vendredi 5 décembre 2014

L'heure des bilans

L'année n'est pas encore finie, mais le marathon de la Rochelle est passé, il est temps de faire un petit break pour se remettre d'équerre et un bilan de l'année, qui n'a pas été folichonne. Une année perturbée par des vacances scolaires occupées à faire des travaux, du coup, moins d'entrainement, et moins de compétitions, surtout longues, une année en demi-teinte au niveau des résultats, comparée à 2012 où j'avais tout explosé, et 2013 où j'avais fini en apothéose avec mon rêve réalisé à La Réunion.
Les choses ont un peu mal commencées avec un abandon au 24h équipe du Grand Brassac en février, bien que je ne m'étais pas trop mal débrouillée aux cross, la boue et la pluie m'ont miné le moral et la motivation lors de cette édition. De plus, le changement de stratégie que nous avions mis en place a été fatal, nous n'aurions rien du changer. D'ailleurs, pour l'édition 2016, il n'y aura plus d'assistant, seulement trois coureurs, et j'espère bien être de la partie.


Ensuite, vu le programme physique des mes vacances, je me suis plutôt tournée vers les 10 km, j'en ai fait 4 dans l'année, alors que je dois en être à 3 sur les 5 dernières années. Sur deux d'entre eux (Saint Médard et le Haillan), j'ai terminé à 10" de mon record qui date de 2006, cela m'a rassurée sur le moment et je me suis dis que je n'étais pas encore finie. J'ai "fêté" mes 20 ans de course à pied sur le 10 km de Pessac qui fut une manière de marquer ces deux décennies de course à pied, puisque cela a été ma première compétition. J'avais terminé en 53'30, et à l'arrivée quelle sidération! On m'avait remis un Tee Shirt et une bouteille de vin! Vu ma place dans le classement, et les 30 francs que j'avais payés, je n'en revenais pas que l'on me donne une récompense! Par la suite, j'ai compris, qu'on avait quelque chose à chaque course, pas seulement si on finissait sur le podium, et aujourd'hui, je ne comprends pas l'attitude de bon nombre de coureurs, qui ne pensent qu'au trophée finisher, je devrais dire, beginner, et qui râlent s'ils ne le trouvent pas assez à leur goût. Tout cela contribue peut-être à faire exploser les prix d'inscription. En Moyenne x2 ou x3 en même pas 15 ans. Pourtant, même si tous les prix de la consommation ont explosé, on n'en est pas à x2 ou x3, quant aux salaires, eux, ils n'ont pas vraiment suivis cette inflation, dommage. Aujourd'hui, quand un 10 km est à 7 ou 8 euros (presque x2), on trouve ça presque louche!?, un semi à 15 euros, ça commence à se faire rare (au début des années 2000, celui de bordeaux coûtait 50 francs), quant aux marathons dont le prix était aux alentours de 200 francs, y compris Paris, et bien maintenant, quand on en trouve un à 40 euros on est contents. Paris démarre aujourd'hui à plus de 70 euros, et Bordeaux après avoir laissé 1500 dossards à 50 euros, a fixé un pris à 75, et voilà qu'ils ont déjà fait le plein avec 15000 coureurs. Vous me direz qu'ils auraient tort de se priver. Ok, la règlementation a évolué, et les frais de sécurité sont plus élevés, mais quand même!

Bon, revenons-en à ma saison, à partir de la fin du mois de mai, je me suis tournée vers mon objectif de l'année, le GRP, avec seulement 2 trails de préparation, et pas trop de rando-course au programme. Alors évidemment, je n'avais pas de grand objectif, mais une fois sur la ligne de départ, il en était autrement. Tout s'est bien passé sur la première partie, et dès que j'ai attaqué LA difficulté de la course, c'est à dire le Cabaliros de nuit, avec le brouillard et la pluie, et bien j'ai pris un coup au moral et me suis fait un mauvais film, donc j'ai rendu les armes à Cauterets, ou plutôt le dossard alors que j'aurais pu finir très correctement, et probablement même sur le podium. Donc, j'ai vite tourné la page pour m'inscrire sur le marathon dès le lendemain, et question récup, et bien comme je n'avais pas fini la course, j'ai ré-embrayé de suite. Grave erreur, car pendant deux mois, j'ai ramé, avec beaucoup de douleurs musculaires. Le semi de prépa à Saint Jean de Luz a été la course sanction, avec 1h46 ou 47 au compteur, ça sentait très mauvais pour La Rochelle, mon marathon fétiche, dont ce fut ma 8è participation. 


