mardi 3 février 2026

Héxatrek, c'est lancé!

M - 4!
ça y est, l'objectif se rapproche. Il a fallut acheter un sac à dos plus grand et faire un mix entre un sac de ski de rando et de rando. J'aurai aimé trouver un sac très léger et très fonctionnel, ça existe, mais sur commande et à un prix aux alentours des 400/500 euros. j'ai déjà pas mal de sacs, alors j'ai choisi un entre deux. Ubic 40 (j'ai déjà l'Ubic 30 qui m'a fait le GR5 sur une semaine, mais ce n'est pas suffisant pour de l'itinérance sur plusieurs jours en ski de rando ou sur un moins en rando). L'ubic 30 me satisfait, j'y ai fait quelques aménagements, poches WAA accrochées aux bretelles pour avoir accès en permanence aux bidons d'eaux, banane Waa accrochée à la ceinture et une autre accroche salomon pour un bidon supplémentaire, + attaches salomon pour accrocher le linge à sécher. ça devrait le faire. ça le fera pour le 40 litres. 
Le plan "bisounours" est tracé, une moyenne de 22/23 km par jour pour arriver à bon port en temps et en heure, avec 1 à 2 jours off. 

2025 : Une année en demi-teinte

 Comme déjà évoqué dans l'article précédent, le temps commence à faire son effet sur mes résultats, et il faut du temps pour accepter d'être moins performante, et pour autant continuer à courir, faire des compétitions et prendre du plaisir.

Le grand objectif de l'année était le trail de Verbier en Suisse, non loin de la maison familiale sur le bord du Léman. C'était aussi une première étape de nos vacances qui allait nous emmener jusqu'à Venise, en passant par la vallée du Rhône en Suisse, Innsbrück, puis l'Italie avec une semaine à randonner dans les Dolomites. Dans quel état allais-je être pour reprendre la route après ma course. 

Pour arriver sereine, il fallait un plan d'entraînement réaliste avec quelques longs trails de préparation. L'année a commencé difficilement avec des résultats décevants, notamment au trail des Fontaines, mais aussi à celui du Malbec tous deux du côté de Cahors. Pourtant j'avais eu de bonnes sensations au Malbec. Puis ce fut celui de Fontfroide vers Narbonne avec une bonne délégation de mon groupe. Là aussi, résultat décevant, j'ai plutôt subi. AU mois d'avril je commence à enchaîner quelques entraînements montagne conséquents, puis au mois de mai j'enchaine 2 trails de 50 km en trois jours. ça se passe plutôt bien, les résultats sont meilleurs. je termine par un petit fin Juin. Me voilà prête. Mais entre temps, le mois de juin a été très intense, entre la préparation habituelle de la kermesse de fin d'année, mais aussi et surtout la préparation de mon départ à la retraite. beaucoup d'émotions, beaucoup d'énergie dépensée, beaucoup d'abus d'alcool et une piètre diététique. J'arrive à Verbier motivée, un peu reposée, mais je sais que ça va être chaud. L'entraînement global n'est pas suffisant et j'aurai du faire une course de prépa d'au moins 80/100 km, ce qui n'a pas été le cas. Au briefing, le directeur de course nous parle de la grande difficulté à passer, la pointe d'Orny qui longe le glacier du même nom. Un longue montée qui n'en finit pas et qui se termine par une montée le long d'une moraine assez difficile. Je ne prête pas trop attention à ce qu'il dit, des ultras, j'en ai fait, je sais que c'est difficile. Il nous précise toute de même que cet ultra est le plus alpins de tous les ultras. Ah bon! 

