mardi 3 février 2026

Bilan 2024 : Bof!


Bon, comme déjà évoqué, le temps fait son oeuvre destructrice! Je finis l'année avec un abandon au marathon de La Rochelle : pas de jambes au départ, une semblant de jambes du 3è au semi, puis tout doucement les douleurs se sont faites de plus en plus fortes dans les ischios jusqu'à se demander si même je pouvais finir en footing. J'ai eu beau motiver pour le club, pour la 13è ou 14è médaille de ce marathon, la bourriche d'huîtres rien n'y a fait. 

Il faut maintenant envisager 2025 : déjà une nouvelle folie pour laquelle j'ai craqué : l'UTMB Verbier à la mi-juillet, 140 km, 9000 de D+, le graal pour peut-être accéder une ultime fois à l'UTMB de Chamonix. 

Va donc falloir sérieusement s'entraîner en trail, exit les marathons pour un moment. 

Alors on va y croire, et d'abord se régénérer. 

lundi 19 août 2024

Reprise de service

Voilà cinq années que j'ai délaissé ce blog, non pas que j'ai abandonné la course ou les projets, mais l'évolution fait que les blogs ne sont plus tellement à la mode, aujourd'hui c'est images, images, instagram, Tic/Toc, même Facebook n'est plus à la mode. Pourtant, retrouver ce blog et m'y replonger, quel plaisir, c'est un peu comme les albums photos papier, avec les écrits en plus. Sur les réseaux sociaux, comment retrouver facilement tout ce que l'on a pu écrire. 

Donc il va reprendre un peu du service. Qu'ai-je fait depuis 2019? Pas de grande aventure, un grand malheur qu'il a fallut surmonter, la chance d'être en bonne santé et de nouveaux bonheurs qui sont arrivés avec des petits enfants. La course à pied reste mon hobby préféré, mais j'en ai remis d'autres en oeuvre, trop longtemps délaissés : rando, ski de rando, vélo en tout genre, piano. 

Les traversées ou randonnées au long court sont un peu mon nouveau leitmotiv, qu'il s'agisse de les faire à pied ou en vélo. Il y a deux ans nous avons commencé le GR5 à deux depuis la maison familiale qui se trouve au début de cet itinéraire au-dessus de Thonon. La première fois 10,5 jours pour faire Thonon/Landry (Bourg-Saint Maurice) et cette année 9 jours pour faire Landry-Mongenèvre. Il nous reste 300 km à faire, et qu'il faudra faire d'une seule traite en 15 jours environ, maintenant, quand? Les projets personnels se multiplient au fil de la quantité d'infos que nous voyons défiler et qui nous donnent toujours envie. Mes résultats sportifs commencent à décliner...manque d'entraînement spécifique certainement mais plus probablement l'âge qui commence à faire inexorablement son oeuvre. C'est encore difficile de l'accepter mais le processus est en cours...cela ne m'empêche pas de continuer à espérer m'inscrire sur de nouveaux ultras. J'ai réussi à en faire un il y a deux ans avec mes deux copains de virée, Vincent et Vincent, c'était la Pic'Ariège : seulement 70 km, mais 7000 de D+, un truc de dingue bouclé en 27h. Il y a plus dur, la Picapica, 109 km et 11500 de D+, plusieurs KV. Deux fois qu'un des deux Vincent s'y casse le nez, je devais l'accompagner le week-end dernier pour finir les 40 derniers km mais son corps en a décidé autrement. Sur le moment, au vu de ses dires, il avait l'air d'accepter que décidément cette course était trop dure pour lui et qu'il fallait tourner la page. 24h plus tard il en décidait déjà autrement. J'y vais, j'y vais pas? Je tente plutôt un retour sur le GRP et le 120 km que je n'ai jamais fait? 