La fin de prépa s'est bien déroulée, avec mon co-équipier Patrice, en prépa lui aussi pour Saint Sébastien. Les fractionnés se sont tous bien passés, mais j'ai ramé sur les footings de récup et les sorties longues. Curieusement la semaine de régénération avant la compet est passée comme une lettre à la poste, de bonnes sensations, mais la confiance n'était pas au beau fixe sur la ligne de départ. De l'angoisse, la peur de l'abandon encore une fois (j'ai abandonné deux fois à la Rochelle, sur 35 marathons, je compte trois abandons en tout), cela aurait été le troisième de l'année alors qu'en 20 ans de course, et près de 500 compets, j'ai du abandonné 4 ou 5 fois en tout. 

Nous sommes trois du club, je croise Moussa au départ, on s'échauffe ensemble, puis je vois quelques têtes connues dans le SAS et à 9h, le troupeau est lâché. Je fais attention à mes sensations et freine mes jambes qui emportées par le peloton pourraient me faire payer très cher un premier semi trop rapide. Je me fixe mon record à La Rochelle, soit 3h20 et un passage au semi en 1h38'30. Il y a un peu de vent, Je croise un ancien parent d'élève Yvan, parti pour 3h15. Je lui explique que ce n'est pas dans mes moyens du jour. J'espère qu'il va tenir. Je passe le semi en 1h38'35, suis contente, tout va bien, maintenant, il faut que ça tienne comme ça jusqu'au 30, sans aucun problème. Passe le 25, 2h57, pas tout à fait, c'est bon ça, 30è 2h21, j'aurais préféré 2h20. Me reste donc 1h pour faire les 12 derniers kilos, soit 5' au kilo contre 4'45 jusqu'ici, si je craque un peu. Mais le vent se fait plus fort. Jusqu'au 30è, je suis encore bien, 2h44, et sur ce port des minimes, tout se corse, le vent se faire encore plus fort, les jambes craquent un peu, je ne peux pas dire que je suis dans le mur, mais j'ai du mal à avancer "vite", ça tire un peu. Je prends mes gels, mais ça ne me relance pas vraiment. Arrive le dernier km, là, j'essaie de tout donner pour faire tomber le chrono. Je franchis la ligne d'arrivée en 3h22'35, satisfaite du résultat, mon GPS indique plus de 42,5 km, là, je trouve que l'écart est tout de même important, le parcours a quelque peu changé depuis les dernières éditions, mais ma foi, la distance est officielle. J'apprendrais par la suite que le vainqueur a pris 3' dans le deuxième semi, le vent doit donc y être pour quelque chose quand même.

 Allez, plus que 100 m!

Je suis rassurée, la effets de la "dégénérescence" cellulaire ne m'ont pas encore attaquée, et je vais envisager l'année 2015 requinquée. 
Tout d'abord, retour sur le GRP, avec un meilleur entrainement je l'espère et davantage de grosses compets de prépa, le marathon de Bordeaux en Avril avec une grosse partie de mon groupe d'entrainement, et le gros, gros challenge en ligne de mirre pour 2016 : LA TRANSPYRENEA. ça y est, inscription confirmée, quelques copains sur la liste des inscrits, une course que l'on pourra peut être faire en équipe. Un petit regret, mon co-équipier de la Réunion Nour-Eddine, n'a pas succombé!