Le départ est donné à 22h, direct on part en montée le long de la route, ça part trop vite, même si j'essaie de freiner, très vite j'ai la sensation que me poumons sont trop sollicités, mais je ne m'affole pas et je gère. Après quelques bonnes montées, une longue descente vers le second ravito de Sambrancher, descente bien roulante que j'avale un peu trop vite certainement. Le premier ravito était super, très varié, là, c'est déjà beaucoup moins bien, je suis déçue. Je suis largement dans mes prévisions, j'ai même un peu d'avance, il faut dire que la barrière horaire me semblait un peu courte, je voulais donc assurer. Puis on repart dans une montée très progressive jusqu'à Champex, c'est presque le matin, il fait encore un peu nuit, j'en profite pour faire une petit somme d'n quart d'heure. Puis après avoir longé le lac (quelques souvenirs de l'utmb), c'est le début de la montée vers Orny. Tout d'abord un gros morceau dans la forêt, ça monte bien raidebeaucoup de grosses enjambées, on commence à apercevoir des montagnes hautes. Puis au sortir de la forêt, c'est un nouveau chantier qui nous attend, encore une très grosse montée dans les éboulis, de gros éboulis, jusqu'au col de la Breya, je ne sais pas encore que le refuge d'Orny est encore loin, même pas le courage de sortir l'appareil photo, pourtant, c'est beau. Passé le col, ça descend un peu, mais c'est tellement technique qu'on ne peut pas courir. C'est même infernal car ça n'en finit pas, aubout d'un long moment, on rejoint le GR du Tour du Mont Blanc, un sentier cool, qui monte légèrement, j'en suis à plus de 13 heures de course et pas la force de courir. beaucoup de randonneurs en sens inverse. J'arrive enfin à la Fully, je m'installe, et j'espère un bon repas chaud. Que nenni, juste quelques patates avec des minuscules billes de fromage, spécialité du coin. Je prends le temps de me "refaire" un peu, mais la nourriture proposée n'est pas appétissante, et beaucoup trop de sucré, très sucré sur la table de ravito. Je me décide à repartir, entre temps j'apprends par ma compagne que l'une de mes meilleures amies m'attend à la Fouly, c'est bizarre, j'ai du la rater. Au sortir du ravito, et bien voilà, je tombe sur elle, vraiment dommage qu'elle ne m'ait pas trouvé au ravito, je suis trop heureuse de retrouver un visage familier, elle m'accompagne une bonne heure, voir plus, ça fait du bien et je ne pense plus à mes difficultés. Arrive le moment où il faut se séparer, je continue à filer en direction du col du Grand Saint Bernard, un peu plus de la moitié de l'épreuve, ça monte à plus de 2500m, à nouveau je sens mon souffle en difficulté, je ne comprends pas, normalement je monte bien et je bâtonne bien. Je ne suis pas la seule à souffrir visiblement, mais qu'est-ce que je monte lentement. Il faut passer le col de la fenêtre, le deuxième à près de 2800m, pou ensuite redescendre sur le Saint Bernard où j'arrive défaite. Mon amie est là, je lui avait donné RDV, je suis dans les temps, dans mes prévisions, j'ai encore plus de 2h d'avance sur la barrière horaire, mais je suis vidée et incapable de me ravitailler avec ce qui est proposé. Tout me dégoûte et je choisis d'arrêter ma course là. Car je me demande comment va être la suite, et surtout dans quel était je serai le lendemain si je finis. Il restait 65 km, j'arrête mon chrono à 18h37 de course. J'ai encore 2h d'avance sur la barrière horaire. J'assume cet arrêt, contente d'avoir été jusque là, je confirme ce tracé est très alpin avec des pentes très prononcées et les cols à passer sont très hauts, le manque d'oxygène peut se faire ressentir et une bonne acclimatation me semble nécessaire. Elle n'aura été que de quelques jours pour moi. Est-ce que j'y reviendrais? Je ne sais pas. Si les prix n'étaient pas aussi prohibitifs, pourquoi pas, mais avant il  faudra en finir un autre. C'était une organisation UTMB, et malheureusement, bien déçue encore des ravitos proposés, il faut absolument une assistance pour les ravitos et vu le prix payé, c'est un peu scandaleux. Les organisateurs ont-ils vraiment envie qu'il y ait beaucoup de finishers? 

Le grand Combin au fond depuis le col de la Breya, avant la cabane d'Orny. 

              Vue sur le col de la Breya et les éboulis.             En direction de l'Orny. 






       Avant le départ. Tout va bien!


Bilan 2024 : Bof!


Bon, comme déjà évoqué, le temps fait son oeuvre destructrice! Je finis l'année avec un abandon au marathon de La Rochelle : pas de jambes au départ, une semblant de jambes du 3è au semi, puis tout doucement les douleurs se sont faites de plus en plus fortes dans les ischios jusqu'à se demander si même je pouvais finir en footing. J'ai eu beau motiver pour le club, pour la 13è ou 14è médaille de ce marathon, la bourriche d'huîtres rien n'y a fait. 

Il faut maintenant envisager 2025 : déjà une nouvelle folie pour laquelle j'ai craqué : l'UTMB Verbier à la mi-juillet, 140 km, 9000 de D+, le graal pour peut-être accéder une ultime fois à l'UTMB de Chamonix. 

Va donc falloir sérieusement s'entraîner en trail, exit les marathons pour un moment. 

Alors on va y croire, et d'abord se régénérer. 

lundi 19 août 2024

Reprise de service

Voilà cinq années que j'ai délaissé ce blog, non pas que j'ai abandonné la course ou les projets, mais l'évolution fait que les blogs ne sont plus tellement à la mode, aujourd'hui c'est images, images, instagram, Tic/Toc, même Facebook n'est plus à la mode. Pourtant, retrouver ce blog et m'y replonger, quel plaisir, c'est un peu comme les albums photos papier, avec les écrits en plus. Sur les réseaux sociaux, comment retrouver facilement tout ce que l'on a pu écrire. 

Donc il va reprendre un peu du service. Qu'ai-je fait depuis 2019? Pas de grande aventure, un grand malheur qu'il a fallut surmonter, la chance d'être en bonne santé et de nouveaux bonheurs qui sont arrivés avec des petits enfants. La course à pied reste mon hobby préféré, mais j'en ai remis d'autres en oeuvre, trop longtemps délaissés : rando, ski de rando, vélo en tout genre, piano. 

