jeudi 23 juin 2016

Transpyrénéa : maintenant, ça se compte en jours

Au début, c'était A-2 presque, puis M -12, tout cela paraissait encore loin, maintenant on en est à compter les nombre de jours, et cela doit faire J-25. Le plan de route est fait, car il faut bien en faire un, je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir le respecter.
Je vous le livre ici, afin que ceux qui désirent me suivre aient une petite idée de ma progression, et surtout, éventuellement, venir me rejoindre pour m'accompagner un petit bout, n'est-ce pas les amis, la famille? Je compte un peu sur vous pour me motiver, et m'apporter quelques victuailles délicieuses. Pour visualier le GR10, voici un lien très utils : Cartes randos



Transpyrénéa :  feuille de route prévisionnelle. Départ du Perthus, Mardi 19 juillet 12h
J1 mardi 19 juillet 12h : Le perthus  –CP 2 Arles 41 km  10/11h – arrivée 22h . Dodo 5h
J2 : mercredi 20 juillet : Arles   – Col de mantet (1500m) 55 km ? Cabane Jasse Gross 60 km  15/16h A 20/21h- 5h (sous le tarp)
J3 : jeudi 21 juillet :   Col de mantet ou Cabane Jasse Gross  -  refuge bessines – 55/60 km 14-15h 20/21h dodo 5h (refuge ou tarp)
J4 : Vendredi 22 juillet : Bessines – BV1 Merens – 13 km  3h – douche/change/ravito – 2h
Durée  : 69h pour 85

J4 : vendredi 22 juillet 11h : BV1 Merens 10/11h  - Siguer  43 km : 11/12h 22h dodo 5h Tarp ou refuge
J5 : samedi 23 juillet : Siguer  – Aulus : 55 km Gîte ?–21/22h/ Gîte
J6 : Dimanche 24 juillet :  Aulus - CP 9 Gîte d’escolan – Aunac : 58 km (gite CP)
J7 : Lundi 25 juillet : Aunac   – refuge Araing 52 km   : 52 km  15/16h 20/21h
J8 : Mardi 26 juillet : Refuge Araing – Bv2  : Luchon : 43 km 11 h  Arrivée vers 16 h
Durée 101h pour 120.

J8 : Mardi 26 juillet : BV2 Bagnères  18h – Granges d’astau : 21 km  5/6h minuit Gîte CP
J9 : mercredi 27 juillet : Granges d’Astau – Barèges : 60 km 16/17h – 21h/22h Gîte
J10 : Jeudi 28 juillet :  Barèges  -  refuge des oulettes : 59 km 16/17h 21h (ou lac de gaube – 10 km)
J11 : vendredi 29 juillet : refuge des oulettes   – CP Gourette  52  km
J 12 : samedi 30 juillet :  Gourette – Lescun : 58 km
J13 : Dimanche 31 juillet :  Lescun – BV3 15 km 4h – arrivée 9 h
Durée : 111-113h

J13 : Dimanche 31 juillet :  BV3 11h  -  logibar 30 km ou 19h logibar ou Iraty, arrivée minuit
J14 : Lundi 1er Aout : Logibar – Saint Jean Pied de Port (53 km) 14h
J15 : Mardi 2aout : Saint Jean Pied de Port -  Ainhoa  : 55 km 14h