lundi 17 novembre 2014

La Transpyrénéa, ça prend forme

Me voilà pré-inscrite au défi, Dossard 68, presque mon année de naissance. Ils auraient pu me donner le 66 quand même! Ne reste plus qu'à m'acquitter des 10% à payer avant le 1er décembre pour confirmer mon inscription, et à cogiter sur ce circuit, qui se fera de Banuyls à Hendaye, qui est un sens qui me va bien, car on rentre vers la maison.
L'assistance sera autorisée, à savoir maintenant qui voudra bien de temps en temps m'en apporter, Huguette, Alexandre, je vais compter un peu sur vous sur la première partie. Les autres copains/copines, j'espère pouvoir compter aussi sur vous à partir de Luchon : Cyril de Toulouse, Alain de Ségus? Vincent d'Ascain? Enfin bref, voilà tout ce qu'il va falloir que je réfléchisse. Et surtout une petite étude des cartes, et pourquoi pas un peu de reco du coté de Font Romeu cette année?  La course est divisée en quatre étapes à couvrir en un temps limite. 
Si je connais un peu toute la partie entre Luchon et Hendaye, je ne connais rien entre Banuyls et Luchon. 
Bref, j'ai plus d'un an et demi pour réfléchir et organiser tout ça. Et puis il y a des copains dans la course : Didier Valade, Frédéric Goumard, Eric Galéa, Pascal Viera, Et j'espère que Charles Lajus (organisateur UTPMA) et mon collègue de club Christian Alfieri seront aussi pris, ils sont en liste d'attente pour le moment. 
Pour tout savoir, c'est ici.
En attendant, dernière ligne droite pour le marathon de La Rochelle, en espérant que ça passera pas trop mal, car 2014, n'a pas été une très bonne année en course à pied, espérons que cela n'est que passager. Une bonne coupure et ça repartira plus fort, je l'espère. 

lundi 27 octobre 2014

Semi Prépa : J'ai tout foiré!

Bon, et bien on ne s'étendra pas sur le sujet, mais malgré une superbe course en terme d'organisation et d'ambiance, j'ai fait une course de merde que je termine en plus d'1h47. Compte tenu du parcours, 1h40-42 aurait été une bonne perf je crois. Va falloir revoir à la baisse encore les ambitions pour La Rochelle. Serait-ce le début des effets du temps qui me tombe dessus? J'espère que non, et qu'il s'agit simplement d'un mauvais passage comme cela arrive quand on fait de bonnes saisons. Mon séjour à la montagne n'a certainement pas arrangé les choses, mais je n'allais pas rester devant la télé alors qu'il faisait beau!





lundi 13 octobre 2014

Octobre 2014

Quelle fut difficile cette reprise après le GRP. Beaucoup de douleurs musculaires, beaucoup de difficultés à enchaîner les entraînements, des fractionnés qui se passent à peu près bien mais qui mettent longtemps à se digérer, je crois que jamais je n'ai eu autant de mal à redémarrer après une compétition. Quand je pense à ce que j'ai pu enchaîner dans la semaine puis les semaines qui ont suivi le GRP 80 l'an passé! Soit j'ai pris un gros coup de vieux, soit mon corps dit un peu stop car il a besoin de se refaire en profondeur, soit c'est le mental qui n'est plus assez fort pour encaisser tout ça. Je n'ai pas de réponse. 
J'ai donc fait ma première compétition ce week end, par le 10 km de Pessac, qui m'a replongée 20 ans plus tôt, et oui, c'était ma première course sur route après deux mois d'entraînement. J'avais terminé en 53'30, deux ans après, je faisais 45', mais il a fallut attendre 2006 pour descendre sous les 43', ce fut à Saint Médard, 42'55 et c'est mon record. Cette année, c'est mon 4è 10 km, je n'en n'avais pas vraiment trop refaits ces dernières années. 43'05 à Saint Médard et au Haillan, 44'17 dimanche, je suis plutôt contente, et espère que les sensations vont bien revenir pour faire un joli chrono à La Rochelle. En attendant, dans quinze jours, nouveau test avec un semi "prépa" à Saint Jean de Luz, un parcours pas facile, mais j'aimerais bien accrocher les 1h35/37. 
En attendant, un nouveau défi m'est tombé dessus, l'occasion enfin de tenter la Grande Traversée des Pyrénées en mode course. Ce sera pour 2016, me voilà pré-inscrite à la Transpyrénéa, 895 km en quatre étapes. Je ne sais pas encore de quoi il en retourne, mais j'ai quelques idées. 