Les traversées ou randonnées au long court sont un peu mon nouveau leitmotiv, qu'il s'agisse de les faire à pied ou en vélo. Il y a deux ans nous avons commencé le GR5 à deux depuis la maison familiale qui se trouve au début de cet itinéraire au-dessus de Thonon. La première fois 10,5 jours pour faire Thonon/Landry (Bourg-Saint Maurice) et cette année 9 jours pour faire Landry-Mongenèvre. Il nous reste 300 km à faire, et qu'il faudra faire d'une seule traite en 15 jours environ, maintenant, quand? Les projets personnels se multiplient au fil de la quantité d'infos que nous voyons défiler et qui nous donnent toujours envie. Mes résultats sportifs commencent à décliner...manque d'entraînement spécifique certainement mais plus probablement l'âge qui commence à faire inexorablement son oeuvre. C'est encore difficile de l'accepter mais le processus est en cours...cela ne m'empêche pas de continuer à espérer m'inscrire sur de nouveaux ultras. J'ai réussi à en faire un il y a deux ans avec mes deux copains de virée, Vincent et Vincent, c'était la Pic'Ariège : seulement 70 km, mais 7000 de D+, un truc de dingue bouclé en 27h. Il y a plus dur, la Picapica, 109 km et 11500 de D+, plusieurs KV. Deux fois qu'un des deux Vincent s'y casse le nez, je devais l'accompagner le week-end dernier pour finir les 40 derniers km mais son corps en a décidé autrement. Sur le moment, au vu de ses dires, il avait l'air d'accepter que décidément cette course était trop dure pour lui et qu'il fallait tourner la page. 24h plus tard il en décidait déjà autrement. J'y vais, j'y vais pas? Je tente plutôt un retour sur le GRP et le 120 km que je n'ai jamais fait? 

Mais la nouveauté qui m'anime pour reprendre ce blog est un nouveau projet pour juin 2026 : le début de l'Hexatrek, ce nouveau parcours de 3034 km et 165000 de D+ qui part de Wissembourg par le GR5, traverse les Vosges, le Jura, les Alpes puis bifurque à l'Ouest par l'Ardèche, les Cévennes, pour rejoindre le GR10 et finir à Hendaye. Nous avons rencontré un couple au Mont Thabor cet été et d'autres randonneurs au long court qui étaient sur  cet itinéraire. Il y aurait eu 500 départs début juin cette année pour faire la totalité ou partie du parcours. Pour ma part, envisager la totalité impliquerait de s'absenter au moins 4 mois de la maison (à raison d'une moyenne de 25 km/jour), de se couper de la famille, des amis, de ma Tigrette, cela me semble inenvisageable, mais la partie qu'il m'intéresse de faire d'une traite est le début de Wissembourg à Thonon, sachant que celui-ci passe exactement dans ma ville de naissance, sur mon parcours d'écolière enfant et dans le village où j'ai grandi par la suite, un petit détour me permettrait même de passer devant mon ancienne maison, et pour finir, cela passe aussi sur mon spot d'entraînement quand je suis en Alsace, à savoir le château de l'Ortenbourg et donc un stop dans la famille à Scherwiller s'imposera. C'est comme l'UTMB Alsace, je ne peux pas ne pas faire ce trek de 700 km environ. L'idée est de le commencer le 1er juin 2026 pour arriver à la maison parentale le 1er juillet accueillie par ma maman, jour où j'afficherai une nouvelle dizaine. Il faudra tenir une moyenne de 28 km par jour avec près de 12-13 kg maximum (un air de Transpyrénéa) bivouac compris et prévoir 3/4 jours au total de stop complet pour se refaire la cerise et bien faire sa lessive. Après mon expérience sur le compostelle, dont je dois encore faire la partie Saint Jean Pied de Port/Saint Jacques- Finisterà, (en VTT ou Gravel), j'ai hâte de retrouver cette ambiance particulière. Voilà, j'ai maintenant un peu moins de deux ans pour préparer cette petite aventure. 

En attendant quelques photos souvenirs de ces 5 dernières années. 


Sur le Compostelle à Cahors                                                Séance Ski de rando

Sur le GR5 du côté de Bises                            Ici dans les Fiz, lac au fond et champ de linaigrette. 

Au brévent.                                                          Les échelles, impressionnantes mais pas si difficiles. 

Pic Ariège, l'étang du Fourcat au fond. 

Au sommet du Malcaras avec Vincent et Vincent. 

   

Compostelle à VTT entre Mont de Marsan et                        Trail des Citadelles

Saint Jean Pied de Port

    Citadelles toujours. 

    UTMB Alsace avec les Poletti. Au départ du 50 km      Ravito base de vie à Châtenois. 
    sur la place où j'ai grandi en partie. 

 Vélo sacoche entre Morcenx et Grand Crohot

Premier 4000 : Grand Paradis


En mode bénévole (serre-file) sur la Transpyrénéa 2023. 





