samedi 13 février 2016

Prépa Etape 1 : Le Grand Brassac, c'est fait

Je suis retournée pour la 6è ou 7è fois au Grand Brassac, petit village perdu de Dordogne, dans le Périgord vert pour boucler la dernière édition sur le Team Trail 24h, où notre équipe avait abandonné en 2014, las de la météo trop médiocre. Cette fois, quelque soit la météo, il n'était pas question de bâcher, et de plus, nous avions comme ambition de battre le record de nos précédentes participations. Le règlement avait un peu changé, plus d'assistant pour nous amener d'une base de vie à l'autre, et une base en moins, celle du Roc. Des bus ont été mis en place entre les deux bases de vie, je crois qu'ils n'ont pas trop servis, mais Pascal Jugie (l'organisateur) a mis de gros moyens à notre disposition. Comme d'habitude l'organisation était irréprochable, les ravitaillements bien étudiés, les bénévoles aux petits soins, et entre deux relais, et bien c'était l'occasion d'échanger avec les uns et les autres sachant qu'il se passait au minimum 3h entre deux relais. J'ai bien essayé de dormir, on nous avait aménagé de bons lits, mais je dois dire que j'ai eu du mal à trouver le sommeil, et je crois n'avoir pas dormi du tout, tant je voulais vivre cette dernière édition sans en louper une miette. Nous avons commencé sous le soleil et continué sous la pluie et la belle bouillasse qui va avec, pour terminer avec quelques rayons qui étaient revenus.
Le record fut battu de 11 km, nous l'avons porté à plus de 179, et pour ma part j'ai couru environ 71 km pour 2500m de D+. Plutôt satisfaite de ma performance après le début d'année difficile sur cross et à la cestadaise. 
La fatigue qui a suivi fut davantage liée au sommeil qu'aux courbatures, mais il y a des traces de fatigue profonde encore présentes une semaine après. Il faudra tenir compte de ce paramètre dans la suite de la préparation.
J'ai eu souvent faim dans la semaine qui a suivi, alors que j'avais tout de même plutôt bien mangé pendant l'épreuve, enfin c'est ce qu'il m'a semblé : deux omelettes, une assiette de pâtes avec sauce tomate, de la soupe, quasiment que de l'eau pure sur les sessions de course, de la bonne brioche beurrée au petit matin, du café, mais ce n'était peut-être pas assez. Là aussi, il faudra bien charger les ravitos pendant les gros entraînements à venir. 
A mon sens la clé de la réussite sur la Transpyrénéa sera la capacité a bien s'alimenter et surtout suffisamment et à maximiser son temps de repos et de sommeil. Et il va en falloir des calories sachant que 60 km, c'est environ 3000 calories dépensées + 2000 de base, cela fait 5000 calories à essayer d'avaler chaque jour. 

Merci à mes coéquipiers de cette aventure 2016, Patrice et Richard. Et Bravo à Vincent qui l'a fait en solo et a réalisé plus de 100 km. 


 

 





mardi 2 février 2016

Un début d'année difficile et une Transpyrénéa qui se précise

Comme souvent, j'attaque l'année avec quelques difficultés dans les courses et comme à chaque fois ça me mets le "seum". Alors, cure de vitamines ou pas? Boire plus d'eau? Certainement! J'ai subi les cross départementaux du début à la fin, et je n'étais donc pas du tout à ma place, il en fut de même pour le 20 km trail fait ce week end. Des poteaux durant toute la course, les cuisses qui brûlent, quelques sensations qui revenaient parfois, mais le compteur bloqué pour avancer. Il faut donc faire le point et prendre quelques décisions, trouver d'où cela vient car paradoxalement, à l'entrainement, j'enchaîne plutôt bien les séances. C'est la semaine pré-compétitive qui se passe mal celle où il faut alléger pour "digérer" les séances et arriver frais. C'est ce que j'ai fait la semaine dernière et ça semble n'avoir servi à rien. Outre une carence en vitamines et minéraux que l'on pourrait supposer, deux kilos en trop comme chaque année, une alimentation pas adaptée (avec une bonne viande rouge la veille de la course....mais pour l'avoir déjà fait dans d'autres circonstances, je n'avais pas eu ce problème), reste peut-être le problème de l'eau. Oui, je crois que je ne bois pas assez d'eau tout au long de la journée, d'autant qu'en hiver, on ne transpire pas beaucoup. 
Je vais donc prendre quelques bonnes résolutions et m'obliger à boire plus, pour nettoyer ce corps.
Et ce weekend, j'attaque une crosse compétition avec le 24h Grand Brassac en équipe, dont ce sera malheureusement la dernière édition. Il faut donc en profiter et aller au bout. Quelques 60 km à parcourir sous une météo qui s'annonce très humide et un terrain glissant et bouillasseux au possible. 


