L'année n'est pas encore finie, mais le marathon de la Rochelle est passé, il est temps de faire un petit break pour se remettre d'équerre et un bilan de l'année, qui n'a pas été folichonne. Une année perturbée par des vacances scolaires occupées à faire des travaux, du coup, moins d'entrainement, et moins de compétitions, surtout longues, une année en demi-teinte au niveau des résultats, comparée à 2012 où j'avais tout explosé, et 2013 où j'avais fini en apothéose avec mon rêve réalisé à La Réunion.
Les choses ont un peu mal commencées avec un abandon au 24h équipe du Grand Brassac en février, bien que je ne m'étais pas trop mal débrouillée aux cross, la boue et la pluie m'ont miné le moral et la motivation lors de cette édition. De plus, le changement de stratégie que nous avions mis en place a été fatal, nous n'aurions rien du changer. D'ailleurs, pour l'édition 2016, il n'y aura plus d'assistant, seulement trois coureurs, et j'espère bien être de la partie.
Ensuite, vu le programme physique des mes vacances, je me suis plutôt tournée vers les 10 km, j'en ai fait 4 dans l'année, alors que je dois en être à 3 sur les 5 dernières années. Sur deux d'entre eux (Saint Médard et le Haillan), j'ai terminé à 10" de mon record qui date de 2006, cela m'a rassurée sur le moment et je me suis dis que je n'étais pas encore finie. J'ai "fêté" mes 20 ans de course à pied sur le 10 km de Pessac qui fut une manière de marquer ces deux décennies de course à pied, puisque cela a été ma première compétition. J'avais terminé en 53'30, et à l'arrivée quelle sidération! On m'avait remis un Tee Shirt et une bouteille de vin! Vu ma place dans le classement, et les 30 francs que j'avais payés, je n'en revenais pas que l'on me donne une récompense! Par la suite, j'ai compris, qu'on avait quelque chose à chaque course, pas seulement si on finissait sur le podium, et aujourd'hui, je ne comprends pas l'attitude de bon nombre de coureurs, qui ne pensent qu'au trophée finisher, je devrais dire, beginner, et qui râlent s'ils ne le trouvent pas assez à leur goût. Tout cela contribue peut-être à faire exploser les prix d'inscription. En Moyenne x2 ou x3 en même pas 15 ans. Pourtant, même si tous les prix de la consommation ont explosé, on n'en est pas à x2 ou x3, quant aux salaires, eux, ils n'ont pas vraiment suivis cette inflation, dommage. Aujourd'hui, quand un 10 km est à 7 ou 8 euros (presque x2), on trouve ça presque louche!?, un semi à 15 euros, ça commence à se faire rare (au début des années 2000, celui de bordeaux coûtait 50 francs), quant aux marathons dont le prix était aux alentours de 200 francs, y compris Paris, et bien maintenant, quand on en trouve un à 40 euros on est contents. Paris démarre aujourd'hui à plus de 70 euros, et Bordeaux après avoir laissé 1500 dossards à 50 euros, a fixé un pris à 75, et voilà qu'ils ont déjà fait le plein avec 15000 coureurs. Vous me direz qu'ils auraient tort de se priver. Ok, la règlementation a évolué, et les frais de sécurité sont plus élevés, mais quand même!
Bon, revenons-en à ma saison, à partir de la fin du mois de mai, je me suis tournée vers mon objectif de l'année, le GRP, avec seulement 2 trails de préparation, et pas trop de rando-course au programme. Alors évidemment, je n'avais pas de grand objectif, mais une fois sur la ligne de départ, il en était autrement. Tout s'est bien passé sur la première partie, et dès que j'ai attaqué LA difficulté de la course, c'est à dire le Cabaliros de nuit, avec le brouillard et la pluie, et bien j'ai pris un coup au moral et me suis fait un mauvais film, donc j'ai rendu les armes à Cauterets, ou plutôt le dossard alors que j'aurais pu finir très correctement, et probablement même sur le podium. Donc, j'ai vite tourné la page pour m'inscrire sur le marathon dès le lendemain, et question récup, et bien comme je n'avais pas fini la course, j'ai ré-embrayé de suite. Grave erreur, car pendant deux mois, j'ai ramé, avec beaucoup de douleurs musculaires. Le semi de prépa à Saint Jean de Luz a été la course sanction, avec 1h46 ou 47 au compteur, ça sentait très mauvais pour La Rochelle, mon marathon fétiche, dont ce fut ma 8è participation.