jeudi 30 mai 2019

Séquence Nostalgie

Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit sur mon blog, et pour cause, il n'y avait rien de transcendant à raconter. Et de plus, un bon passage à vide durant mars et avril. La forme a l'air de revenir un peu, même si cela  ne se voit pas sur les dernières compétitions que j'ai faites, toutes en mode reportage/footing. Mais c'est toujours du footing+, j'essaie toujours de courir au mieux, même appareil photo en bandoulière, et si je suis en période de forme, ça donne quand même un résultat correct avec des podiums à la clé. Mais là, que dalle, ni aux cuviers, encore moins à Baurech où je me suis bien faite bouffer par plusieurs filles dans les deux derniers km (argh....!), y compris les copines du club. Le seul endroit où je m'en suis sortie, c'est au marathon de Blaye, que j'ai retrouvé avec grand plaisir. Une course où je suis partie en queue de peloton après avoir filmé presque tous les coureurs à la sortie de la citadelle, un moment absolument magique, un grand spectacle, et où je n'ai fait que remonter jusqu'à la fin ensuite, pour finir par avaler encore trois féminines dans les 5 derniers km, ça ça fait du bien. 
Mon grand objectif de l'année se profile, c'est donc l'Euskal Trail 130 km, dès demain, que je n'ai jamais fait. J'ai couru fois la moyenne distance qui a varié au fil des années de 2x40, à 2x45, puis 2x50 pour revenir à 2x40. En quatre participations, j'ai donc connu tous les formats et surtout les débuts de la course qui était du coup un peu "roots", ce qui n'était pas pour me déplaire. En 2008, première participation avec Linda comme coéquipière. Linda qui avait horreur des descentes et qui était "très mauvaise" dans les descentes. Je l'ai beaucoup attendue aux CP en lui préparant son ravito pour que nous repartions vite. Jamais elle n'a pu souffler, mais toujours elle arrivait en bas en me disant qu'elle était "un boulet" pour moi! Mais c'était une course d'équipe, et c'était comme ça. Nous avons beaucoup ri, et à l'époque, l'organisation tendait des cordes bleues d'un point haut fixe à un point bas et on coupait tous les lacets, y compris en descente! L'arrivée s'était faite à Urepel avec repas gargantuesque dans le trinquet, puis on nous avait rapatriés au trinquet de Banca où nous avions dormi à même le sol avant d'être récupérés le matin pour un nouveau départ d'Urepel, après un bon petit dej dans le Trinquet. Une nuit mémorable. La fois suivante, j'avais couru avec Maryline, c'était en 2010, et on avait dormi dans le Trinquet de Saint Etienne de Baïgorry. C'était 2x45. Un édition très mouillée et très froide le second jour, Maryline avait oublié ses gants, elle était congelée, et comme elle a toujours plus d'un tour dans son sac, ce sont des poches plastiques de congélation qui ont fait office de gants. Là aussi, je n'ai pas plaint ma coéquipière, nous étions bien classées le premier jour, je ne voulais pas perdre notre avance. Je lui en ai fait bien bavé, mais nous avons gardé notre place sur le podium. Puis retour en 2013, pour un 2x50 que je devais courir avec Lolo. Nous étions pas mal d'équipes engagées, au moins 5, pour nous retrouver à deux, après diverses recompositions. J'ai donc couru avec Momo sur 2x50, là, c'est moi qui ai fait le boulet, il était en super forme. Puis retour en 2016, l'année de la Transpy, avec Vincent, qui lui revenait de blessure et manquait totalement d'entraînement. Mais il a relevé le défi avec moi, c'était important, car sinon, je ne courrais pas. Evidemment, il s'est un peu traîné, mais a bien retrouvé des forces le second jour, où il m'a semée dans la dernière descente, je l'attendais pensant qu'il était un peu loin derrière, il se disait vidé au dernier ravito, et je ne l'ai pas vu me passer devant lorsque je me suis arrêtée pour l'attendre. Bref, j'ai attendu 5 bonnes minutes, puis insisté au tél pour qu'il me réponde, jamais je ne l'ai rattrapé. Ce sont les aventures de l'Euskal.
Cette année, nous devions y retourner nombreux, avec au moins 6 équipes entre le 2x25 et le 2x40, mais il y a une telle demande, que les copains ont été recalés à l'inscription, pourtant ils étaient devant l'ordi à l'ouverture des inscriptions. Seulement deux équipes sont passées sur le 2x25, mais il y a une blessée, donc, il ne reste qu'une équipe! 
C'est un peu comme ça chaque année. 
Pour ma part, j'avais décidé de faire pour la première fois l'Ultra en solo, n'étant pas décidée pour un ultra cet été. Et puis Richard m'a suivie dans ma petite folie. 
Voilà, en résumé nous ne serons que 4 là où nous devions être au moins 12. Heureusement, il y a des copains que je vais retrouver sur le 130 : A commencer par Nono, je le nomme en premier, car il est associé à mon Grand Raid de la Réunion que nous avons couru ensemble d'un bout à l'autre en 2013. Quel merveilleux souvenir. Et puis il y a son binôme, Gontran, je vais retrouver aussi Vincent Moity, avec qui j'ai partagé 3 Utmb, 3 ou 4 GRP. Mais je crois que son binôme Richard n'est pas là cette année. Dommage, car j'ai fait tout le GRP 220 avec lui, d'un bout à l'autre aussi. Quel beau souvenir là encore. Et puis je vais certainement en retrouver d'autres, Charles Lajus, qui sera bénévole s'il n'est pas coureur, Marc Durand avec qui j'ai fait quasi une semaine de Transpy, qui sera certainement aussi bénévole, Cécile Daquin que j'ai croisée plusieurs fois sur l'Euskal et avec qui j'ai fait un petit bout de chemin sur la Réunion. Finalement, c'est une grande famille tout ça. 
Bon, mon entraînement n'est pas au top de ce que j'aurai voulu, mais j'espère que ça va passer, et je sais qu'il y a des supporters derrière moi, donc il faut que je m'arrache! 
H-20, YAPLUKA. 












dimanche 14 avril 2019

Une année qui commence difficilement

2019 ne sera pas un grande année de course à pied. Les raisons sont multiples et n'ont pas grand chose à voir avec le sport. Toujours est-il que j'essaie de m'entraîner et de faire des compétitions. Si les cross de début d'année ne se sont pas trop mal passés, ce fut un peu plus compliqué pour les autres courses. Jamais suffisamment fraîche ou suffisamment entraînée pour aborder ces compétitions. Donc, moral un peu en berne en mars, suite à deux contre perf sur semi, mais bon, j'essaie d'emmagasiner entraînement et compétitions pour ce fameux ultra trail de l'Euskal qui m'attend à l'ascension. 
J'en suis à 6 compétitions depuis le début de l'année avec un premier trail de 40 km en Corrèze début avril, la Tulle Brive Nature. Une course bien sympathique, un parcours exigeant et une fin de parcours difficile à boucler, avec 3 féminines qui me passent dans les deux derniers km. De quoi rager! Il y a donc encore du boulot, beaucoup de boulot!





mercredi 23 janvier 2019

Et on fait quoi en 2019?