L'autre nouvelle vient de la Transpyrénéa. Les choses se précisent, nous avons reçu un mail hier soir avec quelques précieuses précisions : 
- Le départ ne se fera pas de Banyuls mais du Perthus en raison d'un problème d'autorisations sur la réserve de la Massane. Des mois de négociations pour rien, malgré l'appui de personnalités locales. Pourtant 35000 personnes y passent chaque année, soit environ 2 à 300 par jour l'été, et là, on ne veut pas laisser passer 300 personnes parce qu'il s'agit d'une organisation! Dommage. Cela nous ôtera 30 km, ce qui nous laissera 8h de plus pour espérer rallier l'arrivée, ce qui va certainement nous arranger. 
- Apparemment aucun lit de prévu sur les zones de ravitaillement et les CP, que des tentes, même aux refuges? Une question à éclaircir. Ce qui pose la question du matelas auto-gonflable à emporter. Encore 500g de plus. La liste du matériel obligatoire et facultatif (surtout facultatif) se précise de jour en jour et j'espère que tout rentrera bien dans le sac et que mes épaules vont supporter. 
- Le prévisionnel d'avancement dans le parcours que j'avais établi est à refaire compte tenu des changements de parcours, et comme il risque d'y en avoir encore d'autres, je vais attendre. 
- La logistique qui se met en place est impressionnante avec plusieurs bus et un car podium qui nous suivrons tout au long de notre périple
- Un suivi Live comme dans les autres ultras sera mis en place avec pointage à chaque CP, soit toutes les 4/8h selon les distances.
- Une couverture médiatique importante via un Web TV sur le site de la course, et la présence de médias nationaux.
- Un magnifique Buff à la remise des dossards.
- Et puis la grande inconnue : combien à l'arrivée sur 300? 0, 1, 2, 5, 10, 100? 
Et surtout, en ferais-je partie?
- La météo? Nous empêchera-t-elle d'avancer? Aurons-nous des orages, des grosses journées de brouillard? Les deux ennemis du randonneur. Faudra-t-il neutraliser la course? 
- Le projet pédagogique se précise aussi, reste à valider les contenus maintenant avec mon collègue. 

Nous sommes pour l'instant 7 Girondins à ma connaissance à y participer, 4 filles, 3 gars. J'y reviendrai. 

Voilà les nouvelles. Yapluka!


