Cette année 2016 fut donc très spéciale avec cette course hors norme à travers les Pyrénées. Un repos forcé de presque trois semaines, une reprise très laborieuse et de bonnes surprises dès la première compétition, avec tout d'abord le 10 km de Pessac, puis, un joli podium une semaine plus tard au semi de Montagne, et enfin la surprise suprême au marathon de La Rochelle. Car même si j'en rêvais secrètement, je ne pensais pas pouvoir y accéder. L'année passée, je rentrais dans une nouvelle catégorie, celle des master 2, je savais que j'avais des chances pour être mieux classée qu'en V1, mais avec 3h 27, je n'avais fini qu'à la 6è place. Pour cette année, malgré une préparation chaotique, entre des sensations variables à l'entraînement et une coupure relative de 10 jours en plein milieu de la prépa, j'ambitionnais tout de même de faire mieux. L'inconnue était comment allait réagir mon corps à partir du 30è km, sachant que je manquais de volume et de séances spécifiques, et comment seraient mes sensations dès les premiers km de course. Je visais moins de 3h24. Pourquoi ce chiffre? Tout simplement parce qu'il faut se mettre un objectif et qu'il correspond aux 18 points que je pouvais marquer pour le club. Et secrètement, cette possibilité de monter peut-être sur le podium. Tout s'est plutôt bien passé, même si je dois dire que j'ai eu du mal à me câler sur une allure régulière à mon montre. L'impression de courir en dent de scie avec de grosses variations tout le temps, ce doit être cette satanée montre à la c...!Tantôt trop vite, tantôt pas assez, mais étais-ce moi ou la montre? Et puis ces coureurs de Duo et relais sont un peu perturbants, car on a tendance à les suivre alors qu'ils sont sur un rythme semi, et tout cela n'est pas bon. Toujours est-il que l'allure a tenu à peu près jusqu'au 30è. Je suis passée au semi sur les bases de 3h18'30, était-ce trop vite? Toujours difficile de savoir car j'ai rarement fait un deuxième semi aussi rapide que le premier. A force d'en faire, avec l'expérience, on se dit qu'il faut toujours prendre un peu de marge. Au 30è, les jambes ont commencé à se durcir et surtout le vent s'est levé au second semi, ce qui forcément à déclenché une débauche d'énergie supplémentaire. Au 35è, il a encore fallut s'accrocher, ce fut de plus en plus dur, je continuais de dépasser quelques coureurs à la dérive, ce qui est rassurant sur soi. Au 40è, Cyril, que j'entraîne et qui effectuait son premier marathon me rejoint et m'enjoint à finir avec lui, mais je sens que ça va me faire encore très mal d'essayer de le suivre et je le laisse filer. Quelques crampes arrivent dans le dernier kilo, mais je vois que je tiens le moins de 3h23 peut-être, ce sera finalement 3h23'29. Passée l'arrivée, je me change, rejoins les copains/copines. ça s'est plutôt bien passé pour tous. Retour à l'hôtel puis au restaurant pour des moules/frites, une bière et une bonne clope! Les copains nous rejoignent, il serait peut-être temps d'aller voir les classements. La remise des récompenses est bien entamée, je me dirige vers les affichages et les podiums sont affichés, les 6 premières dans les catégories, et je découvre mon nom, 3è! J'y crois pas! Vite, je retrouve des jambes pour descendre 4 à 4 les marches qui mènent à la tribune. Ils viennent de finir la remise de presque toutes les récompenses, mais ils me font quand même monter sur la boîte et je reçois un magnifique trophée. Trop fière.Retour au bar pour rejoindre les copains et deuxième bière, deuxième clope! C'est fête aujourd'hui. Par la suite, je découvrirais que j'étais à 14'' de la deuxième, et si j'avais eu la force mentale de suivre Cyril, je serais montée sur la deuxième marche. Conclusion : peut mieux faire, n'a plus qu'à y retourner l'année prochaine et se sortir les doigts....comme disent certains. Car si je cumule 10 éditions, je n'en n'ai terminées que 8, je n'ai donc pas encore les 10 médailles. Le marathon du Cognac sera encore pour une autre fois. Je ne m'appelle pas Olivier Meslier qui en est à 22 cette année, et trois rien que pour ce mois de novembre avec La rochelle en 3h18! Impressionnant le gus. Plus il en fait, plus il court vite, c'est peut-être ça l'entrainement marathon, en faire, et en faire.
Et en Bonus, le film officiel de la Transpyrénéa :
Film Transpyrénénéa
Et en Bonus, le film officiel de la Transpyrénéa :
Film Transpyrénénéa
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire