vendredi 11 décembre 2015

Transpy' M-7

La Transpyrénéa commence à vraiment se profiler maintenant, mais l'heure est plutôt au bilan de l'année. Pour la première fois depuis que je cours il n'y a aucun record chronométrique de battu cette année. Et oui, chaque année il y avait un petit mieux sur au moins une distance (10 km, semi, marathon, marche athlétique, etc.), là rien, Nada! Ma fois, cela devient aussi logique, plus de 20 ans de course à pied, je commence à avoir épuiser mes possibilités de progrès, le poids des années commence aussi probablement à faire ses dégâts, c'est déjà très perceptible de l'extérieur, mon miroir me le dit tous les jours et les crèmes n'y font rien! Ces p..... de crème qui coûtent un bras et qui vous promettent de garder l'aspect de vos 20 ans! Et bien à l'intérieur il doit se passer la même chose, et les antioxydants dont on nous rabâche les bienfaits sur la récupération, ma fois, il faut se rendre à l'évidence, il arrive un moment, où les remèdes ont leurs limites!
Mais je refuse d'abdiquer, et je continuerai donc à m'entraîner toujours aussi durement, tant que me corps me le permettra (ou pas d'ailleurs), et je veux garder cette illusion juvénile qui me permet de croire encore que tout reste possible. Et pourquoi pas les jeux Olympiques en 2020!
Que retenir donc de cette année : 
1. J'ai participé pour la première fois aux France de Cross, pas qualifiée en individuelle mais prise en équipe. Belle récompense du club. Un grand moment collectif au milieu des meilleurs. 
2. Participation aux France de Trail. C'était aussi une première. Pas fini dernière, mais quand même en fin de peloton. Une belle expérience et un beau souvenir. Un course vraiment à découvrir
3. Mon troisième GRP 160, revanche prise sur l'an passé avec une course terminée. Un peu déçue du chrono d'arrivée, car avec moins de problèmes d'alimentation, des chaussettes mieux choisies, les chaussures peut-être aussi, cela se serait probablement mieux passé, mais avec des si...En tout cas, une nouvelle leçon et des réglages à revoir, donc l'envie de recommencer évidemment. J'aurais bien aimé pouvoir suivre Nono, mon co-équipier de la Réunion, mais il est devenu trop fort et j'ai pris 3h dans la vue. Je reste admirative de tout ce qu'il fait depuis deux ans. 
4. Deux belles compétitions collectives avec le groupe :  La Pastourelle et l'UTPMA. De bonnes sensations à la Pastourelle, et encore des problèmes d'alimentation sur l'UTPMA. Un beau souvenir aussi de course à deux avec Richard et de bons moments avec les copains/copines. Une très belle région que le massif central. 
5. Marathon de la Rochelle. Un score très acceptable trois mois après le GRP + France de Trail. La seule fois où j'avais tenté ultra + La Rochelle, c'était en 2011 suite à l'UTMB. Mais j'avais abandonné au 32è km, plus de jambes. Cette année, c'est avec mon compère Patrice que j'ai couru, et nous avons tenté quand même les 3h20/22, mais à partir du semi, j'ai voulu que l'on réduise la voilure. Finalement, on a mis que 5' de plus sur le second semi, mentalement, il est vrai que je ne croyais pas du tout à un moins de 3h25, et encore moins 3h20. Dès le départ, mes jambes étaient moyennes. Avec le recul je ne sais pas si finalement je n'ai pas pu avancer plus vite tout au long de la course, simplement parce que mentalement, cela faisait des semaines que j'avais "décidé" que ce n'était pas possible de faire moins de 3h30 vu ma saison. Je garde au final un super souvenir de cette course en binôme, même si tout au long de la course, je n'ai jamais l'air de m'éclater! Jamais un sourire aux photographes. Va falloir que je bosse ce côté là. C'était mon 9è La Rochelle. 

Et puis, il y a toutes ces sorties collectives en montagne, qui restent des moments forts en souvenirs visuels et amicaux. J'aime les entrainements trail. 

Maintenant les yeux, les pensées sont fixés sur cet énorme chantier au mois de Juillet. J'ai bien essayer d'échafauder un plan de marche, mais forcément, rien ne se passera comme cela risque d'être écrit. Déjà sur un UTMB, une diagonale ou un GRP, on a du mal à suivre le plan de marche prévu, alors là....
Nous serons plusieurs girondins et girondines (4 nanas quand même, 3 mecs à ma connaissance), et j'espère pouvoir avancer avec mon co-équipier de club Christian Alfieri, qui lui aussi passera une nouvelle dizaine aussi. Et pour préparer tout ça, il y aura bien quelques compets, quelques longues séances de marche du côté de Bouliac, dans les Alpes et les Pyrénées. 

