lundi 6 mai 2013

News de la semaine

Ce dimanche c'était donc interclubs à Toulouse avec une participation sur 3000 marche. Et bien que ce fut rude. 17'30 d'effort et totalement vidée à l'arrivée, avec l'impression d'avoir fini un cross et les poumons en feu. Plus de deux heures pour m'en remettre. Et malgré tout, je suis loin de mes 16'48 réalisés l'an passé. Il faut que je remonte à 2009 pour trouver un tel résultat. Pas vraiment d'explication. Oui, j'ai fait une semaine d'antibiotiques, mais mardi j'ai avalé 10x300 en des chronos record, et vendredi j'ai tenté 3x1000, c'était la kata. Je n'ai tout simplement pas réussi à aller vite. Pour la première fois, j'ai essayé de ne pas me faire avaler au départ et donc de partir sur un rythme plus "confort" pour pouvoir mieux tenir l'allure et finir plus fort. Et bien ça n'a pas du tout marché, c'était comme d'hab : premier kilo rapide (5'30) mais moins vite que d'habitude, puis + 30" environ sur les deux suivants, comme à chaque. Faut peut-être donc continuer comme d'hab, pas se poser de questions, et tout donner sans gérer, juste supporter que ça brûle à partir du 2è kilo, et que je me désunisse. Là, ça n'a pas brûlé, et je ne me suis pas désunie. J'étais certainement "plus jolie" à regarder qu'habituellement parce que plus fluide, mais au final, ça paie pas! Bon, et ben on va se faire plus mal au 2è tour. En attendant, J-5 pour l'Euskal, et déjà un forfait dans notre groupe, j'espère qu'il n'y en aura pas d'autre d'ici là. 

jeudi 2 mai 2013

Quelques nouvelles fraîches

Les vacances n'ont pas très bien commencé pour moi, même si je me suis fait un énorme plaisir en suivant les championnats d'Europe et de France des 100 km à Belvès, suivi d'une journée rando/trail à la Rhune. Le résultat fut calamiteux, les 5 derniers km à l'agonie, sans pouvoir courir en descente, les jambes me portant à peine, et craignant de m'effondrer sur place. Jamais l'arrivée ne m'a semblé aussi loin, ça m'a rappelé l'Utmb, lorsqu'on est complètement hagard à la fin, qu'on se rêve de cette ligne et qu'elle semble toujours reculer. Je me suis dit accroche-toi, ce sera comme ça à la Réunion,  c'est toujours là qu'il faut jouer du mental, mais j'avoue que j'avais les neurones embrouillés. La bière proposée par Patrice était la bienvenue, j'en aurais même bu deux. Ensuite ça a été dodo jusqu'à Bordeaux pour le retour, emmitouflée dans mes trois couches dont gore-tex + doudoune. Au lit à 19h, médecin le lendemain matin, une bonne bronchite, des antibiotiques, et on en parle plus! Au bout de trois jours, me voilà remise sur pied. Pour autant, il ne faut pas lâcher l'entraînement, alors même si ça a été le lit toute la journée de lundi, mardi retour sur la piste pour une séance de marche avec 10x300, avalés dans un chrono jamais réalisé. Les 50' de footing mercredi furent laborieux, j'en aurais bien fait davantage, mais pas capable. Il me reste quelques jours pour m'entraîner un tout petit peu pour l'Euskal Trail, mais bon, je n'aurais pas fait grand chose pour cette préparation de course. Mon co-équipier Lolo a bouclé son premier 100 km samedi, ma foi, mardi il était tout frais pour un footing, je ne sais pas qui va traîner l'autre au Pays Basque, j'espère qu'on ne finira pas avec les serre-files. Et avant cela, dimanche sera le premier tour des interclubs à Toulouse, où je vais devoir assurer au moins 16'50. 


Interclubs 2è tour 2012 à Nancy. Au bout de 300m, je me retrouve en tête...pas très normal, mais du coup, petit fierté quand même. 

Plus que 30 jours pour boucler mon budget kisskissbankers, ça n'avance plus, alors si vous voulez m'aider, c'est le moment, et j'en ai bien besoin. Merci par avance. 


lundi 15 avril 2013

Quoi de neuf cette semaine

Et bien après un repos bien mérité, les runnings n'ont été chaussées que dimanche pour une toute petite demi-heure, mais les muscles se rappelaient bien de ce qu'ils avaient fait une semaine auparavant. Il va maintenant falloir attaquer la préparation pour le premier trail de prépa de cette diagonale : l'Euskal  qui aura lieu dans un peu moins de 4 semaines, et pour lequel je n'aurais qu'une toute petite prépa. D'ici là, il va aussi falloir retourner sur la piste pour préparer la marche athlétique des interclubs, et je suis embauchée dimanche prochain au marathon Ekiden de la Teste (course en équipe de 6), où je dois assurer un chrono sur 10 km de 45' dans l'idéal. ça ne va pas être simple.
Alors pour se mettre dans l'ambiance Euskal, j'ai publié un récit (voir onglet correspondant) que j'avais fait en 2008 à l'occasion de ma première participation. 