L'année 2018 s'est terminée sur de bonnes sensations, avec pas mal de compétitions en tout genre après le Xtrail de Corrèze : du 10 km avec Pessac et Arcachon où je m'en suis encore bien sortie question chrono et où surtout j'ai pris beaucoup de plaisir, des petits trails dans le coin, du cross, et même un 3000 piste en salle, épreuve que je n'avais plus courue depuis 2005, et là encore un chrono très honorable et très proche de celui de 2005. Pourvu que tout cela continue.
2019 a commencé par les départementaux de cross comme il se doit chaque année. Au fil des ans, le peloton de filles s'amoindrit et ne reste vraiment que les costauds à se débattre dans les prés à vaches ou les champs de vignes. Vraiment dommage. Aux environ de 80 participantes il y a encore deux ou trois ans, nous sommes passés à une petite quarantaine de concurrentes. Question niveau, je crois que je me maintiens en regard des filles que je connais, donc ça va. 
La question maintenant, c'est quels objectifs cette année et surtout quel Ultra? Quels marathons? Evidemment, j'ai coché plein de dates sur mon calendrier, il y a des courses qui font envie, et puis il y a les impératifs familiaux, et des travaux en perspective qui vont pas mal occuper. 
Pour l'ultra, je me suis lancée dans l'un  des plus durs, par forcément dans les plus longs, l'Euskal 130, ce sera début juin. Pour le grand ultra de l'année, et bien pas vraiment décidée, car l'Andorra se fera au milieu du mois de juillet et j'avais bien envie de prendre ma revanche et de faire le job inachevé,  il y avait bien celui de Montreux en Suisse qui m'intéressait, mais fin juillet, et puis toujours le GRP fin août. Cette année, ils remettent le 220, et mon co-équipier de 2017 est inscrit....alors, il se pourrait bien qu'au dernier moment je me décide. Mais il y a beaucoup d'incertitudes sur le planning des mois à venir. 
Question marathon, hormis celui de Blaye en mai, pour le fun, rien de décidé non plus, une bonne prépa pour le printemps parait compromise, Cheverny était dans les tuyaux, mais ce ne sera certainement pas possible et pourquoi pas à nouveau La Rochelle en fin d'année. 
En tout cas, il faut continuer à s'entraîner dur!

samedi 6 octobre 2018

Ultra, c'est fait

Bon, voilà, j'ai réussi à faire mon ultra de l'année, 100 km et plus de 4000 de dénivelé sur des terrains roulants et vallonnés, bien loin des caillasses et raidars montagnards. 16h28 d'effort au compteur, on est loin aussi des quelques 50 h et plus qui m'attendaient en Andorre. Mais voilà, je suis contente, je suis allée au bout, évidemment après le 70è km, je me suis demandée ce que je foutais là, et je me suis dis que c'était le dernier, qu'il fallait que je passe à autre chose, après 25 ans de course à pied,  et que je me limite aux distances de 50 km environ. Mais ça, c'était avant...avant l'arrivée! Forcément comme je suis passée par des moments difficiles avec des jambes un peu en bois, un estomac qui ne pouvait plus avaler grand chose sur les ravitos passé les deux tiers de course,  tout devient trop sec, trop sucré, trop salé. Une bonne garbure m'aurait fait le plus grand bien et ça manquait un peu, comme ça manque sur beaucoup d'ultras. Je le redis, les meilleurs ravitos sont à la Réunion : 3 vrais repas tout le long du parcours, + les pilons de poulet grillés + les crèpes, les croissants parfois au petit déj, et un festin à l'arrivée. Bref, on est jamais en panne de carburant. 
Je finis pas trop mal au classement général, mais je ne peux qu'avoir des regrets, car 4è féminine, les trois m'ont dépassée tout au long du parcours, ce qui me laisse penser que je suis partie trop vite, pourtant j'étais facile au début. Ou alors j'ai manqué de motivation pour m'accrocher quand cela devenait difficile, forcément, quand on pense qu'il faut passer à autre chose, on s'accroche moins, pourtant, j'ai pu courir à l'aise dans toutes les descentes en fin de course, en supportant parfaitement le mal aux jambes. 
Cet ultra m'a permis de découvrir un région méconnue, la Corrèze, où il se passe pas mal de chose au niveau trail. Le parcours était principalement en forêt sur des chemins plutôt faciles, tapis de quelques feuilles, l'impression de courir parfois sur du velours, les odeurs rythmaient les pas et laisser place à l'imagination. 5h de nuit, le reste de jour avec des passages somptueux notamment aux Tours de Merle, et une traversée de rivière en petite barque. J'ai pu admirer les vieilles bâtisses et corps de ferme, il y a de quoi passer de beaux weekend et de belles vacances par là-bas. ça a l'air aussi d'être un sacré spot de canoé et VTT. Bref, j'y retournerai. Un grand bravo à l'organisation qui a su concocter ce beau parcours, qui a tous les atouts pour devenir une épreuve majeure dans le calendrier. Cet ultra m'a fait remonter les souvenirs de mes participations aux Templiers, du temps où cela se passer à Nant, ça ne faisait que 70 km, mais c'était mon premier ultra, et qu'est-ce que j'en bavais, finalement, avec le temps et l'expérience acquise, je peux dire que c'est plutôt passé pas mal ce Xtrail. Quelques courbatures les deux jours qui ont suivi, mais loin de l'effet Robocop que j'ai pu connaître sur mes premières aux Templiers, donc tout va bien, mes reste à réfléchir sur ceux que je vais choisir en 2019. D'abord au printemps, il y en a du côté du Lot et de la Dordogne en avril et mai, mais aussi ce fameux Euskal de 130 km, que je n'ai jamais fait et où il faut être un warrior pour en venir à bout. Ce sera peut-être celui-là pour commencer, à moins que je ne m'entraîne sur un "petit" 100 avant, en avril. Mais l'Euskal ne rapporte pas de points Itra pour l'Utmb, alors que celui du Périgord, oui, mais il m'en faut 5 pour gagner mon sésame. 
En tout cas, je recommande ce Xtrail de Corrèze où je voudrais bien revenir.
Maintenant place aux courses rapides, 10 km, cross, petits trails locaux, et même un petit marathon du côté de Cognac pour finir l'année.







