mardi 1 mai 2018

Championnat de France de Marathon

A deux mois de mon ultra, retour sur les France de Marathon à Albi. C'était la deuxième fois que je participais à un France de Marathon, la première, c'était en 2005 au Mont Saint Michel sous une canicule affolante. Le peloton a été arrêté au 30è km environ et rapatrié à l'arrivée. J'ai fait partie de ceux qui sont passés à temps pour ne pas être rapatriés et j'ai pu finir mais dans quelles conditions! Un sacré souvenir puisque j'ai passé au moins une demi-heure dans une grande bassin d'eau à l'arrivée, puis encore une demi-heure dans la baie où heureusement il y avait de l'eau. 
Cette année, le championnat ne se déroulant pas trop loin de la maison, à Albi, c'était aussi l'occasion de revenir sur ce parcours que j'avais fait une fois en 2001, c'était alors mon troisième marathon, et je courrais après les 3h30. Sauf que toute la semaine précédent la course, j'avais été malade avec une gastro qui ne sortait pas et qui ne passait pas. J'avais tout essayé, et en désespoir de cause, je me suis acheté une boîte de pastilles Rennie sur la route d'Albi. J'ai tout avalé, mais la pasta party de la veille ne passait pas encore. Miracle, le matin de la course tout était en ordre mais j'étais bien fatiguée. La course est un aller/retour le long du Tarn, et le retour fut une vraie galère, mais finalement, j'avais terminé pas trop mal : 3h42, mon record était à 3h36, finalement, c'était quand même très bien comme résultat vu la semaine que j'avais passée. Mais il me reste un souvenir d'une grosse galère.
Cette année, pas vraiment d'objectif de chrono, juste participer et me défendre dans ma catégorie. De plus, je me savais pas en super forme pour faire un chrono par manque d'entrainement spécifique avec un peu de surcharge pondérale au sortir de l'hiver. Il aurait fallut que je fasse une diététique rigoureuse avec un petit régime...mais je sais pas trop faire. La seule fois où je l'ai fait, j'ai vraiment explosé mon record....mais ça, c'était avant. 
Pour la petite histoire, Albi fêtait sa quarantième édition, et moi mon 40è marathon à finir, car oui, il m'est arrivé d'abandonner...trois fois : 2 fois à La Rochelle, une autre fois à Paris. 
Nous étions 4 copains du club à participer à cette aventure, deux inscrites sur les France. Quel plaisir de refaire ce parcours que j'ai trouvé assez roulant avec des parties descendantes et d'autres en faux plat. Et le clou du parcours est le passage dans deux tunnels, le premiers assez long, plus de 1 km, l'impression de vitesse est incroyable, je ne sais pas si j'ai accéléré ou pas, mais c'était assez bizarre, et à la sortie, l'impression de se prendre un mur en pleine poire et de faire du surplace. Certainement l'effet nuit/jour. Et donc on s'est pris ça 4 fois. J'ai fait les 26 premiers km avec un ancien athlète que j'entraînais au club et qui cherchait à battre son record, Alexis. Tout a bien fonctionné jusqu'au 26, où il a été contraint à une pause technique, j'ai continué mon chemin. 
Partie prudemment, sur les bases de 3h20 (autour de mes meilleurs chronos), j'espérais peut-être faire un négative split en me disant que le retour serait peut-être plus descendant. C'est effectivement le cas, mais au 36è, on se prend 4 km de faux plats montant, au plus mauvais moment de la course...et la, la vitesse a chuté! Je finis dans le dur en 3h23'35. Satisfaite tout de même, car j'avais dans le viseur les Masters 2, et peut-être une place sur le podium en catégorie. J'en ai doublé pas mal, parties certainement trop vite, c'est grisant, mais pas assez pour monter sur la 3è marche. Je fais 4è, sur le papier, mon potentiel de place était à 7 environ. Donc plutôt contente, sachant que la 3è était 13 minutes devant moi, donc aucune chance de la rattraper à moins d'une défaillance, car il y en a eu des défaillances! 
Ma grande satisfaction du jour est venue de mes athlètes, qui ont tous bouclé le marathon, et dont deux ont explosé leur record, et j'en rajoute un 3è, Alexis, qui lui aussi a battu son record. 