Voilà, 2015 est presque mort, vive 2016 et que nous allions tous vers un monde meilleur.



 
 




vendredi 9 octobre 2015

Retour sur les championnats de France de Trail

Voilà 10 jours que les championnats sont passés, le corps récupère et reprend doucement le chemin de l'entrainement, mais il souffre. Mes premières réflexions vont sur mon âge! Et oui ma p'tite tu commences à te faire vieille au pays des sportifs, le moral en prend un coup et puis finalement à y regarder de plus près, et bien je note que je n'ai jamais vraiment fait d'enchaînements de la sorte et ce n'est pas fini! A savoir une grosse compétition longue 5 semaines après une ultratrail, et deux mois après je vais remettre ça avec un marathon. Un marathon où je ne me mets pas d'objectif, mais on verra bien d'ici quelques semaines ce que je me sentirai capable de faire. 
Certes après l'édition 2010 de l'Utmb transformée en 20 km + 90 le lendemain (dont je n'avais fait que 30!) j'ai bien enchaîné le marathon du Médoc 15 jours après mais ce n'était pas prévu et j'ai fait les Templiers deux mois après, ça c'était prévu! Ce qui l'était moins c'est que je ne cours que 50 km à Chamonix. En 2009 la première compétition fut 5 semaines après le GRP, la bordelaise 8 km, histoire de revoir ce que c'est que la route car 15 jours après j'étais meneuse d'allure au marathon de Villages, sur un tempo cool, mais qu'il fallait tenir. 2011, rien entre l'UTMB (+ de 170 km cette année-) et le marathon des villages en meneuse d'allure toujours. Puis une prépa marathon avec quelques compets, normal quoi, et un abandon au 32è kilo car plus de jambes, pas voulu m'entamer davantage. Donc trois après l'utmb je n'étais toujours pas opérationnelle pour faire une belle perf sur du long.  2012, petit UTMB (100 km ce n'était pas prévu comme ça!), trail des hospitaliers de 75 km 2 mois plus tard, bien passé, rien d'anormal vu que mon effort à chamonix n'a été que de 18h contre le 36/38 prévus. 2013, l'année de la Diagonale en octobre, donc aucune grosse compétition avant 2014. 2015, abandon à Cauterets au GRP (105 km) du coup, petite "vengeance" sur la Rochelle avec un joli chrono, un peu loin du record, mais un bon chrono quand même. 
Que dire de ces championnats de France où je réalise 9h51 sur 60 km et 3300 de D+? Comment comparer par rapport à une autre course? Les templiers? En 2010 pour 70 km et 3000 D+ j'avais fait 10h44 (5593è/2200) les fois précédentes sur Nant avec 65 km et à peu près pareil de D+ dans les 10h10 au mieux. Les hospitaliers? 11h26 pour 75 km et 3300 sur un terrain très technique. La pastourelle cette année, 54 km et 2500 de D+ en 7h12. 
Bref, même si je fais 171/200 classés et dans les dernières filles, j'ai le sentiment d'avoir couru à peu près à mon niveau, jamais subi la course et bien terminé les 3 derniers kms sur une belle allure. Certes, en comparaison de la Pastourelle je pensais ne mettre qu'une heure et demi à deux de plus soit aux environ de 9h. C'était sans compter sur le bouchon qui m'a bloquée au moins 20'. 
Les meilleurs étaient là et c'est vraiment ce que je retiens avec un parcours sur lequel je me suis régalée, quelques descentes techniques au début, sur lesquelles je me suis lâchée, j'ai enfin repris confiance dans les descentes. Il m'aurait fallut un peu plus de caisse pour continuer à monter plus vite dans la dernière partie de course. Je ne connaissais le Sancy qu'en hiver, et je dois dire qu'il y a vraiment un coin "glacial" que l'on y passe en janvier ou en septembre. C'était un beau parcours, très venté sur les hauteurs ou les crêtes,  on n'est jamais protégé comme dans les Pyrénées ou les Alpes.