mardi 18 septembre 2018

Et un p'tit Ultra pour se refaire la Cerise

Il fallait bien que je me remette en selle et que je digère mes ratées à La Ronda del Cims : j'ai donc vu passer un post de Thierry Breuil sur le Xtrail de la vallée de Dordogne au mois d'août et je n'ai pas hésité longtemps.  Je l'avais déjà repéré lorsqu'il avait lancé le teasing au printemps. Je m'étais dit, pourquoi pas le 100 km, suivant comment j'aurais récupéré de la Ronda. Ce sera donc 103 km avec 4000 de D+  sur les contreforts des monts du Cantal. Le parcours oscille de part et d'autre de la Dordogne, on pourrait s'imaginer une course un peu comme le marathon des forts ou celui du Périgord, c'est à dire roulant et valloné,  mais il y a quand même quasiment deux fois plus de dénivelé, donc surprise, et j'aime beaucoup les surprises en course à pied. Ce sera peut-être un parcours entre ces deux marathons et l'Ultra trail du Puy Mary, fait 3 fois. L'entrainement s'est intensifié sur les 4 dernières semaines, j'ai fait deux petites compétitions qui m'ont permis de tester ma forme, surprenante, maintenant je suis dans la semaine pré-compétitive où il faut faire du jus, où les douleurs musculaires ressortent, et les inquiétudes avec. Il faut se dire que c'est normal, reste à savoir si je serais assez fraîche et si je n'ai pas abusé en km lors de la dernière sortie au pays basque. Mais c'était tellement bien de se retrouver pour partager un tel moment, la météo était au top. 
J-4, car départ samedi à 2h du matin, pour une grosse quinzaine d'heures, certainement un poil plus. Je table plutôt sur 17, on verra bien, et nous serons trois à partir : Richard Menaut, David Impedovo et moi-même, appareil photo en bandoulière. 
Breuil est affûté comme jamais, et nul doute qu'il sera encore sur la première marche de la boîte, ce sera aussi le premier championnat de France des employés Décathlon. 
Et pour moi, l'occasion de finir le test sur les chaussures la Sportiva...et oui, nouvelle infidélité à adidas, mais c'est de leur faute. Ils n'avaient qu'à pas changer le modèle XT qui était au top.





jeudi 12 juillet 2018

Andorre J+6 : Retour sur une ratée

Par où commercer...Difficile
Jeudi matin, 7h pétantes, Franck Hivert est devant ma porte pour me récupérer avec mes affaires. Il y a déjà Rafion Balahachi installé dans la voiture. Je l'ai déjà croisé sur plusieurs ultras, c'est un boulimique, il les enchaîne, jusqu'à 10 par an. Je suis vraiment une petite joueuse. Nous récupérons Frédéric Goumard à Villenave d'Ornon, avec qui j'ai partagé d'autres ultras également et surtout un morceau de la Transpyrénéa. Nous arrivons sur place vers midi et récupérons notre dossard. Au passage, je rachète de nouvelles lunettes de soleil, les mêmes que celles perdues 15 jours plutôt sur un entraînement à Bouliac. Il nous manque Martine, l'épouse de Franck, qui était à l'origine de notre inscription d'ailleurs. La pauvre s'est vue refuser les deux jours de congés dont elle avait besoin au dernier moment. Et cela fait des mois qu'elle s'entraîne en montagne avec Franck pour cet objectif. Sur place, nous retrouvons aussi Benoit, que j'avais croisé sur la Transpyrénéa où il avait été bénévole. Transpy dont l'édition est malheureusement annulée pour cause de trois mécontents sur la première édition, qui n'ont pas trouvé mieux que d'attaquer en justice l'organisation, tout ça parce qu'ils ont abandonné trop vite et qu'ils voulaient être remboursés! Enfin, espérons que les suites seront favorables à l'organisateur, car c'est une aventure que je voudrais revivre et je devais y être bénévole cet été. Sur la route nous traversons le village de Merens les Vals, 1ère base de vie, je ne peux m'empêcher de prendre une photo : 


Arrivés sur place nous retirons nos dossards et prenons nos quartiers au camping, il faut bien préparer ses affaires de courses et vérifier que tout le matériel obligatoire est dans le sac, faire aussi les deux sacs de base de vie et les apporter à l'organisation. Nous assistons au briefing, l'organisateur nous donne quelques conseils de prudence, on rit beaucoup, mais ça rira moins demain! Nous repartons au camping, repas frugal et dodo. 


