vendredi 9 octobre 2015

Retour sur les championnats de France de Trail

Voilà 10 jours que les championnats sont passés, le corps récupère et reprend doucement le chemin de l'entrainement, mais il souffre. Mes premières réflexions vont sur mon âge! Et oui ma p'tite tu commences à te faire vieille au pays des sportifs, le moral en prend un coup et puis finalement à y regarder de plus près, et bien je note que je n'ai jamais vraiment fait d'enchaînements de la sorte et ce n'est pas fini! A savoir une grosse compétition longue 5 semaines après une ultratrail, et deux mois après je vais remettre ça avec un marathon. Un marathon où je ne me mets pas d'objectif, mais on verra bien d'ici quelques semaines ce que je me sentirai capable de faire. 
Certes après l'édition 2010 de l'Utmb transformée en 20 km + 90 le lendemain (dont je n'avais fait que 30!) j'ai bien enchaîné le marathon du Médoc 15 jours après mais ce n'était pas prévu et j'ai fait les Templiers deux mois après, ça c'était prévu! Ce qui l'était moins c'est que je ne cours que 50 km à Chamonix. En 2009 la première compétition fut 5 semaines après le GRP, la bordelaise 8 km, histoire de revoir ce que c'est que la route car 15 jours après j'étais meneuse d'allure au marathon de Villages, sur un tempo cool, mais qu'il fallait tenir. 2011, rien entre l'UTMB (+ de 170 km cette année-) et le marathon des villages en meneuse d'allure toujours. Puis une prépa marathon avec quelques compets, normal quoi, et un abandon au 32è kilo car plus de jambes, pas voulu m'entamer davantage. Donc trois après l'utmb je n'étais toujours pas opérationnelle pour faire une belle perf sur du long.  2012, petit UTMB (100 km ce n'était pas prévu comme ça!), trail des hospitaliers de 75 km 2 mois plus tard, bien passé, rien d'anormal vu que mon effort à chamonix n'a été que de 18h contre le 36/38 prévus. 2013, l'année de la Diagonale en octobre, donc aucune grosse compétition avant 2014. 2015, abandon à Cauterets au GRP (105 km) du coup, petite "vengeance" sur la Rochelle avec un joli chrono, un peu loin du record, mais un bon chrono quand même. 
Que dire de ces championnats de France où je réalise 9h51 sur 60 km et 3300 de D+? Comment comparer par rapport à une autre course? Les templiers? En 2010 pour 70 km et 3000 D+ j'avais fait 10h44 (5593è/2200) les fois précédentes sur Nant avec 65 km et à peu près pareil de D+ dans les 10h10 au mieux. Les hospitaliers? 11h26 pour 75 km et 3300 sur un terrain très technique. La pastourelle cette année, 54 km et 2500 de D+ en 7h12. 
Bref, même si je fais 171/200 classés et dans les dernières filles, j'ai le sentiment d'avoir couru à peu près à mon niveau, jamais subi la course et bien terminé les 3 derniers kms sur une belle allure. Certes, en comparaison de la Pastourelle je pensais ne mettre qu'une heure et demi à deux de plus soit aux environ de 9h. C'était sans compter sur le bouchon qui m'a bloquée au moins 20'. 
Les meilleurs étaient là et c'est vraiment ce que je retiens avec un parcours sur lequel je me suis régalée, quelques descentes techniques au début, sur lesquelles je me suis lâchée, j'ai enfin repris confiance dans les descentes. Il m'aurait fallut un peu plus de caisse pour continuer à monter plus vite dans la dernière partie de course. Je ne connaissais le Sancy qu'en hiver, et je dois dire qu'il y a vraiment un coin "glacial" que l'on y passe en janvier ou en septembre. C'était un beau parcours, très venté sur les hauteurs ou les crêtes,  on n'est jamais protégé comme dans les Pyrénées ou les Alpes.

