mardi 14 février 2017

Parce que ça ne s'arrête jamais

Nous voilà dans une nouvelle année de course à pied. Que puis-je faire après la Transpyrénéa? Y-a-t-il plus fou encore, plus long, plus grand? Certainement, on trouve toujours du +, +, pas forcément dans le cadre d'une organisation, mais on peut toujours faire plus.
Referais-je la Transpyrénéa? Lorsque j'étais dans la course, la souffrance de mes pieds m'a fait dire que c'était mon unique participation à ce périple. J'ai vécu quelque chose d'exceptionnel, donc, il faut en rester là, et physiquement, c'était très éprouvant.
Mais l'aventure a été tellement incroyable, et j'ai été suivie par tellement de monde. Il y avait bien sûr, mes proches, amis, famille, connaissances, mais également tous ceux dont je ne soupçonnais pas qu'ils me suivaient. J'en ai rencontré tout au long des mois qui ont suivis, et j'ai découvert à quel point ils se sont passionnés pour cette aventure. Ils suivaient les direct live, les classements. Le matin, le premier réflexe c'était de voir sur internet si j'étais encore dedans! YES! le soir idem. YES! Ils ont vibré. De mon côté, les échanges que j'ai pu avoir à travers mon téléphone, par sms ou Facebook ont aussi apporté beaucoup à ma course, à ma motivation et à mon aventure. Car certes, je voulais vivre quelque chose de fou, réaliser un exploit, mais l'exploit n'est rien sans les autres. On peut toujours dire que l'on ne fait ça que pour soi et uniquement pour soi, C'est mentir. On se construit dans et à travers les yeux des autres, depuis tout petit. Même adultes, nous restons toujours des enfants, des enfants en quête d'amour, de reconnaissance, d'explorations, de nouvelles expériences, d'échanges verbaux, affectifs, kinesthésiques. C'est ce qui nous différencie de l'animal. 
Alors oui, j'ai fait cette Transpyrénéa car j'aime réaliser des exploits (à ma mesure, l'Everest m'aurait plu, mais ce n'est pas à ma portée et il aurait fallut que je mène une autre vie), et j'aime partager cela avec ceux que j'aime, voir, j'aime même les embarquer aussi dans ces exploits. Alors oui, je referais la Transpyrénéa, pour essayer de faire un peu mieux, de parfaire mes imperfections et mes erreurs de cette première participation, pour profiter encore mieux des échanges entre coureurs, car même si nous avons parfois formé des équipes, des binômes, nous nous sommes aussi souvent "laissés tomber" car il fallait avancer coûte que coûte, vu que nous avions des barrières à gérer et tant qu'on pouvait les gérer, on restait dans la course. Tout s'est passé très différemment de ce qui peut se voir sur un ultra, enfin de ce que j'y vis à chaque fois, car je n'ai jamais le souci des barrières. 
Alors oui, pour l'énorme KIF que j'ai pris et qui a duré au moins un an, entre la préparation et les mois qui ont suivis la course, je referai cette course. Certainement pas en 2018, où j'espère pouvoir tenir un rôle de bénévole pendant au moins la moitié de la course, mais en 2020. 
Et puis j'ai aussi envie de GR5. Partir de ma maison, jusqu'à Nice, en mode Transpy...C'est seulement 650 km environ...11/12 jours? 







Et pour 2017, il y a bien sûr des projets. Et le grand projet de l'année sera le GRP qui cette fois passe de 160 à 220 km, une très belle initiative de l'organisation qui sort du format conventionnel de l'Utmb et de ces organisations américaines qui d'une certaine manière imposent un format de 100 miles. Et puis pas besoin de points, là aussi, cette course aux point à l'Utmb est injuste. Un tirage au sort et basta! De deux jours de course, nous passons à trois, en solo, c'est top. Ne restera plus qu'à monter une course type "TOR", d'environ une semaine dans nos chères Pyrénées, sous forme de boucle et nous n'aurons plus rien à envier aux Alpes. 


Avant cela, et bien je reprends goûts aux courses "rapides", cross, petits trails, marathons et puis il y aura le 100 km de Belvès que je ferai donc pour la troisième fois, en espérant battre mon record, mais ça ne sera pas simple. 
Le plus surprenant dans cette aventure pyrénéenne où je n'ai fait que marcher, en étant bien chargée, c'est que six mois plus tard, j'ai le sentiment qu'il me reste des acquis physiologiques. Je constate que je n'ai pas baissé dans mes résultats en course, mon marathon 4 mois plus tard s'est plutôt bien passé avec une préparation un peu légère, les autres courses aussi, et mes chronos sur mes séances de fractionné au stade n'ont pas baissé. C'est surprenant tout ça. Donc, je continue! 




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