mercredi 29 novembre 2017

La forme au rendez-vous pour cette fin d'année

Retour sur le marathon de La Rochelle, mon 11è là-bas!
Le corps est une formidable machine d'adaptation. Il m'a fallut des années pour encaisser les marathons, je me souviens des premiers où pendant trois à quatre jours je descendais les escaliers de traviolle, avec des aie! des ouille! des ouille, ouille, ouille!   Tellement les quadriceps me faisaient mal. Puis j'ai commencé les trails longs, le premier fut les templiers. Le lendemain et pendant encore quelques jours, chaque sortie de lit était un calvaire et j'avais l'impression d'être R2D2, rouillée et déglinguée de partout. Une fois debout, il me fallait encore quelques minutes avant de pouvoir enclencher les premiers pas, puis je me retrouvais à marcher comme Robocop, mais avec des bruits de couinements d'articulations mal huilées, pas des "zzzz", "zzz", "zzzz" d'une machine toute neuve, mais plutôt "crrr""ccrr" "crrcrr". Puis sont arrivés les 100 km, et les ultra trails, vraiment ultras (160 km mini), et les enchaînements de marathons, jusqu'à 3 ou 4 par an. Certes, pas tous à fond. Et le corps s'est adapté, avec de moins en moins de douleurs après chaque grosse échéance. La première fois que j'ai fait un ultra, je ne me sentais pas d'attaquer le marathon de La Rochelle trois mois plus tard. Puis au fil des années, j'ai enchaîné les ultras, (un par an), et  le marathon de La Rochelle derrière. La première fois, ce fut une catastrophe. Evidemment partie sur les bases de mon record (il faut bien jouer), ça s'est mal terminé avec un abandon au 32è. C'était en 2011 après l'utmb.  2012, impasse, enfin... quand même un marathon cool en meneuse d'allure en octobre  et un autre ultra (Les Hospitaliers, 75 km seulement!). Tout ça est passé. Bon, il faut dire que cette année là, on a eu que 100 km à l'utmb! Le corps encaisse pas mal. 2013, c'est l'année de la Diagonale en octobre,  donc pas question d'enchaîner la Rochelle un mois plus tard. 2014, 2015, 2016, 2017, l'objectif de redescendre sous les 3h20 est à nouveau là, donc prépa sérieuse après le GRP ou de la Transpyrénéa en 2016. Il me faudra 4 éditions pour y arriver. J'évolue à chaque fois entre 3h22 et 3h27 pour le plus mauvais score. ça énerve! Mais podium en catégorie l'année dernière avec un 3h23' et quelques! à 14" seulement de la deuxième! 
Ce dimanche en terminant en 3h19, je réalise enfin l'objectif, et donc ma 3è meilleure perf en une quarantaine de marathons, à seulement 16" de mon second meilleur temps qui date quand même de 2006. Plutôt pas mal. Bon, le record de 3h11'30, est inatteignable à moins de refaire une diététique hyper propre comme je l'avais faite, mais je ne m'en sens pas capable. Trop gourmande. 
L'année se termine donc plutôt très bien pour moi, avec en plus, un nouveau record sur 10 km, là encore quelque chose d'inespéré. J'ai même craqué mon record à la marche.
Enfin dimanche sur ce nouveau parcours, soi-disant plus rapide, franchement, ça je ne sais pas dire, certes, il y avait des "descentes", mais aussi quelques belles bosses, et surtout bien situées, genre entre le 36 et le 39è km, là où ça fait le plus mal, et mes jambes n'ont, vraiment, mais alors vraiment pas aimé du tout, j'ai eu l'impression d'être à l'arrêt. Puis la fameuse côte du Mail que nous avons pris en descente cette fois nous ramenait à l'arrivée avec un public terrible. L'impression d'être au tour de France avec des "Allez madame, Bravo, allez, allez Nathalie". c'était vraiment génial! Là j'ai pu me ressaisir et redonner de l'énergie à mes jambes. Le dernier km a vraiment été magique, magique. Dommage pour la minute qui me manquait pour descendre sous les 3h18. Et avec ce chrono cette année, même pas de podium, seulement 4è. La première V2 fait 3h03! Mais que c'était grisant de ne faire que remonter les coureurs à partir du 25/30è km. 
En conclusion, je craignais bien que passée la cinquantaine, tout dégringole et que je me disgatche. Bon, je ne me fais pas trop d'illusions quand même, je me sais en sursis, mais j'espère que ça va durer longtemps. En tout cas, je vais continuer à y travailler pour espérer après presque 25 ans de course pouvoir encore progresser quelque part, dans un sport où les aptitudes physiques priment sur les aptitudes techniques et continuer de défier le temps qui passe. Car parmi les multitudes de raisons, et elles sont innombrables, qui nous poussent à courir, il y a cette défiance vis à vis de la vieillesse qui nous guette. 
Voilà, c'était la pensée du jour....
Et déjà les objectifs 2018 se profilent : Ronda del cims (170 km, 13000 de D+), Ultra de Gavarnie (110 km), 100 km de Belvès...puis le reste! Et quelques autres dans le coin! Retour en bénévole sur la Transpy....Droguée...oui, et j'assume!

Et pour finir l'année, un florilège de quelques bulles de l'excellent dessinateur Traileur Matthieu Forichon. Si vous chez des idées cadeau, c'est ici









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