lundi 6 juin 2016

Bloc Entrainement Transpyrénéa

Du jeudi 2 au dimanche 5 juin. Partie 4. En quelques mots : ça va peut-être le faire, mais ça va être chaud!

Bilan de cette préparation de 4 jours :
Modification du tracé en raison de la présence de neige trop importante vers 2000 m pour passer sans équipement spécial (piolets crampons)
- Jour 1 : La Pierre Saint martin – Les chalets d’Iraty : 51 km/2800 m (58 à mon GPS) 13h30
-Départ dans un peu de brouillard, puis temps correct toute la journée. Un ciel couvert avec un peu de soleil mais pas de pluie. Un peu de jardinage.
-Lever à 4h45 pour un départ à 5h45, 30’ de frontale. Difficile de trouver la marque de départ.
Petit déj : Café + prépa céréales + 2 tranches pain d’épices : 400 cal/Journée : 1 sandwich + Un compote + 2 barres céréales + 100g fruits secs + 50g poudre énergétique : 1200 cal – Repas du soir : lyophilisé + pain d’épice + 100g de pain : 1000 cal
Pas d’ampoules. Nuit en gîte, douche bien venue, rinçage des vêtements. Pain de 400g acheté à Logibar
- Jour 2 : Iraty – Saint Etienne de Baïgorry : 53 km (59 à mon GPS) 2300 D+ 3300 D-
-Lever 4h30/départ 5hh30

-Alimentation : A peu près idem jour 1 : 2600 cal environ
- Jour 3 : Saint Etienne de Baïgorry Olhette. 59 km, (63 au gps) 2900 D+/3100 D- 14h45 (3000 cal)
Journée la plus longue avec deux grosses difficultés : La montée au crêtes d’Iparla et leur traversée (un peu dangereuse) le tout dans le brouillard. J’ai avancé assez lentement car il fallait chercher les cairns ou marques de GR pas faciles à trouver. Un peu d’égarement. Ensuite après Ainhoa il y avait encore une montée très longue et très abrupte. La moyenne d’avancement à chuté. Ne me suis pas arrêtée pour manger. Il a plu j’ai du sortir la goretex, le poncho etc.. Pieds mouillés une bonne partie de la journée.  Dodo sous le poncho/Tarp lever à 3h45, départ à 5h.
Arrivée au Gîte à 20h. Le premier vrai repas depuis mercredi soir. J’ai beaucoup mangé.
Peu de jardinage, journée très concentrée. Juste un peu d’égarement à Sare, car je voulais éviter de
passer dans le bourg.
Jour 4 : Olhette – Hendaye : 22 km (22) 850 D+. J’ai coupé au croisement de la route de saint Jean de Luz pour rejoindre Ascain en stop (RDV avec les copains pour rentrer)
Beaucoup d’égarements cette journée. Trop de relâchement. De plus j’ai croisé une course. Une erreur d’aiguillage qui m’a coûté au moins 1 km soit la plus grande erreur sur ces trois jours. Un grand jardinage à Biriatou, au milieu du ravito d’arrivée.