lundi 8 avril 2013

Marathon de Cheverny, J+1

Ben voilà, c'est fait. Les 3h11'47 de l'an passé n'ont pas été inquiétées, je finis en "seulement" 3h23'26, satisfaite tout de même du résultat, car la préparation n'as pas pu être autant au top que l'an passé, les inter de cross ayant laissé beaucoup de traces, cumulés à toutes les compétitions de début de l'année et le fait que je ne me sois pas ménagée sur cette période. Le corps n'a pas pu rééllement se reposer, mais tant bien que mal, il s'est remis doucement sur les rails, et je suis tout de même satisfaite de mon chrono. Et puis, en tant que coach, j'avais 8 athlètes sur marathon ce dimanche entre Cheverny et Paris. Tout le monde n'a pas réussi l'objectif, certains ont battu leur record, d'autres sont passés à côté et sont déçus, forcément. Ma grande satisfaction vient de Karine et Sandrine qui ont bouclé leur premier marathon en 4h29, (27 au temps puce), c'était un peu l'objectif que l'on s'était fixé, mais j'avoue que je le trouvais ambitieux. Elles ont passé la ligne dans une folle allegresse, envahies par les larmes, et je dois dire que ce fut le grand moment du we pour moi, voir le bonheur sur leur visage, c'est une grande satisfaction d'entraîneur, d'avoir pu les aider à réaliser un rêve qu'elles n'imaginaient pas il y a encore un an peut-être. Pour les autres, on va se remettre au travail, il faut dédramatiser l'échec et essayer d'en comprendre les raisons, mais c'est tellement compliqué de savoir pourquoi on n'a pas réussi. Ce qui est sûr c'est qu'à chaque fois, plusieurs raisons peuvent être invoquées : un départ trop rapide, une alimentation insuffisante avant la course, ou pendant, un stress d'avant course qui a pompé beaucoup d'énergie, une fatigue subite qui est arrivée au mauvais moment, etc...etc...
En discutant avec l'un d'entre eux, je me suis penchée sur le nombre de marathons que j'avais fait, et me suis aperçue que j'en étais à 32. Je me suis amusée à décompter, combien j'estimais en avoir réussis, c'est à dire à en finir "bien" ou à peu près et dans l'objectif souhaité, combien j'en avais "subis", combien j'en avais abandonné. Et bien le résultat est sans appel, et je continue à considérer que le marathon est la course la plus difficile à réussir, car tant que l'on arrive pas au 41è km, on ne sait jamais si on va bien finir. Pour ce qui me concerne, je compte donc 3 abandons, 6 réussis, c'est à dire sans souffrance jusqu'à la fin, 16 ou 17 plus ou moins subis à partir du 30è, 35è ou plus, et 4 ou 5 pour le fun en mode meneuse d'allure ou oenosportif. Je pense que l'on peut retrouver ce type de % de réussite chez tous les marathoniens, quelque soir leur niveau. On a vu l'an passé Yannick Dupouy souffrir au marathon de Paris et terminer au mental, cette année, Patricia Laubertie abandonner au 34è km, alors qu'elle était dans les favorites françaises. Cette course apprend l'humilité à chaque fois, ce que l'on réussit un jour, on peut le rater le lendemain. Et c'est pour cela que l'on recommence, la quête du record, recommencer, et recommencer encore, jusqu'à toucher ce sentiment de "maîtrise" que l'on peut atteindre quelque fois. Pour un ultratrail, ce n'est pas du tout le même chose, car, la course durant longtemps, on ne peut pas dire que l'on se sente bien tout le temps, on oscille en permanence entre des coups de bien et de moins bien, parfois même de très mal où l'on se dit que l'on ne pourra jamais finir. Et lorsque l'on finit, on ne sait jamais dire si on a bien réussi ou pas, enfin, pour mon cas, c'est comme ça. Je crois que je n'ai jamais fait un trail de plus de 3h en me sentant bien du début à la fin. A l'arrivée, il y a toujours ce sentiment, ou plutôt dans les jours qui viennent, de se dire qu'on doit pouvoir faire mieux et qu'on a mal géré à plein d'endroits, qu'il faudrait changer ceci ou cela à l'entraînement, qu'on va travailler plus dur pour y arriver, etc...
Maintenant, place à une bonne récupération, les 100 km de Belvès, ce sera pour une autre fois, on va repartir pour l'objectif de fin d'année, avec une première étape à Saint Etienne de Baïgorry dans un mois, pour l'Euskal Trail en équipe avec Laurent qui auparavant défiera Belvès.
Merci aux kisskissbankers qui ont déjà permis de rassembler près de 30% du Budget, encore deux mois pour boucler.