Je suis retournée pour la 6è ou 7è fois au Grand Brassac, petit village perdu de Dordogne, dans le Périgord vert pour boucler la dernière édition sur le Team Trail 24h, où notre équipe avait abandonné en 2014, las de la météo trop médiocre. Cette fois, quelque soit la météo, il n'était pas question de bâcher, et de plus, nous avions comme ambition de battre le record de nos précédentes participations. Le règlement avait un peu changé, plus d'assistant pour nous amener d'une base de vie à l'autre, et une base en moins, celle du Roc. Des bus ont été mis en place entre les deux bases de vie, je crois qu'ils n'ont pas trop servis, mais Pascal Jugie (l'organisateur) a mis de gros moyens à notre disposition. Comme d'habitude l'organisation était irréprochable, les ravitaillements bien étudiés, les bénévoles aux petits soins, et entre deux relais, et bien c'était l'occasion d'échanger avec les uns et les autres sachant qu'il se passait au minimum 3h entre deux relais. J'ai bien essayé de dormir, on nous avait aménagé de bons lits, mais je dois dire que j'ai eu du mal à trouver le sommeil, et je crois n'avoir pas dormi du tout, tant je voulais vivre cette dernière édition sans en louper une miette. Nous avons commencé sous le soleil et continué sous la pluie et la belle bouillasse qui va avec, pour terminer avec quelques rayons qui étaient revenus.
Le record fut battu de 11 km, nous l'avons porté à plus de 179, et pour ma part j'ai couru environ 71 km pour 2500m de D+. Plutôt satisfaite de ma performance après le début d'année difficile sur cross et à la cestadaise.
La fatigue qui a suivi fut davantage liée au sommeil qu'aux courbatures, mais il y a des traces de fatigue profonde encore présentes une semaine après. Il faudra tenir compte de ce paramètre dans la suite de la préparation.
J'ai eu souvent faim dans la semaine qui a suivi, alors que j'avais tout de même plutôt bien mangé pendant l'épreuve, enfin c'est ce qu'il m'a semblé : deux omelettes, une assiette de pâtes avec sauce tomate, de la soupe, quasiment que de l'eau pure sur les sessions de course, de la bonne brioche beurrée au petit matin, du café, mais ce n'était peut-être pas assez. Là aussi, il faudra bien charger les ravitos pendant les gros entraînements à venir.
A mon sens la clé de la réussite sur la Transpyrénéa sera la capacité a bien s'alimenter et surtout suffisamment et à maximiser son temps de repos et de sommeil. Et il va en falloir des calories sachant que 60 km, c'est environ 3000 calories dépensées + 2000 de base, cela fait 5000 calories à essayer d'avaler chaque jour.
Merci à mes coéquipiers de cette aventure 2016, Patrice et Richard. Et Bravo à Vincent qui l'a fait en solo et a réalisé plus de 100 km.
SUPER commentaires Merci bonne route . :/ ch. Court .
RépondreSupprimer