J16 : Mercredi  3 aout : Ainhoa  – hendaye :  40 km 10h – Arrivée 18h

mardi 21 juin 2016

J-30 et dernière compétition avant le Grand Jour : UTPMA

Ce samedi, c'était ma troisième participation à cette course en Auvergne. Une course très exigeante, et là, vu les conditions météos, ça l'était particulièrement.
On était habitués aux conditions hors normes de l'Euskal Trail ou du Grand Brassac hivernal, dont les éditions ne se conçoivent que sous la pluie, le brouillard, et la bouillasse, psychologiquement nous étions préparés à chaque fois, mais là, nous avons connu pire pourrait-on dire, sauf que là, nous n'étions pas préparés mentalement pour tenir autant d'heures, surtout sur l'Utpma en plein mois de juin, à trois jours de l'été officiel, avec bruine, pluie fine, brouillard, terrain de boue bien molle ou bien collante, les pieds dans le mouillé toute la course. Goretex, gants, doubles couches de rigueur, casquette, crème solaire et lunettes de soleil au au placard. Il parait en plus que le massif central, c'est très beau. Bon, du coté d'Aurillac,  nous, on en n'a rien vu, je ne sais pas si du côté de l'Aubrac s'ils en ont vu plus.
Bref, il fallait en vouloir pour les finir ces courses. Pour L'UTPMA, tout a mal commencé vendredi soir : plus d'une heure pour rejoindre l'embranchement de Libourne, ça commençait bien. Puis arrivés à Brive, deuxième bouchon et ensuite plantage de route, bref, nous sommes arrivés bien tard pour retirer le dossard. Départ minuit, pas de pluie, les 17 premiers km sont plutôt sympas, ça roule bien, on les tourne suivant les coureurs entre 2h12 et 2h25. C'est après que tout devient glauque...Très vite le brouillard fait son apparition, puis les coureurs se retrouvent esseulés, rien à voir avec l'édition passée où nous étions en groupe pendant une bonne partie de la course, pourtant, il y avait une centaine de coureurs en moins, là nous étions 580 partants. Les doutes s'installent, mais qu'est-ce que je fous là, personne devant, personne derrière, où sont les balises, qu'est-ce que je fais? Demi-tour? Où est la prochaine balise? Tant bien que mal, on arrive au 2è CP, le jour se lève, la pluie s'est calmée. Bon, j'ai bien envie de bâcher, mais si je bâche je me retrouve à 7h à Aurillac et qu'est-ce que je fait de ma journée? Autant continuer jusqu'au prochain CP. Vincent, Richard et Philippe ont pris la poudre d'escampette, Je ne sais pas où est Patrice, mais je l'imagine bien vénère, et peut-être enclin à l'abandon. Arrive le CP3 du Lioran, mi-course avec possibilité de se changer. Je retrouve Philippe, dans des vêtements tout neufs. Pour ma part, je me dis "A quoit ça sert?!". Je lui propose que nous repartions ensemble, après m'être bien restaurée. Beaucoup de passages de crêtes, pas roulant du tout, on met plus de 3h pour rejoindre le Puy Mary soit une dizaine de km. Le sentier repart dans un devers descendant, bien merdique, le brouillard est toujours là, on sait qu'on est dans le Cantal grâce aux odeurs de Gentianes et de genêts. A moment donné, je distingue dans le brouillard de petites bêtes qui gambadent et me font penser à de petits chamois, mais franchement, je ne sais pas s'il y en a ici, peut-être de petits chevreaux? Mais on entend que des vaches depuis qu'on est partis, et ça, il y en a à foison. Arrive le CP5 de Mandailles, km 72, je croise une fille qui veut bâcher, tiens, moi aussi, j'en ai marre. Mais Philippe, me convainc une nouvelle fois de continuer, je lui avais déjà fait le coup au Puy Mary. La bouillasse est revenue depuis un moment, le terrain est une vraie patinoire et je suis très mauvaise là-dedans. Skis aux pieds ça va, mais sans ski, ça va pas du tout. J'ai bien pris une dizaine de gamelles, et j'ai lâché des quantités de gros mots. Tant bien que mal, on arrive au CP du 86, putain, reste encore 20 km. Philippe est en forme, j'insiste pour qu'il me lâche, mais il craint encore que je bâche, je promets que non. Toute la course nous nous sommes demandés si notre Patou, avec son talent de communicateur avait trouvé quelqu'un pour l'aider à continuer. Mon téléphone a bipé un paquet de fois, mais il était bien rangé au sec. Je ne l'ai sorti qu'une seule fois, au km 70, voir rapidement quels étaient les messages : Ma moitié qui m'encourageait me disant que j'étais bien placée (bof...mais c'était sympa pour m'encourager), pas vu que Patrice avait appelé. Alors déjà que les 13 km entre les 86 et le 99 étaient bien galère dans la boue, je ne pouvais imaginer que ce soit pire pour les 6 derniers. Si, si, il l'ont fait. Nous faire passer au milieu des champs à vaches bien labourés, où l'on s'enfonçait dans la boue jusqu'aux mollets, puis idem dans les chemins forestiers, je ne sais pas comment on peut courir dans ce merdier. Vincent a réussi a les parcourir en 50', moi il m'aura fallut près d'une heure trente. Arrive enfin l'arrivée avec des circovolutions dans Aurillac, (le chemin le plus court n'est jamais le meilleur parait-il), je me retrouve Patrice en jeans, je comprends ce qui lui est arrivé, et je passe enfin la ligne avec lui, les 22h sont largement passés, et j'ai du ressortir la frontale. Contente d'être allée au bout quand même, je retrouve Alain Létard au micro, puis Charly, l'un des organisateurs qui a fait plus de la moitié de la course avec son paquetage Transpyrénéa, et qui a terminé allégé, dans un temps canon. Vincent nous a mis une mine avec ses 19h45 (85è), Philippe termine en 168è en 21h48 (c'est la force tranquille), ensuite en retrouve Richard qui a un peu craqué après le Lioran, 181è en 21h59, puis ma pomme, 186è, 22h25. 350 se sont classés, soit seulement 60% d'arrivants. 
David était sur le marathon de la Jordane qu'il termine bien placé, à la moitié du classement en 6h40. Ce fut une première expérience de cette taille pour lui. 
Malgré la rudesse de cette édition, on retiendra l'extrême gentillesse de tous les bénévoles, des spectateurs présents aussi en plein milieu de la nuit, le balisage au top, impossible de se tromper, sauf en s'égarant le cerveau. Ce doit être joli quand il fait beau (ce qui était le cas l'an passé). Vu le temps, pas de photos!

