vite un sms à Nono pour savoir s'il a atteint le col. Mais il est déjà là, il a dévallé comme un fou dans la descente. On se fait un bon rougail saucisse et je vais pour sortir ma frontale. Kata! Mon sac est ouvert, j ai oublié de le refermer à Cilaos, moi qui passe mon temps à vérifier. Plus de frontale, le reste est encore là, il me reste la minuscule de secours avec des piles fatiguées. Un réunionnais à l'abandon m'offre son jeu de piles. Je propose à Nono de faire 20' de pause dodo. Il est pas très pour mais comme nous faisons équipe, il accepte. Nous nous installons sur un grand tapis posé au sol et prenons deux couvertures. 20' après, nous voilà repartis, il fait encore un peu jour, mais nous allons traverser tout Mafate de nuit.





L'arrivée sur Cilaos avec Le col du Taïbit en face

 En montant au Taïbit, le village de Cilaos dans le fond

Episode 4 : de Marabout à Cilaos

Cette partie ne fait que 20 km je crois, mais cela vaut la peine que l'on s y arrête, car là commence vraiment la Diagonale et sa spécificité réunionnaise. En gros, il vous faut oublier ce que ça veut dire courir, à moins d'être réunionnais. Nous montons sur le coteau Kergueven et le sentier n'est qu'une succession de cailloux. Il faut tout le temps choisir ses cailloux et ne pas se planter pour ne pas se vriller la cheville. Arrive un petit replat sans trop de cailloux? Roulant? Pas pour longtemps car on arrive sur la descente, la descente de la mort. Interdit de se casser la gueule, sinon c'est le vide qui vous attend. Et là, nous avons droit à une succession infernale d'échelles, de racines glissantes, de caillasses glissantes aussi, ça tournicote tout le temps. Je me casse quand même la binette dans le début de la descente et me rattrape aux branches comme je peux. Heureusement, là il n'y avait pas trop de danger. Je m'en sors avec des égratignures. Des locaux nous dépassent, pas de problème allez-y, nous, on sait pas faire. Je rattrape Cécile dans la fin de la descente puis attend Nono quelque peu énervé par cette partie non courable au ravito de mare à Joseph. Il me lâche "vas y, moi j'en peux plus". Mais non que nenni, nous sommes là pour faire course ensemble. Devant son insistance, je repars, cette fois c'est une portion de route, il me rattrape et finalement lâche peu avant le ravito. Gros coup de mou. A Cilaos, je prends le temps de me changer vite fait, je change les piles de ma frontale, mortes, puis vais manger. Je partage mon repas avec Cécile qui file vite après. Me voilà à la recherche de Nono avec mon mobile. Comme j'ai une petite ampoule sur le gros orteil gauche, j'en profite pour me faire soigner. C est là que je croise les deux gars de La Rochelle qui nous ont covoiturés au départ à l'Euskal avec Momo. Incroyable! Tant bien que mal je finis par retrouver Nono au repas. Nous repartons en direction du Taïbit, il parait que c est là que ça commence seulement!






Sortie de Marabout

Le Piton des Neiges, toujours en vue

ça roule un peu....mais faut le dire vite

En bas du coteau Kergueven

jeudi 24 octobre 2013

Episode 3 : Jusqu'à Marabout, un bon apéritif

Nous voilà maintenant dans le coeur des champs de canne, Nono tient le bon rythme, de temps en temps, on recroise du public qui nous fait un chemin et nous encourage, on se croirait en haut des cols du Tour de France, on ne voit pas le temps passer. Puis progressivement on attaque la montée au Piton Textor. L'objectif est d'y arriver en 7/8h, soit au petit matin. C'est chose faite, le jour se lève et on aperçoit au loin la Plaine des Câfres et le Piton des Neiges. Au passage, je me fais interviewée par un journaliste, je n'ose même pas lui demander pourquoi c'est, persuadée que c'est un fan de vidéo qui fait ça perso pour lui. Et Alexia m'apprendra que je suis passée en vidéo sur le suivi SFR (voir vidéo ci-dessous). Un bon ravito nous attend au Piton, on se restaure bien et c'est parti pour une descente assez roulante jusqu'à Marabout, qui porte bien son nom parait-il, mais nous n'y rencontrerons pas la moindre trace de boue. Il est peut-être 7/8h du matin, on nous propose des cuisses de poulet grillées, je me jette dessus, c'est trop bon, dire qu'il n'est que 5h du matin en France. Je trouve que mon estomac s'adapte bien. Juste avant le ravito de Marabout, Cécile nous a doublés, elle tient la grande forme et ne s'éternise pas. Nous un petit peu. On a eu beau regarder le road book et entendre parler du Taïbit, du Maïdo ou du chemin des Anglais, en fait on ne sait pas du tout ce qui nous attend, et pour le moment, c'est plutôt cool et on avance bien. Attendez le plat de résistance!