Ces deux participations aux championnats de France (cross en mars) m'ont redonné une certaine motivation pour y retourner. L'année prochaine les France de Trail auront lieu début septembre à Nice, alors pourquoi pas si un peu remise de mon périple pyrénéen. Il y aura pour la première fois le C de F Ultratrail mais je ne serai pas au point du tout!



mercredi 26 août 2015

Et un deuxième GRP de bouclé

Voilà, après mon abandon l'an passé, j'ai bouclé cette année mon GRP. Un parcours démarré sous un beau soleil, des paysages magnifiques mais pas trop le temps de s'arrêter pour faire les photos, et revers de la médaille, une chaleur qui a pesé sur l'organisme le premier jour. Résultat : pas réussi a manger correctement, et cela a certainement pesé dans la seconde partie de course.
La veille, j'ai retrouvé les copains, les habitués, sur cette place du village de Vieille Aure qui sonne particulièrement pour les traileurs. Et parmi eux, Nour-Eddine, mon compagnon de la Diagonale, qui voulait faire la course "cool", car il s'aligne dans trois semaines sur le 24h de Léognan. J'ai donc proposé qu'on ré-itère notre coopération. Il avait l'air ok.
Bon, on a coopéré 5', sur la ligne de départ, ensuite, je l'ai vu filer après le premier km. Puis je l'ai croisé au Pic du midi, je montais, il descendait, Christian Alfieri était un peu plus devant. J'évaluais leur avance à peu près à une heure, nous n'étions qu'au km 45/50 environ.
Si les premières montées se sont passées royalement, j'avais même un peu d'avance, j'ai commencé à m'inquiéter par la suite, car je trouvais que je ventilais trop, et que ce n'était pas normal ce sentiment de difficulté à monter. La chaleur?
Je me suis finalement retrouvée à Pierrefitte, la première base de vie, avec une demi-heure de retard par rapport à l'an passé, bon, il faut dire que le kilométrage était un peu plus élevé, vu que nous étions passés par la Mongie et non par Artigues, ceci expliquant peut-être cela. 
La mauvaise nouvelle est venue de mes pieds, ou plus exactement de mes deux gros orteils, explosés. Il a donc fallut que je me les fasse soigner. J'ai essayé de manger des pâtes, d'autres choses, mais difficile, et puis je suis repartie, la pause a finalement duré une heure. Je me souviens qu'en 2009, je n'avais posé qu'une demi-heure, c'était à Villelongue, et j'avais pu manger une bonne assiette de riz avec de la viande, si mes souvenirs sont bons. Et j'avais apprécié. Les soins prennent du temps.
A la sortie de Pierrefitte, je me retrouve avec un gars, bien contente, nous ferons toute la partie ensemble jusqu'à la descente vers Luz. 
Le ravito de Pouy Droumide est long à arriver, là encore j'essaie d'avaler quelque chose, il n y a que la soupe qui passe, puis nous repartons et à ma grande surprise je retrouve Nono à Cauterets, j'avais déjà retrouvé Christian à Pierrefitte, en soins pour ses pieds, pour le même problème que moi.
La montée au col de Riou passe toute seule, je donne le rythme, un autre jeune se met dans notre foulée, puis à la bascule, nous arrivons à Aulian et pointons, Là encore, je croise Nono. Puis, mon co-équipier du jour, finit par me lâcher, car je ne le suis plus dans la descente, j'ai mal aux cuisses et aux orteils aussi. Aurais-je du prendre un doliprane? Je suis plutôt contre ce genre de chose, mais il aurait peut-être fallut. 
En arrivant à Luz, je recroise Nono qui repart, j'en profite pour me faire masser par mon ami Ronan, Aurélia se charge de ma montre,  il faut aussi changer mes pansements aux orteils, tout cela prend du temps. J'essaie de manger, de prendre le temps de choisir ce qui m'irait, difficile, très difficile. Je reste finalement 1h05 à Luz! 
A partir de là, je me retrouverai toute seule jusqu'à la fin ou presque. La montée à la Hourquette Nère est laborieuse, à la bascule je retrouve Jamain qui était sur le 120, il a explosé au 25è km en raison de la chaleur, mais il a le mental pour finir. Je descends pas trop mal, puis arrive au Merlans où la pluie et l'orage s'invitent. 
Là encore, je retrouve une copine du 120, c'est son premier Ultra, je propose que nous fassions le final ensemble, nous ne nous sentons pas les jambes pour courir, mais il pleut tellement, que nous filerons le plus vite possible. A deux on est plus forts. 
Pendant tout ce temps, Nono a pris la poudre d'escampette et finit 3h devant moi, ce qui me laisse quelques regrets. et le gars avec qui j'étais de Villelongue jusqu'à Aulian termine lui aussi 2h devant moi. Ce qui signifie que j'ai vraiment lâché quelque chose après Luz. 
Je suis satisfaite d'avoir terminé, mais il y a forcément quelques regrets. Comment aurait été la course si j'avais pu mieux manger? si mes chaussures ne m'avaient pas posé de problème? Je n'ai même pas fait suffisamment attention au choix de mes chaussettes, qui sont peut-être en partie la cause de mes orteils abîmés. 
Soit, l'âge commence à se faire sentir et il va falloir que je revois les choses différemment, soit il faut que j'arrive à revoir mon alimentation en emportant avec moi des repas déshydratés, et puis surtout, je ne dois pas négliger mes pieds, et bien re-tester tout le matériel. 
Mais la satisfaction de la ligne franchie est là, et c'est le plus important. Le défi a été surmonté. Seuls 210 coureurs sur les 600 au départ ont pu franchir la ligne, même si la course a été stopée trop tôt. Ces jours-ci, c'est place au petit blues, comme pour tous les coureurs, et la perspective de reprendre le travail ne m'enchante pas davantage, mais il faut bien. 
Il va falloir tirer tous les enseignements de cette expérience pour aborder au mieux le grand challenge de l'année prochaine.
Et pourtant, pendant la course, je me suis dit "plus jamais", c'est le dernier, c'est trop dur, je suis trop vieille maintenant, et pourtant des plus vieilles, il y en avait....alors je crois que je recommencerai...parce qu'au bout du compte, c'est bon! 





