Hier, 35 km environ du côté de Bouliac avec tout le matériel sur le dos. 900 m de Dénivelé environ et 6h30 d'effort. Test de nouvelles chaussettes. Plusieurs rencontres avec des couleuvres, une grosse et un "bébé", un chevreuil, la nature était belle. Ensuite, entretien pour le journal Sud Ouest avec mon compagnon d'aventure, Christian Alfieri qu'il faudra suivre aussi. Pour sa 60è année, il s'offre aussi cette traversée qui en bon Pyrénéen qu'il est, doit accomplir au moins une fois dans sa vie ce Périple. On peut dire qu'il l'a déjà fait, mais en plusieurs morceaux sur 4 ans. Cette fois, ce sera d'une traite, en mode compétition et il aura l'avantage de connaître le terrain, et c'est un costaud.
Journal de Bord d'une fondue de la course à pied et de la montagne sous toutes ses formes.
vendredi 8 juillet 2016
mercredi 29 juin 2016
Transpyrénéa : J-20
Concernant mon road-Book prévisionnel, l'organisateur m'a fait remarquer que je risquais de dormir souvent à la belle étoile, ce n'était pas forcément mon impression, mais c'est vrai que je n'ai pas réussi à faire en sorte de tomber chaque soir sur un CP ou un refuge partenaire. Je crois que je vais essayer de revoir ça, ça va forcément impliquer des jours à fort kilométrage, en même temps, comme il est impossible de savoir quelle sera notre météo, ni comment ça va jardiner en Ariège pour ceux qui ne connaissent pas, j'hésite à revoir ma feuille de route.
En attendant, voici le lien pour suivre les coureurs en direct, enfin, on entend par là que l'on pourra nous suivre de CP à CP, soit environ tous les 30 à 40 km. Vous pourrez aussi laisser un message dont jepourrais prendre connaissance sur les CP. Et sinon, il sera toujours possible de laisser des messages sur le portable, sachant, que nous ne les regarderons probablement qu'avant le coucher. Il est aussi possible qu'à certains endroits, le réseau ne soit pas bon et que l'on ne capte pas.
Lien suivi course : Ici
Lien Web TV live :
jeudi 23 juin 2016
Transpyrénéa : maintenant, ça se compte en jours
Au début, c'était A-2 presque, puis M -12, tout cela paraissait encore loin, maintenant on en est à compter les nombre de jours, et cela doit faire J-25. Le plan de route est fait, car il faut bien en faire un, je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir le respecter.
Je vous le livre ici, afin que ceux qui désirent me suivre aient une petite idée de ma progression, et surtout, éventuellement, venir me rejoindre pour m'accompagner un petit bout, n'est-ce pas les amis, la famille? Je compte un peu sur vous pour me motiver, et m'apporter quelques victuailles délicieuses. Pour visualier le GR10, voici un lien très utils : Cartes randos
Transpyrénéa :
feuille de route prévisionnelle. Départ
du Perthus, Mardi 19 juillet 12h
J1 mardi 19
juillet 12h : Le perthus –CP 2
Arles 41 km 10/11h – arrivée 22h . Dodo
5h
J2 : mercredi
20 juillet : Arles – Col de mantet (1500m) 55 km ? Cabane Jasse
Gross 60 km 15/16h A 20/21h- 5h (sous le
tarp)
J3 : jeudi
21 juillet : Col de mantet ou Cabane Jasse Gross - refuge
bessines – 55/60 km 14-15h 20/21h dodo 5h (refuge ou tarp)
J4 :
Vendredi 22 juillet : Bessines – BV1 Merens – 13 km 3h – douche/change/ravito – 2h
Durée :
69h pour 85
J4 : vendredi
22 juillet 11h : BV1 Merens 10/11h -
Siguer 43 km : 11/12h 22h dodo 5h Tarp
ou refuge
J5 : samedi
23 juillet : Siguer – Aulus :
55 km Gîte ?–21/22h/ Gîte
J6 : Dimanche
24 juillet : Aulus - CP 9 Gîte d’escolan
– Aunac : 58 km (gite CP)
J7 : Lundi
25 juillet : Aunac – refuge Araing 52 km : 52 km 15/16h 20/21h
J8 :
Mardi 26 juillet : Refuge Araing – Bv2 : Luchon : 43 km 11 h Arrivée vers 16 h
Durée 101h
pour 120.