vendredi 11 décembre 2015

Transpy' M-7

La Transpyrénéa commence à vraiment se profiler maintenant, mais l'heure est plutôt au bilan de l'année. Pour la première fois depuis que je cours il n'y a aucun record chronométrique de battu cette année. Et oui, chaque année il y avait un petit mieux sur au moins une distance (10 km, semi, marathon, marche athlétique, etc.), là rien, Nada! Ma fois, cela devient aussi logique, plus de 20 ans de course à pied, je commence à avoir épuiser mes possibilités de progrès, le poids des années commence aussi probablement à faire ses dégâts, c'est déjà très perceptible de l'extérieur, mon miroir me le dit tous les jours et les crèmes n'y font rien! Ces p..... de crème qui coûtent un bras et qui vous promettent de garder l'aspect de vos 20 ans! Et bien à l'intérieur il doit se passer la même chose, et les antioxydants dont on nous rabâche les bienfaits sur la récupération, ma fois, il faut se rendre à l'évidence, il arrive un moment, où les remèdes ont leurs limites!
Mais je refuse d'abdiquer, et je continuerai donc à m'entraîner toujours aussi durement, tant que me corps me le permettra (ou pas d'ailleurs), et je veux garder cette illusion juvénile qui me permet de croire encore que tout reste possible. Et pourquoi pas les jeux Olympiques en 2020!
Que retenir donc de cette année : 
1. J'ai participé pour la première fois aux France de Cross, pas qualifiée en individuelle mais prise en équipe. Belle récompense du club. Un grand moment collectif au milieu des meilleurs. 
2. Participation aux France de Trail. C'était aussi une première. Pas fini dernière, mais quand même en fin de peloton. Une belle expérience et un beau souvenir. Un course vraiment à découvrir
3. Mon troisième GRP 160, revanche prise sur l'an passé avec une course terminée. Un peu déçue du chrono d'arrivée, car avec moins de problèmes d'alimentation, des chaussettes mieux choisies, les chaussures peut-être aussi, cela se serait probablement mieux passé, mais avec des si...En tout cas, une nouvelle leçon et des réglages à revoir, donc l'envie de recommencer évidemment. J'aurais bien aimé pouvoir suivre Nono, mon co-équipier de la Réunion, mais il est devenu trop fort et j'ai pris 3h dans la vue. Je reste admirative de tout ce qu'il fait depuis deux ans. 
4. Deux belles compétitions collectives avec le groupe :  La Pastourelle et l'UTPMA. De bonnes sensations à la Pastourelle, et encore des problèmes d'alimentation sur l'UTPMA. Un beau souvenir aussi de course à deux avec Richard et de bons moments avec les copains/copines. Une très belle région que le massif central. 
5. Marathon de la Rochelle. Un score très acceptable trois mois après le GRP + France de Trail. La seule fois où j'avais tenté ultra + La Rochelle, c'était en 2011 suite à l'UTMB. Mais j'avais abandonné au 32è km, plus de jambes. Cette année, c'est avec mon compère Patrice que j'ai couru, et nous avons tenté quand même les 3h20/22, mais à partir du semi, j'ai voulu que l'on réduise la voilure. Finalement, on a mis que 5' de plus sur le second semi, mentalement, il est vrai que je ne croyais pas du tout à un moins de 3h25, et encore moins 3h20. Dès le départ, mes jambes étaient moyennes. Avec le recul je ne sais pas si finalement je n'ai pas pu avancer plus vite tout au long de la course, simplement parce que mentalement, cela faisait des semaines que j'avais "décidé" que ce n'était pas possible de faire moins de 3h30 vu ma saison. Je garde au final un super souvenir de cette course en binôme, même si tout au long de la course, je n'ai jamais l'air de m'éclater! Jamais un sourire aux photographes. Va falloir que je bosse ce côté là. C'était mon 9è La Rochelle. 

Et puis, il y a toutes ces sorties collectives en montagne, qui restent des moments forts en souvenirs visuels et amicaux. J'aime les entrainements trail. 

Maintenant les yeux, les pensées sont fixés sur cet énorme chantier au mois de Juillet. J'ai bien essayer d'échafauder un plan de marche, mais forcément, rien ne se passera comme cela risque d'être écrit. Déjà sur un UTMB, une diagonale ou un GRP, on a du mal à suivre le plan de marche prévu, alors là....
Nous serons plusieurs girondins et girondines (4 nanas quand même, 3 mecs à ma connaissance), et j'espère pouvoir avancer avec mon co-équipier de club Christian Alfieri, qui lui aussi passera une nouvelle dizaine aussi. Et pour préparer tout ça, il y aura bien quelques compets, quelques longues séances de marche du côté de Bouliac, dans les Alpes et les Pyrénées. 

Voilà, 2015 est presque mort, vive 2016 et que nous allions tous vers un monde meilleur.