La fin de prépa s'est bien déroulée, avec mon co-équipier Patrice, en prépa lui aussi pour Saint Sébastien. Les fractionnés se sont tous bien passés, mais j'ai ramé sur les footings de récup et les sorties longues. Curieusement la semaine de régénération avant la compet est passée comme une lettre à la poste, de bonnes sensations, mais la confiance n'était pas au beau fixe sur la ligne de départ. De l'angoisse, la peur de l'abandon encore une fois (j'ai abandonné deux fois à la Rochelle, sur 35 marathons, je compte trois abandons en tout), cela aurait été le troisième de l'année alors qu'en 20 ans de course, et près de 500 compets, j'ai du abandonné 4 ou 5 fois en tout.
Nous sommes trois du club, je croise Moussa au départ, on s'échauffe ensemble, puis je vois quelques têtes connues dans le SAS et à 9h, le troupeau est lâché. Je fais attention à mes sensations et freine mes jambes qui emportées par le peloton pourraient me faire payer très cher un premier semi trop rapide. Je me fixe mon record à La Rochelle, soit 3h20 et un passage au semi en 1h38'30. Il y a un peu de vent, Je croise un ancien parent d'élève Yvan, parti pour 3h15. Je lui explique que ce n'est pas dans mes moyens du jour. J'espère qu'il va tenir. Je passe le semi en 1h38'35, suis contente, tout va bien, maintenant, il faut que ça tienne comme ça jusqu'au 30, sans aucun problème. Passe le 25, 2h57, pas tout à fait, c'est bon ça, 30è 2h21, j'aurais préféré 2h20. Me reste donc 1h pour faire les 12 derniers kilos, soit 5' au kilo contre 4'45 jusqu'ici, si je craque un peu. Mais le vent se fait plus fort. Jusqu'au 30è, je suis encore bien, 2h44, et sur ce port des minimes, tout se corse, le vent se faire encore plus fort, les jambes craquent un peu, je ne peux pas dire que je suis dans le mur, mais j'ai du mal à avancer "vite", ça tire un peu. Je prends mes gels, mais ça ne me relance pas vraiment. Arrive le dernier km, là, j'essaie de tout donner pour faire tomber le chrono. Je franchis la ligne d'arrivée en 3h22'35, satisfaite du résultat, mon GPS indique plus de 42,5 km, là, je trouve que l'écart est tout de même important, le parcours a quelque peu changé depuis les dernières éditions, mais ma foi, la distance est officielle. J'apprendrais par la suite que le vainqueur a pris 3' dans le deuxième semi, le vent doit donc y être pour quelque chose quand même.
Allez, plus que 100 m!
Je suis rassurée, la effets de la "dégénérescence" cellulaire ne m'ont pas encore attaquée, et je vais envisager l'année 2015 requinquée.
Tout d'abord, retour sur le GRP, avec un meilleur entrainement je l'espère et davantage de grosses compets de prépa, le marathon de Bordeaux en Avril avec une grosse partie de mon groupe d'entrainement, et le gros, gros challenge en ligne de mirre pour 2016 : LA TRANSPYRENEA. ça y est, inscription confirmée, quelques copains sur la liste des inscrits, une course que l'on pourra peut être faire en équipe. Un petit regret, mon co-équipier de la Réunion Nour-Eddine, n'a pas succombé!

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