Bilan :
-Première satisfaction : j’ai pu faire tout l’itinéraire prévu quasi dans le temps imparti (75h). J’ai juste pris le temps le dernier jour de partir plus tard. Le découpage des étapes était bien pensé, mais est-ce que c’est celui-ci que j’aurai pour la course?
-Poids du sac : difficile à certains moments de la journée, surtout sur la route. Je pense que le sac était un peu trop lesté, car j’avais pris plus que 7000 calories, comme il n’y avait pas de ravito en route…+ une polaire vue la saison. Je pense que je vais pouvoir alléger de 500g. Pour le reste il faut tout garder : un vêtement propre et sec pour le soir, 2 slips  à faire tourner, 3 paires de chaussettes
-J’ai tout testé : le mini réchaud qui pèse 150gr et prend pas de place, le poncho/tarp, la nuit avec (merci les limaces). Les 2 L d’eau sont nécessaires, car pas toujours de l’eau en route.
-Alimentation : je pense que j’aurai du manger un peu plus. J’avais des envies de glace mais pas trouvé de marchand sur ma route, ni à Saint Jean, ni à  Baïgorry, Ainhoa….
-Les pieds font très mal à la fin de la journée, mais ça passe pendant la nuit. Il faut bien 1h, voir plus pour se préparer au lever, tout ranger, déjeuner, vérifier que l’on n’oublie rien.  Aucun problème de courbatures, les jambes sont allées très bien.
-Le point noir à résoudre : les ampoules. Apparemment il faut que je prépare les pieds en les tannant. Je n’ai pas eu d’ampoules le premier jour. J’avais fait tout ce qu’il faut, en les crémant de Nok. Les coussinets sous la voûte plantaire sont très sollicités, j’ai attrapé une ampoule à cet endroit sur le pied droit. Les compeed semblent les secondes peau les mieux adaptées.
-Le suivi de parcours : Le GPS et Iphigénie s’avèrent indispensables pour progresser vite et bien. Le cerveau s’égare souvent, il faut l’occuper toute la journée et on a vite fait de rater des bifurcations, important donc de vérifier régulièrement sur son GPS qu’on est sur la trace. Mais parfois, le GR10 a changé, on est plus sur la trace, mais bien sur le parcours, donc pas d’affolement dans ces moments là, mais pas évident non plus. Cela m’est arrivé plusieurs fois.   Certains balisages sont douteux parfois. La partie Iparla dans le brouillard était compliquée au début.
- Les gîtes sont les bienvenus pour la douche, le rinçage des vêtements, le dodo sur un matelas, mais le camping, ça l’a fait aussi. Bonnes adresses : Refuge jeandel à la Pierre, Chalets Iraty (CP prévu), avec possibilité de faire une machine avec sèche linge, ça ce sera bien (dans le chalet refuge), refuge Baïta à Olhette. Un vrai repas tous les deux jours au moins sera le bienvenu. Après, sur la route difficile de prendre le temps de s’arrêter car il faudrait faire des détours. Un bon plan à Ibardin, c’est plein de Venta, j’y ai acheté une cartouche de cigarettes…

L'album photo ici


lundi 23 mai 2016

Transpyrénéa M-2

L'échéance approche à grand pas, nous voilà à deux mois du départ. Début mai je suis allée faire la course de l'Euskal Trail, une épreuve à courir à deux sur deux jours en 2x40 km au pays Basque. C'était ma quatrième participation, cette fois-ci avec Vincent, qui revenait de blessure et qui a abordé la course avec seulement deux petits footings de 30 et 45 minutes après 3 semaines d'arrêt. Autant dire que ce fut très difficile pour lui, beaucoup plus facile pour moi, même si j'ai souffert un peu dans les descentes, car 3x50 km en marchant dans la montagne, ça ne remplace pas un vrai entraînement trail, notamment pour ce qui est du travail des quadriceps dans les descentes. Nous étions quatre équipes de copains, avec forcément une envie secrète pour chacune des équipes d'être la première à l'arrivée. Si nous pensions pouvoir relever le challenge avant la blessure, là, on savait que ce serait très difficile, mais nous avons tenté tout de même. Mais la longueur de l'effort et les presque 10 km de descente sur le final chaque jour auront eu raison des jambes de Vincent. Il a beaucoup souffert mais est allé au bout de l'épreuve ce qui n'était pas gagné après les 10 premiers km de course. Je tiens à le remercier de ne pas m'avoir laisser tomber, car sans lui, je ne pouvais pas prendre le départ, et surtout un grand bravo à lui.  Nous avons donc une excuse pour recommencer l'année prochaine. 
Maintenant, le prochain objectif est de me tester en mode Transpyrénéa pendant 4 jours début juin sur la dernière partie du parcours, un peu plus même, avec tout ce qu'il faut dans mon sac. Quasiment 10 kg, avec un questionnement : J'emporte le réchaud ou pas? ce peut être 700g de gain de poids, et ça ce n'est pas négligeable. 