 
 




vendredi 9 octobre 2015

Retour sur les championnats de France de Trail

Voilà 10 jours que les championnats sont passés, le corps récupère et reprend doucement le chemin de l'entrainement, mais il souffre. Mes premières réflexions vont sur mon âge! Et oui ma p'tite tu commences à te faire vieille au pays des sportifs, le moral en prend un coup et puis finalement à y regarder de plus près, et bien je note que je n'ai jamais vraiment fait d'enchaînements de la sorte et ce n'est pas fini! A savoir une grosse compétition longue 5 semaines après une ultratrail, et deux mois après je vais remettre ça avec un marathon. Un marathon où je ne me mets pas d'objectif, mais on verra bien d'ici quelques semaines ce que je me sentirai capable de faire. 
Certes après l'édition 2010 de l'Utmb transformée en 20 km + 90 le lendemain (dont je n'avais fait que 30!) j'ai bien enchaîné le marathon du Médoc 15 jours après mais ce n'était pas prévu et j'ai fait les Templiers deux mois après, ça c'était prévu! Ce qui l'était moins c'est que je ne cours que 50 km à Chamonix. En 2009 la première compétition fut 5 semaines après le GRP, la bordelaise 8 km, histoire de revoir ce que c'est que la route car 15 jours après j'étais meneuse d'allure au marathon de Villages, sur un tempo cool, mais qu'il fallait tenir. 2011, rien entre l'UTMB (+ de 170 km cette année-) et le marathon des villages en meneuse d'allure toujours. Puis une prépa marathon avec quelques compets, normal quoi, et un abandon au 32è kilo car plus de jambes, pas voulu m'entamer davantage. Donc trois après l'utmb je n'étais toujours pas opérationnelle pour faire une belle perf sur du long.  2012, petit UTMB (100 km ce n'était pas prévu comme ça!), trail des hospitaliers de 75 km 2 mois plus tard, bien passé, rien d'anormal vu que mon effort à chamonix n'a été que de 18h contre le 36/38 prévus. 2013, l'année de la Diagonale en octobre, donc aucune grosse compétition avant 2014. 2015, abandon à Cauterets au GRP (105 km) du coup, petite "vengeance" sur la Rochelle avec un joli chrono, un peu loin du record, mais un bon chrono quand même. 
Que dire de ces championnats de France où je réalise 9h51 sur 60 km et 3300 de D+? Comment comparer par rapport à une autre course? Les templiers? En 2010 pour 70 km et 3000 D+ j'avais fait 10h44 (5593è/2200) les fois précédentes sur Nant avec 65 km et à peu près pareil de D+ dans les 10h10 au mieux. Les hospitaliers? 11h26 pour 75 km et 3300 sur un terrain très technique. La pastourelle cette année, 54 km et 2500 de D+ en 7h12. 
Bref, même si je fais 171/200 classés et dans les dernières filles, j'ai le sentiment d'avoir couru à peu près à mon niveau, jamais subi la course et bien terminé les 3 derniers kms sur une belle allure. Certes, en comparaison de la Pastourelle je pensais ne mettre qu'une heure et demi à deux de plus soit aux environ de 9h. C'était sans compter sur le bouchon qui m'a bloquée au moins 20'. 
Les meilleurs étaient là et c'est vraiment ce que je retiens avec un parcours sur lequel je me suis régalée, quelques descentes techniques au début, sur lesquelles je me suis lâchée, j'ai enfin repris confiance dans les descentes. Il m'aurait fallut un peu plus de caisse pour continuer à monter plus vite dans la dernière partie de course. Je ne connaissais le Sancy qu'en hiver, et je dois dire qu'il y a vraiment un coin "glacial" que l'on y passe en janvier ou en septembre. C'était un beau parcours, très venté sur les hauteurs ou les crêtes,  on n'est jamais protégé comme dans les Pyrénées ou les Alpes.

Ces deux participations aux championnats de France (cross en mars) m'ont redonné une certaine motivation pour y retourner. L'année prochaine les France de Trail auront lieu début septembre à Nice, alors pourquoi pas si un peu remise de mon périple pyrénéen. Il y aura pour la première fois le C de F Ultratrail mais je ne serai pas au point du tout!