Mais la nouveauté qui m'anime pour reprendre ce blog est un nouveau projet pour juin 2026 : le début de l'Hexatrek, ce nouveau parcours de 3034 km et 165000 de D+ qui part de Wissembourg par le GR5, traverse les Vosges, le Jura, les Alpes puis bifurque à l'Ouest par l'Ardèche, les Cévennes, pour rejoindre le GR10 et finir à Hendaye. Nous avons rencontré un couple au Mont Thabor cet été et d'autres randonneurs au long court qui étaient sur  cet itinéraire. Il y aurait eu 500 départs début juin cette année pour faire la totalité ou partie du parcours. Pour ma part, envisager la totalité impliquerait de s'absenter au moins 4 mois de la maison (à raison d'une moyenne de 25 km/jour), de se couper de la famille, des amis, de ma Tigrette, cela me semble inenvisageable, mais la partie qu'il m'intéresse de faire d'une traite est le début de Wissembourg à Thonon, sachant que celui-ci passe exactement dans ma ville de naissance, sur mon parcours d'écolière enfant et dans le village où j'ai grandi par la suite, un petit détour me permettrait même de passer devant mon ancienne maison, et pour finir, cela passe aussi sur mon spot d'entraînement quand je suis en Alsace, à savoir le château de l'Ortenbourg et donc un stop dans la famille à Scherwiller s'imposera. C'est comme l'UTMB Alsace, je ne peux pas ne pas faire ce trek de 700 km environ. L'idée est de le commencer le 1er juin 2026 pour arriver à la maison parentale le 1er juillet accueillie par ma maman, jour où j'afficherai une nouvelle dizaine. Il faudra tenir une moyenne de 28 km par jour avec près de 12-13 kg maximum (un air de Transpyrénéa) bivouac compris et prévoir 3/4 jours au total de stop complet pour se refaire la cerise et bien faire sa lessive. Après mon expérience sur le compostelle, dont je dois encore faire la partie Saint Jean Pied de Port/Saint Jacques- Finisterà, (en VTT ou Gravel), j'ai hâte de retrouver cette ambiance particulière. Voilà, j'ai maintenant un peu moins de deux ans pour préparer cette petite aventure. 

En attendant quelques photos souvenirs de ces 5 dernières années. 


Sur le Compostelle à Cahors                                                Séance Ski de rando

Sur le GR5 du côté de Bises                            Ici dans les Fiz, lac au fond et champ de linaigrette. 

Au brévent.                                                          Les échelles, impressionnantes mais pas si difficiles. 

Pic Ariège, l'étang du Fourcat au fond. 

Au sommet du Malcaras avec Vincent et Vincent. 

   

Compostelle à VTT entre Mont de Marsan et                        Trail des Citadelles

Saint Jean Pied de Port

    Citadelles toujours. 

    UTMB Alsace avec les Poletti. Au départ du 50 km      Ravito base de vie à Châtenois. 
    sur la place où j'ai grandi en partie. 

 Vélo sacoche entre Morcenx et Grand Crohot

Premier 4000 : Grand Paradis


En mode bénévole (serre-file) sur la Transpyrénéa 2023. 