mercredi 15 juillet 2015

La prépa, ça avance, ou comment courir après deux objectifs en même temps!

Les vacances sont enfin là, et elles ont commencées par 4 jours de montagne, 15 jours à peine après mon UTPMA (110 km et + de 5000 de D+). Mon résultat sur cette course est mitigé, je termine en 21h, soit 2h de plus qu'il y a deux ans. Sur le plan du classement, je termine 4èF (8è V1 il y a 2 ans) et 151/340, contre 114/284 en 2013. Que dire? Je n'ai pas le sentiment d'avoir mieux couru, au contraire, d'autant que je me suis foulée la cheville plusieurs fois dans la nuit, ce qui fait qu'au second ravitaillement, au petit matin, j'avais la malléole enflée. Que devais-je faire? Tenter un strapping? Mais j'avais trop peur que l'on m'oblige à m'arrêter, et comme j'étais avec Richard dont c'était le premier ultra, il n'était pas question que je rende les armes. Je décidai donc de continuer et on verrait bien. La douleur est passée petit à petit. A la différence de 2013, il faisait très beau et chaud, j'ai pu admirer le paysage. Mais il m'a semblé que le parcours était plus difficile, pourtant, à l'arrivée, le gagnant ne met pas beaucoup plus de temps que ses concurrents sur les autres éditions. ça dépite un peu. Certes, je fais 4è fille, mais j'ai l'impression qu'il y avait beaucoup moins de candidates cette année (17 classées contre 25 il y a 2 ans). Toujours très difficile d'analyser ce type de course. Mais voilà, c'était une seconde étape dans ma prépa GRP.


Début juillet, nous sommes 8 en partance pour Gavarnie, dont 4 qui feront 4 jours. Et pour, moi, il s'agit de tester mon matériel : sac à dos rempli de ce qu'il faut pour la transpyrénéa à savoir : 
- sac de couchage - matériel obligatoire (goretex, gants, frontales, 1500 calories au lieu de 6000,) nécessaire de toilette - appareil photo, portable, batterie de recharge - petit réchaud et crampons (que je n'aurais pas pour la Transpy).
Jour 1 : rando/course légère autour de Gavarnie et du crique d'estaubé. 40 km, 2300 D+. 9h30 sans la pause déjeuner. Mode avec les copains, donc un peu tranquille. Nuit un peu difficile, car mal aux jambes, un mal qui passera au bout de quelques heures
Jour 2 : Rando aux Sarradets par les échelles. 24 km, 1600 de D+? 7h. Rando technique, en mode plutôt facile pour moi. Pas de fatigue la nuit, pas de mal aux jambes. Portage léger
Jour 3 : Gavarnie - Cauterets par le Refuge d'Ilhéou : 50 km, 3000 de D+ 13h environ. Nuit difficile car mal aux jambes, mal qui est passé dans la nuit (friction à l'huile d'arnica). Portage Transpy
Jour 4 : Cauterets - Pont Napoléon. 25 km, 1400 de D+, 6h15 sans la pause repas. Mode tranquille, portage transpyrénée. 