Ces deux participations aux championnats de France (cross en mars) m'ont redonné une certaine motivation pour y retourner. L'année prochaine les France de Trail auront lieu début septembre à Nice, alors pourquoi pas si un peu remise de mon périple pyrénéen. Il y aura pour la première fois le C de F Ultratrail mais je ne serai pas au point du tout!



mercredi 26 août 2015

Et un deuxième GRP de bouclé

Voilà, après mon abandon l'an passé, j'ai bouclé cette année mon GRP. Un parcours démarré sous un beau soleil, des paysages magnifiques mais pas trop le temps de s'arrêter pour faire les photos, et revers de la médaille, une chaleur qui a pesé sur l'organisme le premier jour. Résultat : pas réussi a manger correctement, et cela a certainement pesé dans la seconde partie de course.
La veille, j'ai retrouvé les copains, les habitués, sur cette place du village de Vieille Aure qui sonne particulièrement pour les traileurs. Et parmi eux, Nour-Eddine, mon compagnon de la Diagonale, qui voulait faire la course "cool", car il s'aligne dans trois semaines sur le 24h de Léognan. J'ai donc proposé qu'on ré-itère notre coopération. Il avait l'air ok.
Bon, on a coopéré 5', sur la ligne de départ, ensuite, je l'ai vu filer après le premier km. Puis je l'ai croisé au Pic du midi, je montais, il descendait, Christian Alfieri était un peu plus devant. J'évaluais leur avance à peu près à une heure, nous n'étions qu'au km 45/50 environ.
Si les premières montées se sont passées royalement, j'avais même un peu d'avance, j'ai commencé à m'inquiéter par la suite, car je trouvais que je ventilais trop, et que ce n'était pas normal ce sentiment de difficulté à monter. La chaleur?
Je me suis finalement retrouvée à Pierrefitte, la première base de vie, avec une demi-heure de retard par rapport à l'an passé, bon, il faut dire que le kilométrage était un peu plus élevé, vu que nous étions passés par la Mongie et non par Artigues, ceci expliquant peut-être cela. 
La mauvaise nouvelle est venue de mes pieds, ou plus exactement de mes deux gros orteils, explosés. Il a donc fallut que je me les fasse soigner. J'ai essayé de manger des pâtes, d'autres choses, mais difficile, et puis je suis repartie, la pause a finalement duré une heure. Je me souviens qu'en 2009, je n'avais posé qu'une demi-heure, c'était à Villelongue, et j'avais pu manger une bonne assiette de riz avec de la viande, si mes souvenirs sont bons. Et j'avais apprécié. Les soins prennent du temps.
A la sortie de Pierrefitte, je me retrouve avec un gars, bien contente, nous ferons toute la partie ensemble jusqu'à la descente vers Luz. 
Le ravito de Pouy Droumide est long à arriver, là encore j'essaie d'avaler quelque chose, il n y a que la soupe qui passe, puis nous repartons et à ma grande surprise je retrouve Nono à Cauterets, j'avais déjà retrouvé Christian à Pierrefitte, en soins pour ses pieds, pour le même problème que moi.
La montée au col de Riou passe toute seule, je donne le rythme, un autre jeune se met dans notre foulée, puis à la bascule, nous arrivons à Aulian et pointons, Là encore, je croise Nono. Puis, mon co-équipier du jour, finit par me lâcher, car je ne le suis plus dans la descente, j'ai mal aux cuisses et aux orteils aussi. Aurais-je du prendre un doliprane? Je suis plutôt contre ce genre de chose, mais il aurait peut-être fallut. 
En arrivant à Luz, je recroise Nono qui repart, j'en profite pour me faire masser par mon ami Ronan, Aurélia se charge de ma montre,  il faut aussi changer mes pansements aux orteils, tout cela prend du temps. J'essaie de manger, de prendre le temps de choisir ce qui m'irait, difficile, très difficile. Je reste finalement 1h05 à Luz! 
A partir de là, je me retrouverai toute seule jusqu'à la fin ou presque. La montée à la Hourquette Nère est laborieuse, à la bascule je retrouve Jamain qui était sur le 120, il a explosé au 25è km en raison de la chaleur, mais il a le mental pour finir. Je descends pas trop mal, puis arrive au Merlans où la pluie et l'orage s'invitent. 
Là encore, je retrouve une copine du 120, c'est son premier Ultra, je propose que nous fassions le final ensemble, nous ne nous sentons pas les jambes pour courir, mais il pleut tellement, que nous filerons le plus vite possible. A deux on est plus forts. 
Pendant tout ce temps, Nono a pris la poudre d'escampette et finit 3h devant moi, ce qui me laisse quelques regrets. et le gars avec qui j'étais de Villelongue jusqu'à Aulian termine lui aussi 2h devant moi. Ce qui signifie que j'ai vraiment lâché quelque chose après Luz. 
Je suis satisfaite d'avoir terminé, mais il y a forcément quelques regrets. Comment aurait été la course si j'avais pu mieux manger? si mes chaussures ne m'avaient pas posé de problème? Je n'ai même pas fait suffisamment attention au choix de mes chaussettes, qui sont peut-être en partie la cause de mes orteils abîmés. 
Soit, l'âge commence à se faire sentir et il va falloir que je revois les choses différemment, soit il faut que j'arrive à revoir mon alimentation en emportant avec moi des repas déshydratés, et puis surtout, je ne dois pas négliger mes pieds, et bien re-tester tout le matériel. 
Mais la satisfaction de la ligne franchie est là, et c'est le plus important. Le défi a été surmonté. Seuls 210 coureurs sur les 600 au départ ont pu franchir la ligne, même si la course a été stopée trop tôt. Ces jours-ci, c'est place au petit blues, comme pour tous les coureurs, et la perspective de reprendre le travail ne m'enchante pas davantage, mais il faut bien. 
Il va falloir tirer tous les enseignements de cette expérience pour aborder au mieux le grand challenge de l'année prochaine.
Et pourtant, pendant la course, je me suis dit "plus jamais", c'est le dernier, c'est trop dur, je suis trop vieille maintenant, et pourtant des plus vieilles, il y en avait....alors je crois que je recommencerai...parce qu'au bout du compte, c'est bon! 