jeudi 30 mai 2019

Séquence Nostalgie

Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit sur mon blog, et pour cause, il n'y avait rien de transcendant à raconter. Et de plus, un bon passage à vide durant mars et avril. La forme a l'air de revenir un peu, même si cela  ne se voit pas sur les dernières compétitions que j'ai faites, toutes en mode reportage/footing. Mais c'est toujours du footing+, j'essaie toujours de courir au mieux, même appareil photo en bandoulière, et si je suis en période de forme, ça donne quand même un résultat correct avec des podiums à la clé. Mais là, que dalle, ni aux cuviers, encore moins à Baurech où je me suis bien faite bouffer par plusieurs filles dans les deux derniers km (argh....!), y compris les copines du club. Le seul endroit où je m'en suis sortie, c'est au marathon de Blaye, que j'ai retrouvé avec grand plaisir. Une course où je suis partie en queue de peloton après avoir filmé presque tous les coureurs à la sortie de la citadelle, un moment absolument magique, un grand spectacle, et où je n'ai fait que remonter jusqu'à la fin ensuite, pour finir par avaler encore trois féminines dans les 5 derniers km, ça ça fait du bien. 
Mon grand objectif de l'année se profile, c'est donc l'Euskal Trail 130 km, dès demain, que je n'ai jamais fait. J'ai couru fois la moyenne distance qui a varié au fil des années de 2x40, à 2x45, puis 2x50 pour revenir à 2x40. En quatre participations, j'ai donc connu tous les formats et surtout les débuts de la course qui était du coup un peu "roots", ce qui n'était pas pour me déplaire. En 2008, première participation avec Linda comme coéquipière. Linda qui avait horreur des descentes et qui était "très mauvaise" dans les descentes. Je l'ai beaucoup attendue aux CP en lui préparant son ravito pour que nous repartions vite. Jamais elle n'a pu souffler, mais toujours elle arrivait en bas en me disant qu'elle était "un boulet" pour moi! Mais c'était une course d'équipe, et c'était comme ça. Nous avons beaucoup ri, et à l'époque, l'organisation tendait des cordes bleues d'un point haut fixe à un point bas et on coupait tous les lacets, y compris en descente! L'arrivée s'était faite à Urepel avec repas gargantuesque dans le trinquet, puis on nous avait rapatriés au trinquet de Banca où nous avions dormi à même le sol avant d'être récupérés le matin pour un nouveau départ d'Urepel, après un bon petit dej dans le Trinquet. Une nuit mémorable. La fois suivante, j'avais couru avec Maryline, c'était en 2010, et on avait dormi dans le Trinquet de Saint Etienne de Baïgorry. C'était 2x45. Un édition très mouillée et très froide le second jour, Maryline avait oublié ses gants, elle était congelée, et comme elle a toujours plus d'un tour dans son sac, ce sont des poches plastiques de congélation qui ont fait office de gants. Là aussi, je n'ai pas plaint ma coéquipière, nous étions bien classées le premier jour, je ne voulais pas perdre notre avance. Je lui en ai fait bien bavé, mais nous avons gardé notre place sur le podium. Puis retour en 2013, pour un 2x50 que je devais courir avec Lolo. Nous étions pas mal d'équipes engagées, au moins 5, pour nous retrouver à deux, après diverses recompositions. J'ai donc couru avec Momo sur 2x50, là, c'est moi qui ai fait le boulet, il était en super forme. Puis retour en 2016, l'année de la Transpy, avec Vincent, qui lui revenait de blessure et manquait totalement d'entraînement. Mais il a relevé le défi avec moi, c'était important, car sinon, je ne courrais pas. Evidemment, il s'est un peu traîné, mais a bien retrouvé des forces le second jour, où il m'a semée dans la dernière descente, je l'attendais pensant qu'il était un peu loin derrière, il se disait vidé au dernier ravito, et je ne l'ai pas vu me passer devant lorsque je me suis arrêtée pour l'attendre. Bref, j'ai attendu 5 bonnes minutes, puis insisté au tél pour qu'il me réponde, jamais je ne l'ai rattrapé. Ce sont les aventures de l'Euskal.
Cette année, nous devions y retourner nombreux, avec au moins 6 équipes entre le 2x25 et le 2x40, mais il y a une telle demande, que les copains ont été recalés à l'inscription, pourtant ils étaient devant l'ordi à l'ouverture des inscriptions. Seulement deux équipes sont passées sur le 2x25, mais il y a une blessée, donc, il ne reste qu'une équipe! 
C'est un peu comme ça chaque année. 
Pour ma part, j'avais décidé de faire pour la première fois l'Ultra en solo, n'étant pas décidée pour un ultra cet été. Et puis Richard m'a suivie dans ma petite folie. 
Voilà, en résumé nous ne serons que 4 là où nous devions être au moins 12. Heureusement, il y a des copains que je vais retrouver sur le 130 : A commencer par Nono, je le nomme en premier, car il est associé à mon Grand Raid de la Réunion que nous avons couru ensemble d'un bout à l'autre en 2013. Quel merveilleux souvenir. Et puis il y a son binôme, Gontran, je vais retrouver aussi Vincent Moity, avec qui j'ai partagé 3 Utmb, 3 ou 4 GRP. Mais je crois que son binôme Richard n'est pas là cette année. Dommage, car j'ai fait tout le GRP 220 avec lui, d'un bout à l'autre aussi. Quel beau souvenir là encore. Et puis je vais certainement en retrouver d'autres, Charles Lajus, qui sera bénévole s'il n'est pas coureur, Marc Durand avec qui j'ai fait quasi une semaine de Transpy, qui sera certainement aussi bénévole, Cécile Daquin que j'ai croisée plusieurs fois sur l'Euskal et avec qui j'ai fait un petit bout de chemin sur la Réunion. Finalement, c'est une grande famille tout ça. 
Bon, mon entraînement n'est pas au top de ce que j'aurai voulu, mais j'espère que ça va passer, et je sais qu'il y a des supporters derrière moi, donc il faut que je m'arrache! 
H-20, YAPLUKA. 












dimanche 14 avril 2019

Une année qui commence difficilement

2019 ne sera pas un grande année de course à pied. Les raisons sont multiples et n'ont pas grand chose à voir avec le sport. Toujours est-il que j'essaie de m'entraîner et de faire des compétitions. Si les cross de début d'année ne se sont pas trop mal passés, ce fut un peu plus compliqué pour les autres courses. Jamais suffisamment fraîche ou suffisamment entraînée pour aborder ces compétitions. Donc, moral un peu en berne en mars, suite à deux contre perf sur semi, mais bon, j'essaie d'emmagasiner entraînement et compétitions pour ce fameux ultra trail de l'Euskal qui m'attend à l'ascension. 
J'en suis à 6 compétitions depuis le début de l'année avec un premier trail de 40 km en Corrèze début avril, la Tulle Brive Nature. Une course bien sympathique, un parcours exigeant et une fin de parcours difficile à boucler, avec 3 féminines qui me passent dans les deux derniers km. De quoi rager! Il y a donc encore du boulot, beaucoup de boulot!