mardi 26 août 2014

GRP 2014, J+3

Bon, ben voilà, c'est fait, mais mal fait.
Pourtant tout se passait bien, je suis partie tranquillement à mon rythme, la météo n'était pas au top, mais jusqu'à la redescente du Pic du midi, les conditions étaient bonnes, même si le soleil était absent. Entre le col de Portets (2h35 de course) et le col de Bastan, j'ai retrouvé mon co-équipier du Grand Raid, Nono. Nous avons fait un petit moment ensemble avec son copain Stéphane Benquet, puis je les ai perdus à l'occasion d'une pause pipi. A Artigues, Julien était là pour nous encourager, ainsi qu'au sommet du Pic du midi. Ensuite, la partie entre le pic du midi et Hautacam a été moins plaisante, car la pluie a fait son apparition, mais j'ai vu le lac bleu cette fois-ci, sans le soleil, mais je l'ai vu. Dans cette partie, j'ai doublé Sylvie Mathis avant le lac bleu, elle était l'une des favorites. On s'est retrouvées au ravito d'Hautacam où nous avons échangé un peu, puis à Pierrefitte. Alors que j'avais fait une bonne descente, mais longue, j'avais décidé de faire une bonne pause et de dormir un petit quart d'heure. Entre la toilette express, les soins de pieds car je voulais remettre de la Nok, manger, et le petit quart d'heure de dodo, les 1h sont passés sans que je les vois. J'ai aussi recroisé Sylvie qui se faisait soigner, elle avait un coup au moral et ne voulait par arriver à Vielle Aure pendant la nuit, soit après 21h. Je pensais qu'elle était repartie avant moi. J'ai bien attaqué le Cabaliros, et redoubler les filles qui étaient reparties certainement avant moi, mais je ne me suis pas rendue compte qu'il y avait certainement cette landaise. J'ai progressé avec un gars, qui ne regardait pas les balises alors qu'il y avait du brouillard. Il faisait toujours du tout droit. Un anglais, et moi-même avons du le rappeler un paquet de fois. Le brouillard s'est fait de plus en plus épais, ma montre GPS n'indiquait pas le bon kilométrage (très en colère contre garmin), et la cabane Puy Droumide n'arrivait jamais. Enfin, nous y sommes parvenus. J'ai mangé un peu, puis suis repartie assez vite. Il y avait aussi une certaine Mireille, qu'une de mes supporters me disait de "bouffer", et avec qui je faisais peut-être un peu de yoyo. La montée finale au Cabaliros fut rude, brouillard épais et balises difficiles à repérer, je me suis retrouvée avec un groupe de gars qui ont du ralentir, car il ne fallait laisser personne seul. Enfin le col de Tente pour descendre à Cauterets, et là, j'espérais pourvoir recourir, et bien non. Le terrain était tellement humide, que ça glissait partout. Personne n'a couru, et quand enfin nous avons atteins la route forestière, j'avais déjà décidé d'arrêter, car je trouvais que j'avais mis trop de temps à atteindre Cauterets et je me voyais avec un final en plus de 40h, ça, je ne le voulais pas! Les gars ont bien essayé de me motiver, mais rien à faire. Et je pensais la Sylvie Mathis, déjà envolée. Je n'ai rien demandé à Cauterets, j'étais juste un peu hagarde, j'ai regardé le ravito, je n'avais envie de rien, mon estomac était un peu en vrac, l'eau gelée du camel, ça fait pas du bien. On m'a dit qu'un bus partait à 6h, je suis allée me coucher un peu, puis je me suis levée à 5h30, et là, j'ai rendu mon dossard. Et je n'ai prévenu certains de mes proches que vers 8h! Rentrée à l'appart, je me suis douchée, ai dormi un peu, et ensuite ai suivi le live. Pour l'épilogue de cette course, Sylvie Mathis avait une demi heure de retard sur moi à Cauterets, elle a fini 2è de la course en 37h42! 
Mon petit bilan personnel de cette course : Il faut arriver motivé(e) à 200% pour réussir, ce qui n'était pas le cas pour diverses raisons, et la première, fut celle d'une préparation contrariée, car je n'ai pu véritablement "l'attaquer" qu'au mois de juin, et faire que deux courses de préparation en juillet. Pourtant quand je me suis inscrite, connaissant les conditions de préparation que j'aurai, mon état d'esprit n'était que de participer et finir, mais une fois dans la course, il en fut autrement, surtout quand j'ai vu comment je progressais, et puis la veille, je m'étais finalement fixé un objectif chrono. Encore une erreur, mais quand on a l'esprit de compétition, difficile de s'en défaire. 
Je ne peux qu'être déçue après coup, car le podium m'était accessible, 2è, 3è ou 4è peut-être? Qui sait? 
Déçue aussi pour tous ceux qui m'ont suivie et qui ont vibrer pendant ces 23h de course à l'idée de me retrouver sur un podium. La perspective de retrouver Aurélia et Ronan au point suivant n'ont pas été non plus suffisamment motivants pour me faire continuer. Peut-être que j'aurais du les appeler, comme j'aurais peut-être du appeler d'autres personnes, sauf ma maman, qui bien sûr m'aurait encourager pour arrêter!
Une course comme celle-ci est toujours une aventure collective, le fait de se savoir suivi est un élément moteur, même si l'on est suivi à distance. C'est la seconde fois que je regardais mon portable en course, après la Réunion. La prochaine fois, je demanderai à mon entourage de se "réveiller" aux alentours de 3h du mat, pour suivre mon arrivée à Cauterets et m'appeler, en tout cas, il ne faudra pas que j'ai des scrupules à réveiller certains. Car au GRP, Cauterets est un endroit clé, je pense que j'avais du souffrir aussi en 2009 vers cet endroit, je me souviens d'une progression extrêmement difficile dans le brouillard pour arriver au Cabaliros, mais la descente était relativement courable, et à Cauterets, j'avais eu un très bon appétit. Mais j'avais mis du temps à repartir quand même. 
Pour la suite, j'ai donc décidé de "me refaire" en faisant le marathon de La Rochelle, ces 102 km du GRP, pourraient me permettre d'envisager un bon ultratrail en octobre, si vous voyez ce que je veux dire, mais bon, à moins de gagner au loto, il ne faut pas rêver!
Merci à tous ceux qui m'ont suivie et encouragée. Désolée de vous avoir déçus. C'est mon deuxième abandon en course cette année (Grand Brassac en février), va falloir faire quelque chose!