Extinction des feux vers 22h, je prends connaissance des derniers sms d'encouragements et découvre la photo de mes élèves de maternelle avec quelques parents, ça fait chaud au coeur. 



Le lendemain matin, vers 6h15, départ du camping vers la place du village d'Ordino, là où tout se vit pendant 5 jours. En effet, les coureurs de l'Euforia sont dans les montagnes depuis mercredi matin. Ils ont 233km et 20000D+ à faire.




7h, les fauves sont lâchés, et très vite le rythme course à pied se transforme en marche rapide. Il y a 3 bosses à passer pour monter à plus de 2600 m, soit 1300 m de D+ en moins de 15 km, entrecoupées de deux petites descentes. Très vite je dois remettre en place mes lacets. Arrivée à 2500m, je sors mon téléphone pour faire une petite vidéo en direct, comme promis pour les élèves de CM1. 


Je sais déjà que la journée va être très difficile, les pentes sont très raides à monter, de véritables murs verticaux. On entame la descente et là très vite, j'ai mal aux deux gros orteils, ils tapent au fond de la chaussure, malgré les pansements préventifs que j'ai fait pour amortir les chocs. ça commence mal cette affaire.
Par ailleurs, j'espérais suivre un peu Francky, mais il m'a vite lâchée, forcément quand on s'arrête deux fois pour refaire ses lacets, le train n'attend pas.
Ce qui m'impressionne est le silence du peloton, nous sommes près de 400 partants et le silence est d'or. Habituellement, c'est l'effervescence et ça tchatche dans tous les sens sur les premiers km. Là, rien, tout le monde est déjà hyper concentré dès les premiers km...Est-ce un signe de la difficulté du chantier qui nous attend? Habituellement, les espagnols sont très prolixes!
Arrive enfin le ravito, au 20è km, je suis à 4h30 de course, c'est lent, mais ça va pas mal quand même, je pose mon sac à dos et je fais une bonne pause pour bien manger, habituellement, je ne m'arrête pas longtemps sur les premiers ravitos, mais j'ai compris que ça allait être une sacrée affaire et que pour avancer longtemps, il allait falloir pauser longtemps. Me voilà repartie à l'assaut de la prochaine bosse : Le Portella Rialp, 700m de D+, le prochain ravito est à 12 km, j'espère y être en 3h environ. Plus j'avance, plus je ressens la difficulté des montées, mon manque d'entraînement en montagne est évident, je compte sur l'adaptation progressive de mon corps. Il nous faut rejoindre Arcalis, au Portella Rialp, il est en vue. La descente est un peu roulante, mais mes pieds tapent encore au fond de la chaussure, je dois ralentir et jongler entre marche rapide et course pour préserver mes ongles. Je me fais souvent dépasser !! Arcalis ne se rapproche que très lentement, je regarde ma montre, car je veux y être avant 15h30, j'ai promis un deuxième rdv vidéo. 15h17, m'y voilà enfin, il y a de quoi s'asseoir et un ravito bien fourni. Je fais ma vidéo, et déjà j'annonce que ça va être très compliqué pour mes pieds.


Arcalis en vue, en haut des lacets. 


Peu de temps après, arrivent Benoit et Frédéric. Je comprends qu'il vaut mieux que j'avance avec eux, plutôt que d'avancer seule, vu que personne ne parle. Au moins avec eux, le temps passera plus vite, je me fatiguerai moins nerveusement, on pourra parler et plaisanter. Au passage, je croise Franck Bourcier, qui avait lui aussi fini la Tranpyrénée en 2016. Il n'est pas non plus au mieux de sa forme et manque d'entraînement. Ma pause durera une bonne demi-heure, je suis requinquée et nous repartons à trois. J'ai un bon rythme, mais très vite arrive un mur vertical de caillasse : il faut à nouveau s'avaler 700 m de D+. Tant bien que mal, je m'en sors pas trop mal, et au col, nous profitons de la présence d'un canadien pour nous prendre en photo.


 Le mur en face, on voit les lacets, c'est comme ça tout le temps, ou à peu près!