samedi 16 avril 2016

Entraînement spécifique Transpyrénéa : 13/14/15 avril

Jour 1 : Boucle Armoy-Habère Poche - 46 km/1900 D+/11h
La météo est franchement pourrie au lever, et ça ne s'annonce pas terrible. Je révise un peu mon parcours avec des coupes. Je table à la louche sur 40 km. A peine sortie il commence à pleuvoir l'occasion de tester le sursac et le poncho. Après deux heures et le pantalon bien mouillé je me résous à faire une pause pour mettre le surpantalon. Il y a des moments où la pluie s'affole un peu plus. Arrivée vers 1400m ça se transforme en neige, il y a de gros névés à passer. Les pieds commencent à avoir froid, les gants sont trempés, les mains gèlent un peu, quant au reste, malgré presque 5 couches (la sous-couche, le TS manches longues, la petite veste 50g qui isole bien, la Goretex et le poncho), je me sens bien trempée un peu partout. je ne sais pas dire si c'est le poncho qui traverse, la transpiration qui ne s'évacue pas, certainement un peu des deux. Je n'ai pas non plus l'impression de suer à grosses gouttes, à vrai dire je n'ai pas froid mais pas chaud non plus. Au bout de 4/5h, la pluie s'arrête pour de bon, je me trouve un endroit abrité pour casser la croûte et inspecter l'intérieur du sac. ça a l'air plutôt sec. Mais je conseille fortement de tout emballer dans des sacs congélation. Les gants sont à essorer. Me voilà repartie, je n'ai pas encore amorcer le retour de ma boucle. Je sèche petit à petit et finis par enlever quelques couches. Le soleil pointe même par moments. Plutôt satisfaite de cette première journée, mais je rentre bien sale et apprécie le bain ainsi que le repas copieux. J'imagine comment je vais terminer mes journées dans quelques mois : pas de bain, ni de douche, dodo parterre où je trouverai, Il faudra bien trouver un moyen pour faire la toilette des pieds (capital), se coucher et se faire sa gamelle...ça fait peur tout ce manque de confort en perspective. Mais dans quoi je me suis embarquée!

 




Une boite aux lettres originale




Jour 2 ; Boucle Armoy Mont Baron - 50 km/2800D+/12h30
Meilleure météo avec du soleil et de la chaleur. J'ai beaucoup bu, il a fallut traverser de nombreux névés. Résultat : je rentre avec des pieds bien fripés et une belle ampoule sous la voûte plantaire. Bon bain, Bon nettoyage des pieds. Un dodo rapide.




A gauche du Mont Ouzon, la pointe de Tréchauffex, itinéraire retour, et les crêtes que j'ai faites sur la gauche. 

Alpages de Tréchauffex

Jour 3 : Boucle Armoy - Hirmentaz - 47-49 km/2150 D+
Un jour un peu décisif pour savoir comment je peux enchaîner. Tout d'abord, un "pansement" spécial sous l'ampoule pour protéger le pied. Le réveil est difficile mais une fois bien déjeuné, le départ est plutôt pas mal. Temps couvert, mais pas de pluie et une température comme il faut. Au bout de deux heures, une grosse envie me prends, pas le temps d'attendre le bar en bas du col. Et comme l'on ne doit rien jeter sur le parcours, c'est l'occasion de tester en vrai, comment cela se passe sans papier toilettes. L'essai est plutôt concluant. Je repars sur le même parcours que mardi, donc pas de jardinage,  une petite variante, au final quasiment la même distance que mercredi. Vite aux toilettes, et là je crains de m'être chopé la courante. Les pieds sont en compote, je passe une bonne demi-heure dans le bains. L'ampoule s'est agrandie. J'ai des frissons et très mal aux jambes. Je prends un doliprane. ça fait plutôt son effet.