Autre petite vidéo des premiers km, toujours dans la liesse populaire :









mardi 22 octobre 2013

Episode 2 : la délivrance

Jeudi est une journée d attente...longue. Je me suis occupée le matin à faire les courses, mais ça n occupe pas toute la journée. Ensuite, après manger, j'ai vérifié une xième fois les sacs et je trouve encore des choses à rajouter, mais les sacs assistance seront minis quand même. Surtout ne pas oublier les tongs pour l'arrivée et un peu de sous pour la Dodo. Puis je me suis couchée et j'ai tourné et retourné dans le lit jusqu'à 18h30 sans pouvoir dormir. Là, je me suis décidée à m'habiller, ok, 23h c'est encore loin.  Puis repas, puis enfin l'heure de se rendre au départ. Coco m'accompagne avec Maxime, très vite je leur fait la bise et il me faut un moment pour passer toutes les formalités. Dépose des 3 sacs de vie, avec signature, contrôle du camel, et enfin me voilà dans la place. Il y a une immense scène avec un groupe créole qui met l'ambiance. Je suis à la recherche de Nono. Vive les mobiles. Encore quelques échanges avec ma maman et mes enfants (vas y mams, déchires tout - vas y à fond - courage) et bientôt l'immense troupeau s'avance vers le départ. Premier objectif, ne pas se perdre au milieu de cette foule. En se retournant on aperçoit Cécile non loin et je vois également le gars avec qui j'étais à coté dans l'avion. Les élites passent juste à coté de nous. Reste 2' d'attente. On papote encore, on prend des photos. Puis 1'. 15". Des feux d artifice éclatent, on lève les yeux, mais c'est déjà parti. Nous voilà libérés, le public est massé sur des km le long de la route. Des cris fusent de toute part, on est déjà des héros, et il nous faut peut-être une demi heure pour passer toute cette foule en délire. Je suis scotchée. Jamais vu ça. Pourtant, le départ à l'Utmb, c'est quelque chose, mais alors là, c'est dingue. Je filme, je filme....

Vidéo Avant le départ :






Vidéo départ :


Episode 1 : les préliminaires

Mercredi matin, 9h30, nous attérissons en douceur et deux stress à passer : bien récupérer les bagages, qu ils soient tous là et la voiture de loc. Ensuite retrouver Nono, puis Cécile pour déjeuner ensemble comme convenu. Tout se passe impeccablement. Ouf! Puis il faut chercher les dossards. On ne s attarde pas, y a une queue immense pour récupérer tout un tas de trucs de pub. On feinte un peu, et sans faire la queue, nous en récupérons un peu : une casquette sfr, un stylo, un saucisson, un moelleux au chocolat. Retour à la voiture. Ouf, personne ne l'a cassée pour nous piquer les affaires. Nous voilà partis sur Saint Pierre pour notre home sweat home. Françoise, comme une très bonne mère, nous avait rempli le frigo de sorte qu'on ait de quoi manger et petit déjeuner en arrivant. Ça tombe bien car je suis moulue et je m'effondre vite dans le lit. La pression retombe et je dors comme un bébé. De son côté, Nono m'a rassurée en me confiant qu il était tendu depuis son arrivée, il n y a donc pas que moi qui flippe d'être là.





dimanche 20 octobre 2013

ENORME

En titre voilà ce qui me vient, ça résume un peu tous les messages que vous m'avez envoyés. Je ne peux pas vous dire grand chose pour le moment, car le cerveau est embrumé, j'ai des trous et il faut que les images me reviennent. Je voudrais vous remercier tous, car vous m'avez donné la force pour aller jusqu'au bout, je vous savais derrière vos ordinateurs, certains m'ont envoyé des messages en course que j'ai parfois regardé. Même au fond de Mafate ça capte, incroyable. Et puis un remerciement spécial aussi à Nono à qui j'ai proposé de faire la course ensemble, et qui a accepté. Je pense que le fait de faire équipe, nous a permis de faire une très belle course, de nous économiser mentalement, je me suis sentie en confiance, et le fait de devoir faire attention à l'autre, permet de ne pas se poser de questions sur soi. La course est passée super vite, c'est vrai que parfois on n'en voyait pas le bout de ces foutues montées, et de ces descentes de la mort. On s'est aperçus qu'on n'arrêtait pas de remonter dans le classement, Nono avait donné son tel pour le suivi SMS, très bonne idée. ça l'a plus que motivé pour qu'on avance, mais son corps a crié. A partir de la descente du Maïdo, il a vraiment fallu qu'il s'accroche et qu'il surmonte ses douleurs musculaires. La dernière descente après le Colorado a été un vrai supplice. Malgré tout, on finit plus que dans l'objectif qui était de moins de 50h, et disons 48h pour bien dire les choses. C'est vraiment une course de fous, que je vais essayer de vous conter petit à petit. La cerise sur le gâteau? Deux dodo à l'arrivée, une clope, et un moment partagé à 4 avec l'arrivée d'un ami, l'époux de mon ancienne collègue de travail, Brigitte, qui a été la maîtresse de PS de Coco, et ce sont eux qui m'ont ramenée à Saint Pierre.
En attendant, 2/3 photos et la vidéo de l'arrivée. J'en ai fait plein, mais va falloir un peu trier.