Bilan global : 140 km, 8500 de D+ en un peu plus de 35h. Je pense que mon allure était celle à laquelle je pourrais évoluer sur la transpyrénéa. 

Ce qu'il faut retenir : Le GPS affiche environ 10% de distance en plus que celles annoncées sur le roadbook, ce qui signifie, qu'il faudra s'envoyer entre 60 et 70 km GPS par jour. Sur les 4 jours, je suis loin du compte. Les jambes font mal quand on s'arrête et qu'on se repose. Je pense qu'il me faudra de l'arnica 9 ch en quantité sur moi. 
Je dois pouvoir avaler à ce rythme entre 60 et 70 km par jour en 18h, pauses déjeuner comprises. Il faudra que je me réserve des pauses de 6h par nuit pour récupérer. La difficulté sera de trouver où et quand dormir, pour cela il faudra bien étudier le roadbook au fur et à mesure de l'avancement. Je pense que faire un prévisionnel est trop aléatoire. 

Le sac me convient bien, je l'ai supporté sans trop de problèmes, mais ce sera forcément un problème à prendre en compte. Il faudra aussi prévoir dans la pharmacie, Ibuprofène, Doliprane et compeed. 

Pour la prépa 2016, il faudra commencer de longues sorties rando (même sur Bordeaux) à partir des vacances de février. Puis, à partir des vacances de Pâques (entre le 11 et le 24 avril), une session de 4 jours au Pays Basque avec 40/50 km par jour. une autre session en mai de 3 jours, vu le calendrier, ce sera plutôt le week end de Pentecôte (du 14 au 16), à moins que je participe à l'Euskal Trail à l'ascension. En juin, il serait bon de se prévoir au moins un gros week end de 2 jours (4/5) voir un autre vers le 25/26 et 3 jours au début des vacances (6/7/8) juillet, soit 10-12 jours avant le départ de la course. Bon, tout ça, sont des prévisions idéales. 





En attendant, il me faut finir de préparer le GRP, et ce week end ce sera encore une grosse compétition de 75 km et plus de 5000 m de D° du côté de Laruns. 

jeudi 4 juin 2015

Dans le vif du sujet

La Transpy, ça avance. Le sac est choisi, ne reste plus qu'à le tester. Les premiers entraînements spécifiques sont programmés pour juillet. Côté organisation, ça avance aussi, avec sept nuitées avec repas, prévues dans les refuges que nous allons traverser. La seule et unique question qui se pose : Sur les 300 candidats à l'aventure, combien arriveront à destination, et pour ma part, vais-je être capable d'enquiller une moyenne de 50 à 60 km par jour. Et quelle stratégie adopter?
Courir (enfin plutôt marcher) 50 à 60 km par jour entre 5h à 23h environ tous les jours et dormir là où je pourrais (je pense que ce n'est pas la bonne option, car il faut éviter de dormir au bord du chemin), faire des jonctions Cp à Cp, mais cela implique des grosses journées non stop...Par ex, du départ au CP 2, il y a 73 km...ça va prendre au bas mot, 20h, donc avec un départ à 5h du matin (pour l'instant c'est ce qui est prévu), ça amène à 1h du matin au mieux, donc 3/4h de nuit. 
Ensuite, il va falloir composer avec la météo, car il peut y avoir de l'orage, l'organisation peut décider à tout moment de geler l'épreuve pendant un temps, et les 16 jours impartis sont non extensibles, il va donc falloir profiter de chaque fenêtre météo. 
Il me reste donc à constituer un plan de marche idéal, qui ne sera bien sûr pas respecté, mais il faut le faire quand même. Et il faudra trouver un ou une équipière pour avancer ensemble, car, sur ce genre de truc, je pense que l'on avance mieux à deux que tout seul. 
Par ailleurs, l'organisation cherche encore des bénévoles pour les aider lors de cette deuxième quinzaine de juillet, donc s'il y a des volontaires qui lisent ce billet, contactéz l'organisation de la transpyrénée, sur leur site.