J'ai faim, donne-moi à manger



Jour 4 : Repos et impressions
Je n'ai pas trop dormi cette nuit certainement les endorphines. Révéillée à 6h du matin et endormie tard. Au lever les pieds et les jambes sont engourdies, mais je crois que je pourrais repartir pour une journée. Forcément 1 à 2h de remise en route. Mon petit bilan est que je sens le manque de calories. J'ai essayé de bien manger sur le parcours mais certainement pas assez. En même temps, il n'y avait pas de ravito. Ce qui est sûr aussi c'est qu'il va falloir marcher plus de 15h par jour, soit 3h de plus. Et question courante rien à l'horizon, mais si j'apprécie les fruits secs, je crois qu'il va falloir limiter. Par contre tout ce qui est barres énergétiques, j'ai vraiment du mal. ça prend pas de place mais c'est difficile à avaler. par contre les petits beurre ça c'est bien. Mais où vais- je les caser?
Selon moi, les clés de la réussite seront :
1. Arriver à bien s'alimenter et suffisamment. Donc j'espère qu'on aura des trucs sympas sur les ravitos "repas". Genre raviolis, pâtes bolognaises, Pâella, Bref, des choses bien consistantes et qui ne nécessite pas de faire une grosse popote. En plats préparés à réchauffer, c'est facile.
2. Le soins des pieds.

Jour 5 : Ma 4è journée s'est franchement bien passée, je n'ai pas ressentie de fatigue particulière, ni de fringale (filets de perches à midi au bord du lac, ça, c'était top merci Maman), et les jambes sont plutôt bien ce matin. Je rentre en bonne forme à Bordeaux.

Jour 6 : 1h de footing sans problème. Même pas mal.





vendredi 8 avril 2016

J-100

Le compte à rebours est vraiment enclenché pour de bon. Après un visuel sur le dossard, voilà un compte rond jusqu'au départ. 100 jours pour finir de préparer cette course hors norme. Combien de finishers sur les 300 participants? L'organisateur mise sur une toute petite poignée, moins de 10 pour tout dire voir moins de 5. Et s'il avait fallut rajouter deux ou trois jours, genre 450 h au lieu de 400? Certes, il y a des exemples de coureurs l'ayant fait en autonomie en 15 jours. Les questions se posent au jour le jour, les doutes émergent, mais je me suis "engagée" pour être finisher, Alors j'y crois.
En attendant, c'est le début des vacances, pas de marathon de Bordeaux pour moi, j'ai fait un semi la semaine dernière à Saint Sèlve, un lieu où je n'étais pas allée depuis 2006, date à laquelle j'avais porté mon record sur marathon à 3h18. Un très beau souvenir de course, seulement une centaine de concurrents. Plus de 20 km toute seule pour décrocher 2' de mieux et deux copines supporters à l'arrivée,  venues tout exprès du bassin et qui se sont fait flasher je crois pour être à l'heure. Ce weekend, le semi était très différent de ce que j'avais connu, partagé entre route, côtes et chemins, et franchement, on sent la différence entre les chemins et les routes. ça va beaucoup moins vite, le pied ne répond pas pareil. Difficile aussi pour moi de "m'arracher" car j'ai dans la tête ces 60 km par jour à faire sur un mode plus marche que course à pied. Je finis quand même troisième fille, à ma place au vu des autres féminines, et je pense à peu près à mon niveau au classement général. Malgré un âge qui commence à être avancé, faut pas se leurrer, je résiste encore comme chanterait l'autre. Et "la" Marciana m'a encore mis 6'! Je l'aurais,  je l'aurais ! 
La semaine prochaine, j'attaque mes 3/4 jours alpins avec sac à doc chargé, pluie (certainement), mais pas trop j'espère, et 10 à 13h par jour. On verra ce que je suis capable de faire en terme de km et de D+. ça me donnera une bonne indication de mes possibilités. 
Allez, je suis vraiment dingue...c'est dit!