Il me reste le souvenir d'avoir passé trois jours super avec mes garçons, cela n'était pas arrivé depuis longtemps, ne manquait que l'aîné. 




jeudi 21 août 2014

21/08/2014 : J-1 pour l'objectif de l'année

Cela fait de longs mois que je n'ai rien écrit. Ce printemps a été light au niveau des compétitions, travaux et calendrier scolaire en cause.
J'arrive à la veille de ma participation au GRP, cette course que j'aime tant.
Les amis commencent à arriver, et depuis que je suis là, je ne cesse d'en croiser, cela donne du baume au coeur car la météo n'est pas au top, et ça permet de se mettre dans l'ambiance.
J'arrive décontractée, un peu trop certainement, aucune pression cette année, je sais que je suis moins entraînée que d'habitude, j'ai fait moins de compets de prépa, moins de volume, je vais devoir compter sur mes acquis et sur mon mental.
Néanmoins, si la ligne d'arrivée reste l'objectif à atteindre, j'ai quand même une idée de chrono en tête. Ayant fait 36h en 2009 pour ma première participation à un ultra, je voudrais viser la même chose, bien qu'il y ait le pic du midi en plus à faire, soit 1h30 environ de plus. Si j'atteins ce chrono, ça voudra dire que j'ai très bien couru. Si je fais plus de 40h, cela voudra dire que j'ai bien galéré. 
Allez, on verra. 
En attendant, j'ai pu profiter de trois jours avec mes enfants, et nous avons pu faire deux belles randos, en espérant qu'elles m'auront apporté un + et non pas un - pour vendredi.

Aujourd'hui, c'est retrait des dossards, et partages avec les amis qui sont arrivés.  