Pour l'instant, la forme revient, j'ai fait la Pastourelle (manche du TTN) avec de bonnes sensations et un chrono correct, même s'il n'y a pas de podium au bout, et j'ai pu enchaîner des entraînements toute la semaine, avec même une petite compétition de 10 km, que j'ai gagnée (il n'y avait pas grand monde), avec la fatigue, je ne suis qu'à une minute de mon record. Maintenant, c'est préparation jusqu'à l'UTPMA (105 km, 5600 D+), avec quatre jours de rando/course prévus début juillet. Un premier test Transpy. Et dans une semaine, test du sac. 


mardi 5 mai 2015

Transpyrénée M - 15

Nous voilà au mois de mai, mes préparations Trails commencent, après une participation au premier marathon de Bordeaux. Un marathon qui me laisse un beau souvenir, pour plusieurs raisons ;
Tout d'abord par l'énorme public présent tout au long du parcours, et parmi lequel, bons nombre de copains, copines, parents d'élèves, soit parmi le public, soit parmi les bénévoles qui m'ont donc encouragée. Et ça, c'était magique et grisant. Tellement grisant que je pense que je me suis laissée emportée dans l'allure. Tout avait finalement mal commencé, avec la pluie, et la longue attente dans le sas, beaucoup d'énergie gaspillée. J'étais aussi un peu anxieuse concernant mon genou et ma capacité à courir ces 42 km sans encombre. En effet, une semaine avant la course, au cours de la dernière sortie longue, je me suis cassée la figure, et le genou a "reçu". Bien qu'à priori bénin comme chute, la rotule a été douloureuse pendant près de trois semaines. Mais finalement, je n'ai pas senti mon genou de toute la course, en revanche, le chrono à l'arrivée était un peu loin de celui attendu : 3h28 pour 3h20 visés. Mais je n'ai jamais rencontré le mur, pas eu non plus le sentiment de flancher franchement, même si les coureurs du semi m'ont un peu gênés quand les deux courses se sont rejointes. Ce qui console un peu, c'est de se dire que la distance était probablement plus longue d'un km (après avoir fait des vérifs très techniques!). 
Ensuite, ce qui me gratifie également et me rend heureuse, c'est que sur tout le groupe que j'ai entraîné pour ce marathon (avec Maryline que je n'oublie pas et qui a assuré un énorme boulot de bénévole), quasiment tous ceux qui ont pris le départ ont fini, sauf un, qui couvait une blessure depuis longtemps. Sur 34 inscrits, 31 partants (1 blessé et 2 forfaits de dernière minute) et 30 finishers. Assez fière de ce résultat je dois dire, car vu comme certains s'étaient donnés à l'entrainement, vu que pour beaucoup c'était le premier marathon, et que je savais que certaines y passeraient plus de 5h, je dois dire que j'avais quelques inquiétudes, mais j'étais tout de même confiante dans la détermination de chacun et chacune. Voir ensuite la satisfaction de tous, même si les résultats attendus ne sont pas forcément au rendez-vous pour tous, ce que nous avons réalisé, est magnifique et je suis fière d'avoir pu apporter ma petite pierre à chacun. 


Maintenant, les aventures continuent avec le Trail de La Pastourelle dans trois semaines, puis l'Utpma au mois juin, qui sera suivi du Tour de l'Ossau en Juillet, tout cela pour conclure sur le GRP où j'espère reprendre ma revanche sur l'an passé. 
Parallèlement à ça, je commence sérieusement à envisager cette traversée des Pyrénées l'an prochain, et je suis en train de réaliser que 55 à 60 km par jour, ça ne va pas être simple! 
Je crois avoir déjà trouvé le sac qu'il me faudra (WAA - 20 L, pas donné), et je compte le tester cet été en situation, avec deux sessions de 3/4 jours où je vais tâcher d'enchaîner progressivement jusqu'à 40/50 km par jour! 
Ma première sortie Trail à la Rhune ne m'a pas du tout rassurée, "seulement" 23 km en 6h, 1600 de D+ et trois jours de douleurs aux cuisses! 
Y a plus KA