mercredi 15 juillet 2015

La prépa, ça avance, ou comment courir après deux objectifs en même temps!

Les vacances sont enfin là, et elles ont commencées par 4 jours de montagne, 15 jours à peine après mon UTPMA (110 km et + de 5000 de D+). Mon résultat sur cette course est mitigé, je termine en 21h, soit 2h de plus qu'il y a deux ans. Sur le plan du classement, je termine 4èF (8è V1 il y a 2 ans) et 151/340, contre 114/284 en 2013. Que dire? Je n'ai pas le sentiment d'avoir mieux couru, au contraire, d'autant que je me suis foulée la cheville plusieurs fois dans la nuit, ce qui fait qu'au second ravitaillement, au petit matin, j'avais la malléole enflée. Que devais-je faire? Tenter un strapping? Mais j'avais trop peur que l'on m'oblige à m'arrêter, et comme j'étais avec Richard dont c'était le premier ultra, il n'était pas question que je rende les armes. Je décidai donc de continuer et on verrait bien. La douleur est passée petit à petit. A la différence de 2013, il faisait très beau et chaud, j'ai pu admirer le paysage. Mais il m'a semblé que le parcours était plus difficile, pourtant, à l'arrivée, le gagnant ne met pas beaucoup plus de temps que ses concurrents sur les autres éditions. ça dépite un peu. Certes, je fais 4è fille, mais j'ai l'impression qu'il y avait beaucoup moins de candidates cette année (17 classées contre 25 il y a 2 ans). Toujours très difficile d'analyser ce type de course. Mais voilà, c'était une seconde étape dans ma prépa GRP.


Début juillet, nous sommes 8 en partance pour Gavarnie, dont 4 qui feront 4 jours. Et pour, moi, il s'agit de tester mon matériel : sac à dos rempli de ce qu'il faut pour la transpyrénéa à savoir : 
- sac de couchage - matériel obligatoire (goretex, gants, frontales, 1500 calories au lieu de 6000,) nécessaire de toilette - appareil photo, portable, batterie de recharge - petit réchaud et crampons (que je n'aurais pas pour la Transpy).
Jour 1 : rando/course légère autour de Gavarnie et du crique d'estaubé. 40 km, 2300 D+. 9h30 sans la pause déjeuner. Mode avec les copains, donc un peu tranquille. Nuit un peu difficile, car mal aux jambes, un mal qui passera au bout de quelques heures
Jour 2 : Rando aux Sarradets par les échelles. 24 km, 1600 de D+? 7h. Rando technique, en mode plutôt facile pour moi. Pas de fatigue la nuit, pas de mal aux jambes. Portage léger
Jour 3 : Gavarnie - Cauterets par le Refuge d'Ilhéou : 50 km, 3000 de D+ 13h environ. Nuit difficile car mal aux jambes, mal qui est passé dans la nuit (friction à l'huile d'arnica). Portage Transpy
Jour 4 : Cauterets - Pont Napoléon. 25 km, 1400 de D+, 6h15 sans la pause repas. Mode tranquille, portage transpyrénée. 

Bilan global : 140 km, 8500 de D+ en un peu plus de 35h. Je pense que mon allure était celle à laquelle je pourrais évoluer sur la transpyrénéa. 