mardi 11 mars 2014

Un peu de route pour se refaire la cerise

Voilà un petit mois que je n'ai rien écrit. Il y a eu les vacances de février, qui m'ont bien occupée dans mes travaux maison. J'en ai tout de même profité pour faire un 10 km à Bassens, un circuit que je ne connaissais pas. Partie un peu trop vite, mais la dernière séance de 1000m était très concluante, alors cela ne m'a pas fait peur d'être si rapide. Mais finalement, sans vraiment m'en rendre compte, j'ai lâché après le 7è km, pour finir en 44'16, alors que j'ai passé les 3 premiers km en 12'30, soit sur les bases de moins de 42',  vraiment pour exploser mon record! Ce fut donc pour moi un résultat mi-figue, mi-raisin, mais j'ai remis cela 15 jours plus tard à Saint Médard, en me sentant fatiguée, et des travaux et du we ski la semaine précédente. Des années, que je n'avais pas fait autant de ski en si peu de temps. Un vrai régal. La semaine précédent Saint médard fut donc laborieuse, avec seulement des footings, car impossible de faire autre chose. Une gamelle sur les fesses au démarrage du footing mercredi soir, car glissade dans une belle marre de boue bien grasse et bien noire, et pas les bonnes chaussures au pied, m'a fait comprendre qu'il fallait que je renonce sur le champ à ce footing pour le remettre au lendemain. J'ai pris un petit coup au moral mais ce n'était que le début des mésaventures. Car dimanche, à la fin de l'échauffement, je me suis vautrée lamentablement sur le bitume au milieu des bénévoles, et j'ai explosé un genou, le collant et par la même occasion la paume de la main. Je me dis, ben voilà, là encore c'est un signe, je suis là en reportage, mais je veux faire la course pour une fois, ça fait si longtemps que je ne l'ai pas pas faite, je n'aurais pas du! Ma main est en sang, je dois aller voir les secours, on est à 30' du départ. Les secours ne sont pas encore tout à fait installés, ils mettent une plombe à me soigner, je m'impatiente. Enfin mes pansements aux bons endroits, je finis de me préparer et pars rejoindre la ligne de départ. Dans ma tête, je pars pour 44', et moins si je peux, je suis dans le sas des dossards préférentiels, donc devant et avec ceux qui partent très vite. J'ai peur de l'emballage de début de course. Finalement, j'arrive à gérer, et très vite je me retrouve aux cotés de mon camarade de club Fred. Nous faisons les premiers km ensemble, mais assez vite je le lâche et petit à petit je remonte le peloton. Les 5 premiers km sont les plus roulants, je passe en 21'09 au 5è km, sachant que j'ai bien géré le premier km. Et je continue à remonter durant toute la course. Arrivée vers le 7è km, j'aperçois un autre camarade, Momo, à quelques mètres de moi, j'aimerais bien l'accrocher, mais je veux pouvoir gérer jusqu'à la fin. le dernier km est très difficile car un beau faux plat montant. Je passe le panneau en 38'45, je me dis que les moins de 44' sont là, c'est sûr, puis au fur et à mesure que j'avance et que je calcule, je me dis, peut-être même les moins de 43', avec donc une possibilité de faire mieux que mon record (42'55, à Saint Médard en 2006). ça voudrait quand même dire qu'il faut que je tourne ce dernier kilo en montée en moins de 4'10! Finalement je passe la ligne en 43'05, à 10" de mon record, avec une genou abîmé, une main en sang et une semaine difficile. Je suis donc plutôt ravie. Va peut-être falloir en faire un autre en avril. 


mardi 11 février 2014

Mauvaise passe

Les années se suivent et se ressemblent. Il n'y a pas à dire, février n'est pas un bon mois pour moi. La baisse de forme est toujours là, à laquelle s'ajoute une petite déprime saisonnière, plus importante peut-être cette année en raison de ces conditions météos épouvantables et qui durent. Même notre bois est devenu impraticable, il nous faut courir sur la piste cyclable. Du jamais vu. Nous avons abandonné au Grand Brassac, fait rarissime chez moi. Les raisons? Une terrain trop gras, trop mouillé, trop glissant, des zones de relais trop chaleureuses, trop bien chauffées, avec de bons lits, de bons repas, qui ne donnaient pas envie de repartir. A moment donné, j'ai essayé de peser ce qui l'emportait sur le plaisir et le déplaisir, ce fut le déplaisir. J'ai eu un moment de sursis, car quand j'ai exprimé mon ras le bol, mon co-équipier Lolo, était encore motivé, alors je suis repartie, mais au relais suivant, il n'était pas prêt, notre assistante ne m'attendait pas si vite, le suivi GPS ne fonctionnait pas bien. Du coup il a fallut le sortir du lit, 5' de perdues, déjà ça, ça fout un coup au moral, et au relais précédent j'en avais perdues 5 aussi car oublié de repartir avec la balise gps. Il était bien au chaud dans le lit, est reparti difficilement, puis revenu, trop froid. Il aurait fallut que je continue. Je crois aussi que notre changement de stratégie par rapport aux années précédentes a été fatal. On voulait faire des petits relais, mais du coup on s'est retrouvés à ne pas assez se reposer entre les sections, et condamnés à toujours faire la même section chacun, alors que l'an passé, on tournait. C'est Vincent que nous avons fortement déçu. Je regrette de ne pas avoir su remotiver Lolo, et surtout de ne pas avoir continuer. La nuit est le plus dur moment à passer. Voilà pour le débriefing de la course, on y retournera l'an prochain certainement. Les solos ont eu beaucoup de courage, moi qui m'était dit, je le ferais en solo si on n'a pas d'équipe, ben là, j'étais bien contente d'être en équipe. Le point positif, c'est qu'étant rentrée plus tôt, j'ai pu faire mon marché, préparé un bon petit repas de famille avec mousse au chocolat maison et boudin du marché, et ensuite, petit tour au Porge pour voir les dégâts des fortes marées. Il y avait beaucoup de monde, et les plages étaient dégueux de cochonneries charriées par la marée, mais il y avait du soleil, et ça, ça a fait du bien. La fatigue est là, les cuisses ont encore mal après une semaine, mais j'ai fait une bonne séance de mille vendredi, curieusement.  J'étais moins bien préparée que l'an passé je crois, c'est une petite claque, mais pour mieux repartir. Je vais maintenant me concentrer sur la route, sans savoir si je ferai un marathon au printemps, ou Belvès, car les travaux m'attendent chez moi, et c'est la priorité des priorités cette année. Ah, j'ai oublié de parler des mes kilos, car ils sont aussi la cause de ma dépression saisonnière. +2, pfffffffffffffffffffff! Faut arrêter le sucre, le chocolat, les bons petits plats, mais je peux pas. Je cours moins, je ne fais plus de vélo, les sentiers sont impraticables, je mange....bien, et donc, je grossis, et donc je râle, mais je continue à manger...trop! 