Avant le départ, avec mon Coco

Dans la zone de départ

Sur le coteau Kergueven, avant la descente de la mort

Au sommet du Maïdo, au petit matin


jeudi 17 octobre 2013

H-5, Tension Maximale

Me voilà à 5h du départ et j'ai eu beau tout essayer cet aprem pour dormir, ce fut bien difficile, et les massages détentes de mon fils Coco n'y ont rien fait. Les messages d'encouragement continuent d'arriver, et à chaque fois le trac monte un peu plus. J'ai connu ça sur l'Utmb et le GRP, mais là, c'est le pire du pire. Aussi loin que je me souvienne, la dernière fois que j'ai ressenti un stress aussi intense, c'était pour mon dernier accouchement. Déjà, pour les deux autres, j'avais la trouille, mais pour Coco, vu que l'équipe médicale avait tout fait pour me faire flipper, et ben ça allait super mal, et le petit, je l'ai senti passer, je me souviens encore de son passage, 4,440 kg le bougre! Ben là c'est un peu pareil, Le GRP, c'était le premier, alors beaucoup d'inquiétude, l'Utmb le second, plus dur, mais là on sait déjà où on va, et maintenant, la Diagonale, le plus difficile de tous parait-il. Ben j'espère que ce ne sera pas le dernier. Merci encore à tous pour vos messages d'encouragements qui me vont droit au coeur, vous être très nombreux à me "supporter", dans tous les sens du terme d'ailleurs, essayez de ne pas trop faire d'insomnie quand même derrière l'ordi.
Nono n'a pas réussi à dormir non plus, ça rassure...Bises à tous. 

jeudi 10 octobre 2013

Suivi Grand Raid

Voilà, le suivi live du Grand raid, ce sera ici
Outre ma pomme, quelques athlètes à suivre :
- Nour Eddine Benguella
- Cécile Daquin
- Alexis Beaurin (compagnon de route des Templiers 2005)
- Charles Lajus (organisateur UTPMA)
- Althabe Laurent, gendre époux de Christelle

Nos meilleurs locaux du sud ouest :
- Laurent Althabe
- Bruno Bareilles
- Emmanuelle Brothier (Toulouse)
- Sébastien Buffard
- Nathalie Olasagasti (Toulouse)
- Maud Combarieu

YAPLUKA

Actu du jour, l'arrivée de Kilian, la star!


mardi 8 octobre 2013

Et Sud Ouest Aujourd'hui

Merci à Olivier Delhoumeau, qui a écrit un bel article dans le Sud Ouest aujourd'hui. A se procurer dans toutes les bons Tabac/Presse. 
http://www.sudouest.fr/2013/10/08/un-raid-pour-faire-ecole-1192010-3229.php

lundi 7 octobre 2013

On en parle dans la presse

Demain, un article à paraître dans Sud-Ouest, je vous fait partager également l'article sorti dans Running Attitude au mois de juin. Va vraiment falloir que j'aille au bout de la course! Vais peut-être partir en mode promenade, pour être sûre de ne pas me crâmer et me retrouver arrêtée parce que je n'en pourrais plus! Très admirative en tout cas du travail journalistique réalisé, j'apprends beaucoup là. 

samedi 5 octobre 2013

J-10 avant le départ

La pression monte doucement, les valises commencent à se remplir doucement, il est temps de remercier l'ensemble des contributeurs qui m'auront aidé à réaliser mon rêve :
Dans le désordre :
- Lynda Dorado qui fut la première contributrice
- Catherine Thibaud qui m'a fait bénéficier de ses miles pour avoir un billet à moitié prix
- Françoise Bertolotti et son mari, mes logeurs locaux
- Eric Lukjanenko
- Jean-Luc Escarpit
- Anne Demeuran
- Moussa Djemiel
- Anouch Bonnefoi
- Richard Menaut
- Maman
- Michel Wurry, frère
- André et Charlotte Gerhart, Tata
- Florence Gerhart, cousine
- Françoise Leduc
- Stéphane Schneider
- Sylvie Denou
- Maryline Bonnet
- Valérie/Léon Wurry, cousine, parrain
- Régine Marchand, adjointe affaires scolaires, Mérignac
- OM Goimard et Martine Vieugué
- Sophie Viguier
- Jean-Yves Clotes
- Jessie Swiniarski, 
- Agnès et Pascal Versmesch, cousine
- Bruno Voyez
- Philippe Cortijo
- Myriam Boy
- Dominique Laurent
- Catherine Joret
- Thierry Carisey
- Cercle Généalogique de Haute Savoie
- Annick Cottet
- Ricardo Aguilar
- Dimitri Basset
- Chantal Algalarrondo
- Julien Thuillier
- Jean-Marc Sicard
- Fabienne Paglia
- Pierre et Mariline Lafitte
- Patrick Allary
- Marion mathieu
- Olivier Meslier
- Cécile Daquin
- Valérie Fudal
- Joëlle Léao, élue locale
- Pascal Vilain
- Odile Valade
- Bordeaux Athlé