mercredi 4 mars 2015

France de cross

Bon, ben voilà, les France de cross s'est fait. Jamais je ne pensais pouvoir atteindre un jour cette finale, c'est chose faite grâce coach Dubus. 
Lors du briefing la veille, il a précisé qu'il s'agissait pour chacun de se faire plaisir avant tout. Evidemment, je ne risquais pas de courir pour un podium. Mon idée était de ne pas finir dernière, tout en partant dans les dernières comme d'habitude, car si je pars vite comme les autres filles, au bout de 2 km, je n'ai plus de jambes et je suis asphyxiée. 
2015 est donc la première année depuis longtemps où j'enchaîne tous les cross. Je crois que j'avais un peu oublié ce que c'était. 
Ces France étaient superbement bien organisés, avec un écran géant sur place pour suivre toutes les courses. Quant au terrain, un très beau circuit de cross, avec des relances, des bosses, de la boue qui colle, du plat pour se refaire et relancer, du gravier, enfin bref, tout ce qu'il faut pour en "ch...". Mais, pour ma part, je n'ai pas souffert du tout. Je suis partie très prudente, bonne dernière et petit à petit j'ai remonté, hélas pas suffisamment, je comptais en remonter une cinquantaine, mais finalement, ce ne fut qu'un peu plus d'une trentaine, d'autant qu'à 300m de l'arrivée, les espoirs dépassées ont eu assez de ressources pour sprinter et me repasser, ce qui m'a fait défaut! 
Une belle expérience pour moi, et je peux continuer l'année prochaine, même en changeant de catégorie. Ce sera alors à moi de décider si je cours en V2 ou dans la course Elite. 
Maintenant place à la prépa marathon. 
Et puis contente d'avoir revu quelques ARP. 







lundi 16 février 2015

Qualifiée aux France de Cross

Et bien ce n'était pas vraiment prévu, je savais que j'avais encore moins de chances de passer qu'en 2013, où j'avais été super forte sur les cross, si, si!  et où j'avais même passé Marciana Mukamurenzi aux départementaux - bon, elle avait finit la course avec une rupture du tendon d'Achille, alors pas de quoi me vanter- mais, quand même. Et l'an passé aux régionaux, nous étions au coude à coude presque jusqu'à la fin, je l'ai même passée, mais elle m'a à nouveau grillée dans le final.
Cette année, elle est loin devant moi, avec près de une minute d'avance,  alors soit je suis plus mauvaise que les années passées, ce qui est possible, soit elle est drôlement bien revenue. Je préfèrerais la seconde solution comme analyse, mais je ne me fais pas trop d'illusions. Les années commencent à peser.
Pourtant je bosse, cette année, j'ai été raisonnable sur les gâteaux de Noël, je n'ai pris qu'un seul kilo, enfin, et demi, mais souvent ça tourne plutôt à trois et en général je tombe dans la grosse déprime des kilos en février...et je me dis que je suis foutue! Et bien, j'ai réussi à zappé cet épisode récurrent cette année! Pas peu fière. 
Je me suis trouvé un bon lièvre dans mon groupe en la personne de Claire, qui a drôlement progressé cette année, je suis maintenant loin derrière, mais ça me boost à l'entrainement pour tirer davantage la langue et m'accrocher - de loin - à ses baskets! Les copains, ne soyez pas jaloux, vous êtes aussi des lièvres de luxe pour moi, mais là, Claire, elle a mis tout le monde KO. 
Du coup, mon programme vacances se trouve bouleversé, mais je vais tout de même pouvoir aller participer à cette grands finale de cross, et j'en suis ravie.
Merci à Coach Dubus, de m'avoir intégrer dans l'équipe à qualifier, car nous l'avons fait, et nous y voilà!
Et puis, c'est ma dernière année en V1 (snif, snif, snif), mais comme Marciana, j'espère continuer l'an prochain en jouant Hors catégorie.
Je vais donc courir "pour l'honneur", pour participer, et je vais donc me fixer l'objectif de ne pas finir la dernière, j'aimerais bien qu'il y en ait quelques unes derrière moi quand même! Malgré le côté très sélectif des inter de cross, on devrait tout de même frôler les 500 participantes. Je ne vais pas finir dernière quand même! Quitte à faire des croches-pattes.....