mardi 21 janvier 2014

Bilan des cross de janvier

Après les départementaux et les régionaux de cross, il est l'heure d'un premier bilan. Tout d'abord, la récupération de la Diagonale a été assez surprenante, car aucun coup de fatigue, aucune baisse de forme et même de très bonnes séances sur piste en décembre. Alors, soit, je ne me suis pas assez donnée dans cette course (j'ai parfois ce sentiment), soit j'étais mieux préparée, ça c'est sûr, et j'ai donc mieux récupéré. Les résultats des deux cross sont un peu moins bien que l'an passé, mais l'an passé, ils étaient exceptionnels. Je reste relativement satisfaite des résultats, et surtout c'est une formidable motivation pour aborder cette nouvelle saison sportive. 
Reste pour moi les frustrations à venir quant à ma participation à un gros trail en juin pour préparer le GRP. Peut-être l'Utpma, je l'espère. 
En attendant, le 24h Grand Brassac m'attend dans deux semaines, avec mes compères habituels, Lolo pour courir, Kat pour la logistique, et un 3è partenaire, après Gabriel il y a deux ans et Antoine l'an passé, ce sera Vincent cette année. Objectif, faire encore plus de km. 







vendredi 3 janvier 2014

Alors, on fait quoi en 2014

En 2014, je vais fêter mes 20 ans de course à pied, pour cela, il me faudra faire le 10 km de Pessac, ma première course. Toujours pas blasée, toujours envie de refaire des courses déjà faites et d'en refaire d'autres, et j'espère courir encore très, très longtemps!
Alors, cette année, même si je voulais faire une pause ultra pour m'occuper des travaux de ma maison, et bien ce sera pas de pause, et je vais conjuguer les deux, travaux et Ultra, ce sera le GRP, un retour sur mon premier Ultra, que j'avais fait en 2009, ce n'est pas si loin.
Ce qui est sûr, c'est que je n'aurais pas la prépa de la Diagonale, manque de temps, et complexité, voir casse-tête chinois pour me trouver un trail de prépa en mai/juin. Merci Monsieur l'Inspecteur d'Académie de nous avoir sucré le Pont de l'Ascension, (journée que nous rattrapions d'ailleurs), je pense que nous aurons beaucoup d'élèves! Enfin, pour moi, ça veut dire pas d'Euskal. Et entre le loto de l'école, la kermesse, les interclubs, et autres, et ben, j'arrive pas à caser une course! 
Je ferai quand même ce Grand Raid des Pyrénées, mon ultra fétiche, et ma fois, on verra bien. Il s'agira de terminer, et si possible pas trop mal, mais pour la perf, je pense que ce sera moyen. 
Pour le reste, un objectif marathon en avril, des courses plus locales, les Pyrénées et les Alpes vont me manquer, c'est sûr. 
Et puis j'ai un rêve qui me trotte dans la tête depuis deux ans, mais pour cela, il me faudrait une co-équipière, oh, j'ai bien une idée, et peut-être un ou une logisticienne pour nous suivre...mais bon, ça c'est un rêve, et j'en connais un qui va le réaliser cet été...Peut-être pourrais-je l'accompagner un bout. 
En conclusion, toujours loin d'être blasée!