Descente après une seconde bosse 

 Une longue descente s'enchaîne, j'amortis bien tout en essayant de courir un peu, j'ai le sentiment que les pieds vont mieux. Puis à nouveau une longue montée pour rejoindre des crêtes et le clot cavall. La descente est pentue, et je sens à nouveau mes ongles, il nous faut reprendre un sentier en faut plat montant sur 3 km, avant de rejoindre le refuge du pla d'Estagny, l'allure est facile mais je cogite dans ma tête, car j'ai le sentiment que mes pansements préventifs se baladent un peu et qu'ils nécessitent un arrêt chez le podologue. Que fais-je? Je m'arrête, je refais des pansements? Je continue? Je sais qu'un énorme mur vertical m'attend pour monter au coma Pedrosa, 900m D+ en 3 km, une descente tout aussi pentue, puis au km 67, la descente infernale vers la Margineda, soit 5 km et 1500 de D-, un truc qui va bien m'exploser les pieds. Je décide de ne pas jouer avec eux, et de voir les secours. Bingo, les ongles sont bien attaqués, il y a des ampoules dessous, au niveau de la racine, l'un est peut-être infecté me dit-on. Quoi, déjà? Je demande s'il est possible si je m'arrête là de me rapatrier sur Ordino. On me dit que oui, mais on me propose aussi de continuer, sans percer les ampoules parce que je vais avoir très mal, en me faisant des pansements nouveaux pour m'aider à continuer...Bref, des pansements encore "préventifs" qui n'ont servis à rien depuis le début de la course et qui vont encore aggraver la situation. Sachant ce qui m'attend comme descente derrière, et que de toute façon arrivée à la Margineda j'aurais les pieds dans un tel état qu'il faudra que je m'arrête, je décide finalement de stopper les frais ici. Il vaut mieux préserver un minimum sa santé. Je suis déçue, mais j'accepte ma décision, je n'arrête pas parce que c'est trop difficile et que j'ai du mal à avancer, mais parce que mes deux orteils sont en grande souffrance et qu'il faut arrêter le massacre. De toute façons, je n'étais pas très en forme par manque de préparation. J'attends un bon moment ici que l'on me donne le feu vert pour redescendre vers un village pour attraper une navette, nous serons finalement deux à repartir, il y a quand même une heure de marche à faire avant de retrouver une route. Je recroise Franck Bourcier, à la peine décidément, il ira jusqu'à la Margineda et s'arrêtera là.
La nuit arrive, nous attendons la navette une bonne heure, mais quel plaisir d'être au chaud. J'arriverai vers 23h au camping, une bonne douche et dodo.
Le lendemain, bien évidemment, il s'agit de savoir où sont les copains, s'ils sont toujours en course. 
Avec l'amie de Benoit, on petit déjeune et dans la matinée, on le voit revenir au campement, tout penaud, déçu forcément. Le reste de la journée se passera à tuer le temps, à faire le suivi des copains sur notre téléphone, déjeuner au restaurant du camping, faire la sieste, jouer à trouver de l'ombre car les tentes sont en plein soleil. Vers 17h, ça se couvre de plus en plus, on entend gronder l'orage au loin, ce n'est pas pour nous, et on ne sait pas comment c'est plus haut. Puis ça se tasse un peu, nous faisons un dîner frugal avec le repas lyophilisé qu'il me reste, un peu de chocolat et au lit, je m'occupe avec mon portable quand j'entends une voix familière : c'est Frédéric qui est de retour, rapatrié par l'organisation. On avait appris dans la soirée que la course était neutralisée à certains endroits en raison de l'orage. Entre temps, nous avons suivi l'avancée de Franck, Martine n'a pu s'empêcher de prendre la voiture pour venir retrouver son homme, elle l'attend au Pas de la case, c'est une surprise, il n'est pas au courant. Il y arrive vers 21h, apparemment la course est aussi neutralisée un temps, mais il pourra repartir. De son côté, Fred bougonne un peu, il ne trouve pas normal que certains puissent continuer et pas d'autres. En même temps, il était assez loin du Pas de la case et proche des barrières horaires, ce qui n'est pas le cas de Francky qui conserve encore une bonne avance sur la BH de Pas de la case. Il en repartira vers 23h. Le lendemain matin, première inquiétude, Franck est-il toujours en course? Nous apprenons très vite qu'il a lâché l'affaire à Inclès, vers 5h du matin, à 25 km de l'arrivée, très fatigué. Lorsqu'il arrive au camping, il n'a pas bonne mine, mais quoi de plus normal. Cela fait 48h qu'il n'a quasiment pas dormi. Après une bonne douche, et rangement du campement, nous partons direction un restaurant avec buffet à volonté, certains en ont bien besoin. Evidemment, une bonne bière s'impose...avec une clope! 
Puis retour à Bordeaux pour tout le monde, détour par un tabac pour acheter une cartouche de cigarettes (ça vaut vraiment le coup)! Je suis reposée, heureusement, car d'autres écrasent dans la voiture :



Sur les 5 coureurs que nous étions, il n'y aura qu'un seul finisher, Rafion, qui était sur la Mitic (112 km et 9700 de D+), il termine à une superbe 35è place. Sur la Ronda, seuls 85 sur les 400 rallieront l'arrivée. De mon côté, au vu des orages et de la neutralisation de course, pas de regrets, pour finir, il aurait fallut que je puisse suivre Francky. 
Les photos étant difficiles à télécharger en Andorre (incompréhension), je ne découvrirais celles envoyées envoyées vendredi par les collègues, ainsi que la vidéo qu'en rentrant...de quoi me donner quelques regrets.




Il me faut maintenant rebondir! J'en suis à 5 jours sans sport, il va donc falloir reprendre le chemin de la course à pied et du vélo dès aujourd'hui!
Ensuite, il va me falloir quelques compétitions à me mettre sous les pieds, peut-être déjà ce samedi avec le trail de Bourg sur Gironde. 
Et si j'arrive à bien m'entraîner et que mes gros orteils se sentent bien....pourquoi pas le 24h de Villenave le weekend juste avant la rentrée scolaire?! Cela fait un moment que j'aimerais tester ce format, ce serait une belle revanche sur l'Andorra ultra trail...je n'ai peut-être pas dit mon dernier mot sur celui-ci....mais comme ça risque encore de tomber sur des jours d'école, j'ai une bonne excuse pour ne pas retenter de si tôt. Et puis, il y a d'abord un problème technique à résoudre : quelle chaussure pour faire ça sans s'exploser les pieds?