lundi 26 janvier 2015

Un début d'année sur les fondamentaux

Comme chaque année depuis que je cours, j'attaque l'hiver en participant aux championnats de cross, avec un entrainement pas forcément très proche de ce que l'on doit faire pour cette spécialité. Après trois participations au trail hivernal du Sancy, j'ai décidé de pauser depuis l'an passé sur ces longues distances en début d'année, histoire de mieux retravailler les courtes distances. Ces trois participations au Sancy m'ont laissé de merveilleux souvenirs, mais voilà, je n'ai pas spécialement envie d'y retourner pour le moment.
Alors place aux cross avec l'envie d'aller le plus loin possible, c'est à dire au moins jusqu'au inter-régionaux, épreuve pour laquelle je me suis toujours qualifiée. Mais l'idée est aussi de ne pas trop rétrograder dans le classement, voir, même de rester au même niveau, et pourquoi pas faire mieux. Après avoir consulter toutes mes statistiques sur la question, et bien je me rends compte qu'il n'y a que depuis 2012 que j'arrive à me classer dans la première moité du classement sur les régionaux. Avant, j'étais toujours un peu au-delà. Ne nous affolons pas, cela ne veut pas forcément dire que je suis meilleure, c'est peut-être le niveau global qui baisse, à l'instar de ce que l'on observe sur la route.
Ce dimanche, je me classe donc 44è sur 101 classées (cette fois, les V2 et V3 concourraient dans une autre course, sauf exception), c'est un peu moins bien que l'an passé à Bègles où je m'étais classée 39è sur 128 concurrentes et où j'avais réussi à accrocher Marciana. Ce dimanche impossible, soit elle était plus en forme que l'an passé, c'est je n'ai pas si bien couru que cela. Va falloir essayer de faire mieux aux inter dans 15 jours. 
Alors pas d'erreurs sur l'entrainement : un bon dosage de récup/séance/affûtage. Car le danger, c'est toujours d'en faire trop. 


vendredi 16 janvier 2015

Programme 2015

Nous voilà en Janvier, et bien sûr, pour les ultra-trailers, c'est le mois de la course aux inscriptions et à la planification. Les ultras au format 160 km se multiplient, et le choix devient assez cornélien. Je m'aventure sur de nouvelles Terres, ou je reste sur les courses qui ont fait le mythe de cette discipline? Diagonale des fous, Utmb, GRP? Pourquoi pas essayer l'échappée Belle ou l'UT4M du coté de Grenoble, ou encore le Grand Raid Cathares, celui des Vosges, tiens, il y en a un nouveau dans le Mercantour. Ah, et puis, il y a l'Andorra Ultra Trail, peut-être le plus dur finalement. On commence à avoir l'embarras du choix, et à ce jeu, tout le monde ne fera pas le plein.
Cette année, à l'utmb, il y a un peu moins de candidats, pour le GRP, il reste des dossards à prendre, bon ils ont augmenté la capacité d'accueil :  1300 sur le 80 au lieu de 1000, 800 sur le 120 et 1000 sur le 160. Le 80 est complet avec 300 dossards supplémentaires. 
Finalement pour moi, après mon abandon de l'an passé, pas question de laisser ma place à quelqu'un d'autre, ce sera donc le GRP pour la 4è fois, et l'objectif de l'année, avec cette fois-ci, une bonne prépa avec quelques compétitions intermédiaires :
- Le 54 km de La Pastourelle en mai, comptant pour la qualif championnat de France de Trail
- Le 100 km de l'UTPMA (2è participation) en juin
- Probablement le Grand Tour de la Vallée d'Ossau, comme l'an passé en juillet

et des sorties à la journée, avec si possible 2x3 jours en juillet et août pour appréhender aussi la prépa Transpyrénées de 2016 et avec des copains/copines, ce serait mieux.

En attendant, et avant d'attaquer les trails, ce sera cross et route jusqu'en avril avec le marathon de Bordeaux en Nocturne, qui "renait" de ses cendres après trois éditions entre 2000 et 2002. Ce fut mon premier marathon : juin 2000, lendemain de ma première kermesse en tant que directrice d'école, avec deux parents d'élèves.  17 juin 2000, départ 20h, place de la bourse, 35°, trois boucles de 14 km à parcourir entre les quais, l'avenue Thiers, cours Victor Hugo, rue Sainte Catherine jusqu'à la Victoire, puis boulevards et retour jusqu'à la place de la mairie, pour rejoindre le cours du chapeau rouge. Une première édition hécatombe avec la canicule. Les deux éditions suivantes se sont faites en octobre je crois, et sur les extérieurs, beaucoup moins intéressant. Mon chrono? 3h56 sous cette chaleur! Un bien joli souvenir tout de même. 


Voilà un joli programme en espérant que la vieille tienne le coup! Motivée, motivée,!