Ce qu'il faut retenir : Le GPS affiche environ 10% de distance en plus que celles annoncées sur le roadbook, ce qui signifie, qu'il faudra s'envoyer entre 60 et 70 km GPS par jour. Sur les 4 jours, je suis loin du compte. Les jambes font mal quand on s'arrête et qu'on se repose. Je pense qu'il me faudra de l'arnica 9 ch en quantité sur moi. 
Je dois pouvoir avaler à ce rythme entre 60 et 70 km par jour en 18h, pauses déjeuner comprises. Il faudra que je me réserve des pauses de 6h par nuit pour récupérer. La difficulté sera de trouver où et quand dormir, pour cela il faudra bien étudier le roadbook au fur et à mesure de l'avancement. Je pense que faire un prévisionnel est trop aléatoire. 

Le sac me convient bien, je l'ai supporté sans trop de problèmes, mais ce sera forcément un problème à prendre en compte. Il faudra aussi prévoir dans la pharmacie, Ibuprofène, Doliprane et compeed. 

Pour la prépa 2016, il faudra commencer de longues sorties rando (même sur Bordeaux) à partir des vacances de février. Puis, à partir des vacances de Pâques (entre le 11 et le 24 avril), une session de 4 jours au Pays Basque avec 40/50 km par jour. une autre session en mai de 3 jours, vu le calendrier, ce sera plutôt le week end de Pentecôte (du 14 au 16), à moins que je participe à l'Euskal Trail à l'ascension. En juin, il serait bon de se prévoir au moins un gros week end de 2 jours (4/5) voir un autre vers le 25/26 et 3 jours au début des vacances (6/7/8) juillet, soit 10-12 jours avant le départ de la course. Bon, tout ça, sont des prévisions idéales. 





En attendant, il me faut finir de préparer le GRP, et ce week end ce sera encore une grosse compétition de 75 km et plus de 5000 m de D° du côté de Laruns. 

jeudi 4 juin 2015

Dans le vif du sujet

La Transpy, ça avance. Le sac est choisi, ne reste plus qu'à le tester. Les premiers entraînements spécifiques sont programmés pour juillet. Côté organisation, ça avance aussi, avec sept nuitées avec repas, prévues dans les refuges que nous allons traverser. La seule et unique question qui se pose : Sur les 300 candidats à l'aventure, combien arriveront à destination, et pour ma part, vais-je être capable d'enquiller une moyenne de 50 à 60 km par jour. Et quelle stratégie adopter?
Courir (enfin plutôt marcher) 50 à 60 km par jour entre 5h à 23h environ tous les jours et dormir là où je pourrais (je pense que ce n'est pas la bonne option, car il faut éviter de dormir au bord du chemin), faire des jonctions Cp à Cp, mais cela implique des grosses journées non stop...Par ex, du départ au CP 2, il y a 73 km...ça va prendre au bas mot, 20h, donc avec un départ à 5h du matin (pour l'instant c'est ce qui est prévu), ça amène à 1h du matin au mieux, donc 3/4h de nuit. 
Ensuite, il va falloir composer avec la météo, car il peut y avoir de l'orage, l'organisation peut décider à tout moment de geler l'épreuve pendant un temps, et les 16 jours impartis sont non extensibles, il va donc falloir profiter de chaque fenêtre météo. 
Il me reste donc à constituer un plan de marche idéal, qui ne sera bien sûr pas respecté, mais il faut le faire quand même. Et il faudra trouver un ou une équipière pour avancer ensemble, car, sur ce genre de truc, je pense que l'on avance mieux à deux que tout seul. 
Par ailleurs, l'organisation cherche encore des bénévoles pour les aider lors de cette deuxième quinzaine de juillet, donc s'il y a des volontaires qui lisent ce billet, contactéz l'organisation de la transpyrénée, sur leur site.

Pour l'instant, la forme revient, j'ai fait la Pastourelle (manche du TTN) avec de bonnes sensations et un chrono correct, même s'il n'y a pas de podium au bout, et j'ai pu enchaîner des entraînements toute la semaine, avec même une petite compétition de 10 km, que j'ai gagnée (il n'y avait pas grand monde), avec la fatigue, je ne suis qu'à une minute de mon record. Maintenant, c'est préparation jusqu'à l'UTPMA (105 km, 5600 D+), avec quatre jours de rando/course prévus début juillet. Un premier test Transpy. Et dans une semaine, test du sac.