lundi 6 juin 2016

Bloc Entrainement Transpyrénéa

Du jeudi 2 au dimanche 5 juin. Partie 4. En quelques mots : ça va peut-être le faire, mais ça va être chaud!

Bilan de cette préparation de 4 jours :
Modification du tracé en raison de la présence de neige trop importante vers 2000 m pour passer sans équipement spécial (piolets crampons)
- Jour 1 : La Pierre Saint martin – Les chalets d’Iraty : 51 km/2800 m (58 à mon GPS) 13h30
-Départ dans un peu de brouillard, puis temps correct toute la journée. Un ciel couvert avec un peu de soleil mais pas de pluie. Un peu de jardinage.
-Lever à 4h45 pour un départ à 5h45, 30’ de frontale. Difficile de trouver la marque de départ.
Petit déj : Café + prépa céréales + 2 tranches pain d’épices : 400 cal/Journée : 1 sandwich + Un compote + 2 barres céréales + 100g fruits secs + 50g poudre énergétique : 1200 cal – Repas du soir : lyophilisé + pain d’épice + 100g de pain : 1000 cal
Pas d’ampoules. Nuit en gîte, douche bien venue, rinçage des vêtements. Pain de 400g acheté à Logibar
- Jour 2 : Iraty – Saint Etienne de Baïgorry : 53 km (59 à mon GPS) 2300 D+ 3300 D-
-Lever 4h30/départ 5hh30

-Alimentation : A peu près idem jour 1 : 2600 cal environ
- Jour 3 : Saint Etienne de Baïgorry Olhette. 59 km, (63 au gps) 2900 D+/3100 D- 14h45 (3000 cal)
Journée la plus longue avec deux grosses difficultés : La montée au crêtes d’Iparla et leur traversée (un peu dangereuse) le tout dans le brouillard. J’ai avancé assez lentement car il fallait chercher les cairns ou marques de GR pas faciles à trouver. Un peu d’égarement. Ensuite après Ainhoa il y avait encore une montée très longue et très abrupte. La moyenne d’avancement à chuté. Ne me suis pas arrêtée pour manger. Il a plu j’ai du sortir la goretex, le poncho etc.. Pieds mouillés une bonne partie de la journée.  Dodo sous le poncho/Tarp lever à 3h45, départ à 5h.
Arrivée au Gîte à 20h. Le premier vrai repas depuis mercredi soir. J’ai beaucoup mangé.
Peu de jardinage, journée très concentrée. Juste un peu d’égarement à Sare, car je voulais éviter de
passer dans le bourg.
Jour 4 : Olhette – Hendaye : 22 km (22) 850 D+. J’ai coupé au croisement de la route de saint Jean de Luz pour rejoindre Ascain en stop (RDV avec les copains pour rentrer)
Beaucoup d’égarements cette journée. Trop de relâchement. De plus j’ai croisé une course. Une erreur d’aiguillage qui m’a coûté au moins 1 km soit la plus grande erreur sur ces trois jours. Un grand jardinage à Biriatou, au milieu du ravito d’arrivée.