J8 : Mardi
26 juillet : BV2 Bagnères 18h –
Granges d’astau : 21 km 5/6h minuit Gîte
CP
J9 : mercredi
27 juillet : Granges d’Astau – Barèges : 60 km 16/17h – 21h/22h Gîte
J10 :
Jeudi 28 juillet : Barèges - refuge
des oulettes : 59 km 16/17h 21h (ou lac de gaube – 10 km)
J11 : vendredi
29 juillet : refuge des oulettes – CP Gourette 52 km
J 12 :
samedi 30 juillet : Gourette –
Lescun : 58 km
J13 :
Dimanche 31 juillet : Lescun – BV3
15 km 4h – arrivée 9 h
Durée :
111-113h
J13 : Dimanche
31 juillet : BV3 11h - logibar 30 km ou 19h logibar ou Iraty, arrivée
minuit
J14 : Lundi
1er Aout : Logibar – Saint Jean Pied de Port (53 km) 14h
J15 :
Mardi 2aout : Saint Jean Pied de Port - Ainhoa :
55 km 14h
J16 : Mercredi 3 aout : Ainhoa – hendaye : 40 km 10h – Arrivée 18h
mardi 21 juin 2016
J-30 et dernière compétition avant le Grand Jour : UTPMA
Ce samedi, c'était ma troisième participation à cette course en Auvergne. Une course très exigeante, et là, vu les conditions météos, ça l'était particulièrement.
On était habitués aux conditions hors normes de l'Euskal Trail ou du Grand Brassac hivernal, dont les éditions ne se conçoivent que sous la pluie, le brouillard, et la bouillasse, psychologiquement nous étions préparés à chaque fois, mais là, nous avons connu pire pourrait-on dire, sauf que là, nous n'étions pas préparés mentalement pour tenir autant d'heures, surtout sur l'Utpma en plein mois de juin, à trois jours de l'été officiel, avec bruine, pluie fine, brouillard, terrain de boue bien molle ou bien collante, les pieds dans le mouillé toute la course. Goretex, gants, doubles couches de rigueur, casquette, crème solaire et lunettes de soleil au au placard. Il parait en plus que le massif central, c'est très beau. Bon, du coté d'Aurillac, nous, on en n'a rien vu, je ne sais pas si du côté de l'Aubrac s'ils en ont vu plus.
Bref, il fallait en vouloir pour les finir ces courses. Pour L'UTPMA, tout a mal commencé vendredi soir : plus d'une heure pour rejoindre l'embranchement de Libourne, ça commençait bien. Puis arrivés à Brive, deuxième bouchon et ensuite plantage de route, bref, nous sommes arrivés bien tard pour retirer le dossard. Départ minuit, pas de pluie, les 17 premiers km sont plutôt sympas, ça roule bien, on les tourne suivant les coureurs entre 2h12 et 2h25. C'est après que tout devient glauque...Très vite le brouillard fait son apparition, puis les coureurs se retrouvent esseulés, rien à voir avec l'édition passée où nous étions en groupe pendant une bonne partie de la course, pourtant, il y avait une centaine de coureurs en moins, là nous étions 580 partants. Les doutes s'installent, mais qu'est-ce que je fous là, personne devant, personne derrière, où sont les balises, qu'est-ce que je fais? Demi-tour? Où est la prochaine balise? Tant bien que mal, on arrive au 2è CP, le jour se lève, la pluie s'est calmée. Bon, j'ai bien envie de bâcher, mais si je bâche je me retrouve à 7h à Aurillac et qu'est-ce que je fait de ma journée? Autant continuer jusqu'au prochain CP. Vincent, Richard et Philippe ont pris la poudre d'escampette, Je ne sais pas où est Patrice, mais je l'imagine bien vénère, et peut-être enclin à l'abandon. Arrive le CP3 du Lioran, mi-course avec possibilité de se changer. Je retrouve Philippe, dans des vêtements tout neufs. Pour ma part, je me dis "A quoit ça sert?!". Je lui propose que nous repartions ensemble, après m'être bien restaurée. Beaucoup de passages de