dimanche 27 octobre 2013

Episode 6 : Marla - Maïdo

Une drôle de nuit nous attend. L impression de marcher, parfois courir dans une totale inconnue. On sait les paysages magnifiques, mais nous n'en verrons rien. On réussit même à se perdre! Croyant Nono devant, j'arrive au pointage du col des boeufs, il n'est plus là. J'appelle, pas de réponse. Je demande au pointage mais on me demande son numéro de dossard. Je ne le connais toujours pas! Je poursuis en me demandant mais pourquoi il ne m'a pas attendue. Pointage suivant, mêmes questions, mêmes réponses. En désespoir de cause j'envoie un sms pour demander à ma maman s'il est devant ou derrière. Incroyable cette technologie! Etre au fin fond de Mafate et demander à quelqu'un qui est à 10000 km, si mon coéquipier est devant ou derrière moi. Là aussi elle me demande un numéro de dossard! C'est là que surgit Nono quelque peu énervé, qui croyait que je l'avais planté et que je voulais faire course seule. Mais non, pas du tout, je te croyais devant. Voilà l'équipe reformée, on arrive à Ilet à bourse, je m'envoie des raviolis et redemande une pause dodo de 20', au désespoir de Nono qui se plie à mon désir. Puis nous repartons vers Roche Plate où nous attaquons d'abord une descente bien technique avec une nana qui s'escrime à me dépasser et me semer. Efforts pour rien, car arrive la montée infernale et sans fin des marches vers l'ilet. J'imprime une belle cadence, un type essaiera de me dépasser, puis se cassera la binette. Vu la dangerosité du passage, bien qu'on n y voit pas grand chose, il rentre dans le rang et c'est sous ma cadence bien rythmée, que tout le monde se met dans ma roue et que nous atteindrons au bout d'un temps certain, Roche Plate, où nous découvrons un tas de coureurs à même le sol en train de dormir dans des couvertures de survie. On se restaure un peu et nous voilà repartis. Il est 3 h du matin peut-être. Je commence à ne plus aller bien, à tel point qu'au bout d'un moment je dis à Nono qu'il me faut dormir et voilà que je m'installe au bord du chemin pour dormir un quart d'heure. Lui continue, m'assurant que je le rattraperai bien puisque je monte bien. Puis je me reprends, ça va mieux, je vois le sommet de Maïdo et je retrouve Nono. Le jour se lève, c'est magnifique. On fait quelques photos. Une longue descente nous attend maintenant.





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