Bilan :
-Première satisfaction : j’ai pu faire tout l’itinéraire prévu quasi dans le temps imparti (75h). J’ai juste pris le temps le dernier jour de partir plus tard. Le découpage des étapes était bien pensé, mais est-ce que c’est celui-ci que j’aurai pour la course?
-Poids du sac : difficile à certains moments de la journée, surtout sur la route. Je pense que le sac était un peu trop lesté, car j’avais pris plus que 7000 calories, comme il n’y avait pas de ravito en route…+ une polaire vue la saison. Je pense que je vais pouvoir alléger de 500g. Pour le reste il faut tout garder : un vêtement propre et sec pour le soir, 2 slips  à faire tourner, 3 paires de chaussettes
-J’ai tout testé : le mini réchaud qui pèse 150gr et prend pas de place, le poncho/tarp, la nuit avec (merci les limaces). Les 2 L d’eau sont nécessaires, car pas toujours de l’eau en route.
-Alimentation : je pense que j’aurai du manger un peu plus. J’avais des envies de glace mais pas trouvé de marchand sur ma route, ni à Saint Jean, ni à  Baïgorry, Ainhoa….
-Les pieds font très mal à la fin de la journée, mais ça passe pendant la nuit. Il faut bien 1h, voir plus pour se préparer au lever, tout ranger, déjeuner, vérifier que l’on n’oublie rien.  Aucun problème de courbatures, les jambes sont allées très bien.
-Le point noir à résoudre : les ampoules. Apparemment il faut que je prépare les pieds en les tannant. Je n’ai pas eu d’ampoules le premier jour. J’avais fait tout ce qu’il faut, en les crémant de Nok. Les coussinets sous la voûte plantaire sont très sollicités, j’ai attrapé une ampoule à cet endroit sur le pied droit. Les compeed semblent les secondes peau les mieux adaptées.
-Le suivi de parcours : Le GPS et Iphigénie s’avèrent indispensables pour progresser vite et bien. Le cerveau s’égare souvent, il faut l’occuper toute la journée et on a vite fait de rater des bifurcations, important donc de vérifier régulièrement sur son GPS qu’on est sur la trace. Mais parfois, le GR10 a changé, on est plus sur la trace, mais bien sur le parcours, donc pas d’affolement dans ces moments là, mais pas évident non plus. Cela m’est arrivé plusieurs fois.   Certains balisages sont douteux parfois. La partie Iparla dans le brouillard était compliquée au début.
- Les gîtes sont les bienvenus pour la douche, le rinçage des vêtements, le dodo sur un matelas, mais le camping, ça l’a fait aussi. Bonnes adresses : Refuge jeandel à la Pierre, Chalets Iraty (CP prévu), avec possibilité de faire une machine avec sèche linge, ça ce sera bien (dans le chalet refuge), refuge Baïta à Olhette. Un vrai repas tous les deux jours au moins sera le bienvenu. Après, sur la route difficile de prendre le temps de s’arrêter car il faudrait faire des détours. Un bon plan à Ibardin, c’est plein de Venta, j’y ai acheté une cartouche de cigarettes…

L'album photo ici


lundi 23 mai 2016

Transpyrénéa M-2

L'échéance approche à grand pas, nous voilà à deux mois du départ. Début mai je suis allée faire la course de l'Euskal Trail, une épreuve à courir à deux sur deux jours en 2x40 km au pays Basque. C'était ma quatrième participation, cette fois-ci avec Vincent, qui revenait de blessure et qui a abordé la course avec seulement deux petits footings de 30 et 45 minutes après 3 semaines d'arrêt. Autant dire que ce fut très difficile pour lui, beaucoup plus facile pour moi, même si j'ai souffert un peu dans les descentes, car 3x50 km en marchant dans la montagne, ça ne remplace pas un vrai entraînement trail, notamment pour ce qui est du travail des quadriceps dans les descentes. Nous étions quatre équipes de copains, avec forcément une envie secrète pour chacune des équipes d'être la première à l'arrivée. Si nous pensions pouvoir relever le challenge avant la blessure, là, on savait que ce serait très difficile, mais nous avons tenté tout de même. Mais la longueur de l'effort et les presque 10 km de descente sur le final chaque jour auront eu raison des jambes de Vincent. Il a beaucoup souffert mais est allé au bout de l'épreuve ce qui n'était pas gagné après les 10 premiers km de course. Je tiens à le remercier de ne pas m'avoir laisser tomber, car sans lui, je ne pouvais pas prendre le départ, et surtout un grand bravo à lui.  Nous avons donc une excuse pour recommencer l'année prochaine. 
Maintenant, le prochain objectif est de me tester en mode Transpyrénéa pendant 4 jours début juin sur la dernière partie du parcours, un peu plus même, avec tout ce qu'il faut dans mon sac. Quasiment 10 kg, avec un questionnement : J'emporte le réchaud ou pas? ce peut être 700g de gain de poids, et ça ce n'est pas négligeable.