crêtes, pas roulant du tout, on met plus de 3h pour rejoindre le Puy Mary soit une dizaine de km. Le sentier repart dans un devers descendant, bien merdique, le brouillard est toujours là, on sait qu'on est dans le Cantal grâce aux odeurs de Gentianes et de genêts. A moment donné, je distingue dans le brouillard de petites bêtes qui gambadent et me font penser à de petits chamois, mais franchement, je ne sais pas s'il y en a ici, peut-être de petits chevreaux? Mais on entend que des vaches depuis qu'on est partis, et ça, il y en a à foison. Arrive le CP5 de Mandailles, km 72, je croise une fille qui veut bâcher, tiens, moi aussi, j'en ai marre. Mais Philippe, me convainc une nouvelle fois de continuer, je lui avais déjà fait le coup au Puy Mary. La bouillasse est revenue depuis un moment, le terrain est une vraie patinoire et je suis très mauvaise là-dedans. Skis aux pieds ça va, mais sans ski, ça va pas du tout. J'ai bien pris une dizaine de gamelles, et j'ai lâché des quantités de gros mots. Tant bien que mal, on arrive au CP du 86, putain, reste encore 20 km. Philippe est en forme, j'insiste pour qu'il me lâche, mais il craint encore que je bâche, je promets que non. Toute la course nous nous sommes demandés si notre Patou, avec son talent de communicateur avait trouvé quelqu'un pour l'aider à continuer. Mon téléphone a bipé un paquet de fois, mais il était bien rangé au sec. Je ne l'ai sorti qu'une seule fois, au km 70, voir rapidement quels étaient les messages : Ma moitié qui m'encourageait me disant que j'étais bien placée (bof...mais c'était sympa pour m'encourager), pas vu que Patrice avait appelé. Alors déjà que les 13 km entre les 86 et le 99 étaient bien galère dans la boue, je ne pouvais imaginer que ce soit pire pour les 6 derniers. Si, si, il l'ont fait. Nous faire passer au milieu des champs à vaches bien labourés, où l'on s'enfonçait dans la boue jusqu'aux mollets, puis idem dans les chemins forestiers, je ne sais pas comment on peut courir dans ce merdier. Vincent a réussi a les parcourir en 50', moi il m'aura fallut près d'une heure trente. Arrive enfin l'arrivée avec des circovolutions dans Aurillac, (le chemin le plus court n'est jamais le meilleur parait-il), je me retrouve Patrice en jeans, je comprends ce qui lui est arrivé, et je passe enfin la ligne avec lui, les 22h sont largement passés, et j'ai du ressortir la frontale. Contente d'être allée au bout quand même, je retrouve Alain Létard au micro, puis Charly, l'un des organisateurs qui a fait plus de la moitié de la course avec son paquetage Transpyrénéa, et qui a terminé allégé, dans un temps canon. Vincent nous a mis une mine avec ses 19h45 (85è), Philippe termine en 168è en 21h48 (c'est la force tranquille), ensuite en retrouve Richard qui a un peu craqué après le Lioran, 181è en 21h59, puis ma pomme, 186è, 22h25. 350 se sont classés, soit seulement 60% d'arrivants.
David était sur le marathon de la Jordane qu'il termine bien placé, à la moitié du classement en 6h40. Ce fut une première expérience de cette taille pour lui.
Malgré la rudesse de cette édition, on retiendra l'extrême gentillesse de tous les bénévoles, des spectateurs présents aussi en plein milieu de la nuit, le balisage au top, impossible de se tromper, sauf en s'égarant le cerveau. Ce doit être joli quand il fait beau (ce qui était le cas l'an passé). Vu le temps, pas de photos!
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