jeudi 3 novembre 2016

Transpyrénéa M+3

Voilà trois mois que cette course qui m'aura occupée l'esprit et le corps pendant deux ans,  est passée. Après presque trois semaines de repos total (c'est la première fois que cela m'arrive depuis au moins 15 ans), la reprise fin août s'est faite avec beaucoup de difficultés. Une reprise très, très progressive et un retour sur le piste début septembre pour retrouver mon groupe d'entrainement. Il m'aura fallut encore un mois pour commencer à ressentir de bonnes sensations et pouvoir presque faire les séances comme les autres. Aussi, il me tardait de raccrocher un dossard, chose faite début octobre à Pessac pour son incontournable 10 km, ce fut aussi ma première course il y a plus de 20 ans maintenant. Je suis partie très prudente, en espérant un chrono à 45', qui m'aurait vraiment satisfaite. Je me suis donc collée au ballon du meneur d'allure sur le premier kilo, et puis à partir du second, je me suis sentie bien, dans une bonne allure et je suis donc partie sur le rythme qui m'allait bien. Très vite j'ai rejoint une athlète de mon groupe avec qui je comptais courir pour m'accrocher à elle, Finalement, je me sentais tellement bien, que je l'ai décrochée. Vers le 5è, j'ai retrouvé d'autres copains devant moi, je les ai rejoins, l'un d'entre eux a décroché à ce moment là. Par la suite je me suis calée sur la foulée d'une jeune de mon club, un autre collègue était avec moi puis il a eu un petit coup de mou. J'e l'attendais ce coup de mou qui me tombe toujours dessus vers le 7è 8è kilo. Là, rien du tout, mon souffle, toujours fluide, un plaisir énorme à courir, je me suis sentie pleinement respirer sans aucune gène, les jambes allaient toujours bien. Puis la fille a commencé à me décrocher à l'approche du 9è, je n'ai pas pu résister, c'est là que j'ai ressenti un petit coup de moins bien. Sur le dernier kilo, j'ai essayé de remettre un peu le turbo et l'arrivée sur la piste s'est terminée au sprint. Je finis hyper bien, de très, très bonnes sensations comme on en n'a pas souvent. Et un joli chrono au final, 43'50 environ, à moins d'une minute de mon record qui a presque 10 ans. un bonheur total. Bien remontée par tout cela, je décide d'enquiller la semaine d'après le semi de Montagne Saint Emilion, avec tout de même quelques doutes : volume d'entrainement trop faible et une seule sortie longue de 1h20! Et un parcours bien en montagnes russes. Là aussi je décide de partir prudemment, et ça tient jusqu'au bout même si ça flanche un peu vers la fin. Un chrono d'1h39, pas mal pour le parcours et surtout compte tenu de l'entrainement et du 10 km de la semaine précédente. Un petit podium en catégorie au passage. 
S'ensuivent des vacances dans des contrées paradisiaques, 30° environ, une mer d'huile et de corail avec un aquarium géant sous l'eau, qui grouille de poissons multicolores comme dans les films de Cousteau ou Némo, Une goPro aurait bien été utile pour le coup. Par contre, question entrainement, ce fut très, très limite. Pas de spots pour courir en sécurité, des routes trop étroites, pas de bas côté et des autochtones qui roulent un peu vite, pas envie d'y perdre la vie. Donc se fut limité à quelques footings de 45' au plus et dans le meilleur des cas 7 km au compteur. Car en plus, pour trouver des coins un peu plus sécures, ça monte fort, très fort! 
Retour maintenant aux choses sérieuses en espérant que le marathon de la Rochelle passe aussi bien que les deux autres courses, mais rien n'est moins sûr! Ah, cette folie du chrono, de l'entrainement, du toujours j'en veux encore, je ne suis pas rassasiée. Que tu aies réussi ou raté ta course, tu veux toujours recommencer!  J'espère que je pourrais encore courir 30 ans!

Et pour ce qui est de la Transpyrénéa, bien sûr que j'y pense, beaucoup depuis que c'est fini, inoui le nombre de personnes qui m'ont suivies et qui se sont pris au jeu à regarder tous les jours où j'en étais. Qu'est-ce qu'on m'a demandé des nouvelles de mes pieds! Ce fut vraiment une aventure collective, sur le terrain certes, mais aussi sur les réseaux sociaux, sms, téléphone, etc. Sans toute cette technologie, la course aurait été bien différente, il y aurait peut-être eu moins de finishers et cela aurait été certainement moins bien, et beaucoup moins fort en émotions. Et bien sûr, l'envie de recommencer est là, alors en 2018? 2020? L'expérience de la première fois peut-elle servir à faire mieux une deuxième fois? Il y a ceux qui n'aiment pas refaire les mêmes courses, et les autres qui aiment remettre le couvert pour faire toujours mieux, et forcément, on y arrive pas souvent ...à faire mieux, mais on revient quand même, et je fais plutôt partie de cette deuxième catégorie de coureurs.









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