Je crois n'avoir oublié personne. Merci à tous, famille, amis, relations professionnelles, collègues, athlètes, que j'entraîne ou pas, et bien sûr mon club. Grâce à vous, je vais enfin pouvoir réaliser cette course de folie. Et un dernier remerciement à mon cher Inspecteur, Christian Saint Lézer, qui m'a accordé un congé spécial, sans cette autorisation, pas de compet!
Ci-dessous, la carte du parcours. C'est maintenant la période d'affûtage et tous les doutes sont permis. 


dimanche 29 septembre 2013

Dernier gros entraînement

Et voilà, prépa quasi terminée avec une dernière sortie montagne au Pays Basque. 40 km sous une météo clémente et un peu plus de 2000m de D+. 529 km d'entraînement ce mois-ci, toutes activités confondues. Je crois que je ne me suis jamais autant entraînée pour un ultra, merci le VTT. Pour l'instant le bilan est positif, car avec un gros volume, j'ai pu envoyer "du bois" comme on dit, sur la dernière compet et sur les fractionnés qui sont revenus au menu après deux gros mois de montagne. Les statistiques Garmin sont intéressantes à regarder, maintenant, quoi en retenir! Plus il y a de D+, plus on passe d'heures à s'entraîner, moins ça fait de km au final. 
Si j'analyse vite fait le cumul de km sur les 4 mois de prépa de chaque course, et bien je prends peur, et je me dis que je risque de rater ma diagonale car beaucoup plus de km à l'entraînement : 1400 km pour UTMB 2011/1300 UTMB 2012/1750 GRR 2013 (dont 550 en vélo contre 55 en 2012 et 280 en 2011). Voilà, y a plus qu'à vérifier que l'intégration du VTT dans cette prépa, c'est une bonne chose!
SI on y regarde de plus près encore, et bien le nombre d'heure passées à l'entraînement entre 2012 et 2013 est sensiblement le même pour un gros différentiel de km cumulés. Ce qui fait la différence? Plus de montagne sur Juillet/août 2011-2012 pour un objectif fin août avec moins de vélo, une prépa spécifique plus "longue" pour le GRR avec plus de vélo pour compenser le manque de montagne sur août/septembre. Bon, alors finalement, c'est pareil, non?
Pour terminer dans l'analyse, en 2012, 4 compétitions de +/- 50 km avec 3700 à 4500 de D+, cette année, 5 compétitions aussi, mais 105/80 km pour 5000 de D+ et 40/12/30 km avec 1200 à 3000 de D+ et je rajoute l'Euskal début mai qui commençait le début de la prépa, 2x50 avec plus de 5000 de D+. 
Maintenant, j'ai 17 jours pour assimiler tout ce travail et faire du jus. Y a plus qu'à. 
Prépa UTMB 2012 - Seulement 105 km de course pour 18h23
Période
Compteur
Distance
Temps
Gain d'altitude
Vitesse moy.
Récapitulatif1001.326,49222:47:4445.6775,9
août 201225406,4781:28:2212.9315,1
juil. 201225386,2476:25:5921.8834,9
juin 201223256,2727:43:033.8129,1
mai 201227277,5037:10:207.0517,6

Sur Aout enlever 105 km et 5000 de D+
Prépa UTMB 2011 - 175 km 39h36
Période
Compteur
Distance
Temps
Gain d'altitude
Vitesse moy.
Récapitulatif1301.563,41239:17:3839.1356,5
août 201125443,78101:05:1923.9024,4
juil. 201129377,8055:14:338.7576,7
juin 201126325,6641:45:453.9507,8
mai 201150416,1641:12:002.52610,2

Sur Août, enlever 175 km et 10000 de D+
Prépa Diagonale 2013

Période
Compteur
Distance
Temps
Gain d'altitude
Vitesse moy.
Récapitulatif1071.755,37226:33:1543.7287,7
sept. 201331529,4155:04:297.66610,1
août 201329480,1655:56:309.7048,2
juil. 201326351,7268:12:1818.0315,0
juin 201321394,0947:19:588.3268,1