Maintenant, place à la prépa spécifique pour le grand objectif de l'année : La Ronda del Cims début juillet. Mais avant, un passage obligé ce dimanche pour les interclubs à la marche, puis deux trails longs à enchaîner sur le weekend de l'ascension. Et ensuite on peaufine la préparation avec un objectif intermédiaire qui sera le Trail de Gavarnie, 110 km sur un parcours de rêve...que j'espère bien pouvoir faire dans on intégralité...qu'on ne nous supprimera pas cette magnifique boucle entre le refuge de Gaube et Gavarnie. J'ai déjà été privée de cela à la Transpyrénéa, et au GRP l'année dernière. Heureusement que j'avais fait cette boucle en entraînement. 

Le tracé du 110 ici

lundi 9 avril 2018

Début d'année vraiment pourri

Cela fait un petit moment que je n'ai rien écrit, ça finit par me manquer. Mais que dire de ce début d'année pas comme les autres. En effet, nous avons un temps pourri depuis décembre, du jamais vu. Il aura fallu beaucoup de persévérance à tout le monde pour aller aux entraînements tellement il aura plu, et finalement ça aura fini par entamer le mental d'un certain nombre, y compris moi. Côté sportif, cela ne s'est pas trop mal passé : podiums sur les cross, de bonnes sensations sur ces compétitions, je me suis vue belle sur le 10 km de Mérignac où j'espérais réitérer mon petit exploit d'Octobre, mais ça ne l'a pas fait. J'ai calé au 7è, et je me suis pris une tôle au final, mais pas non plus de quoi se plaindre. 



Puis ce fut le semi de Bazas avec un chrono sous les 1h35, très satisfaisant pour moi, car je ne suis pas souvent descendue là-dessous. Ensuite, j'ai enchaîné avec le marathon trail des Forts, une course que décidément j'apprécie beaucoup pour son changement de parcours tous les ans et son côté patrimonial. J'aime de plus en plus courir en Dordogne. Mais ces trails sont exigeants, très différents de ceux que je pratique habituellement en montagne : le terrain est plus roulant, les pentes plus douces, il faut donc tout le temps courir et relancer et ça pique beaucoup. En effet, ça ne monte pas suffisamment pour que l'on marche, il faut donc continuer de courir et comme ça monte quand même un peu, les cuisses brûlent de plus en plus. J'ai beaucoup souffert dans la seconde partie car justement, j'avais du mal à tenir dans les côtes et marcher, ce n'était pas la solution.  La première moitié s'est bien passée, la seconde beaucoup moins et je me suis faite passer par une féminine que j'avais doublé dans les premiers km. Elle a réussi à me mettre 10' sur les 15 derniers km, ça fait rager. Partie trop vite? Un manque d'entraînement spécifique sur ce type de terrain? Certainement les deux. En tout cas, ça redonne de la motivation pour bosser. 



Maintenant, l'objectif c'est de participer aux France de Marathon qui auront lieu fin avril à Albi. Ce sera ma deuxième participation à Albi, où j'ai couru en 2001, ça commence à faire un bail! Et ma seconde participation à un championnat de France de marathon. Donc pas de 100 km cette année, je préserve mes ongles de pied, à peine remis de ma participation de l'an passé.  
Ensuite pour préparer le trail de Gavarnie et la Ronda, ça va être un peu compliqué car il va encore falloir jongler avec les interclubs, donc mon idée est d'enchaîner en trois jours le trail de Saint Caprais (32 km) et celui de l'ultra trail du Périgord (42 km), oui, en fait, j'ai envie de retourner par là-bas, et j'aime bien l'organisateur, Frédéric Vidotto. 
Et pour terminer, comme chaque année à pareille époque, je peste contre ma prise de poids hivernale, qui ne me permets pas d'être au top pour faire des performances! En fait, il me faudrait un bon petit ultra de 160 à la sortie de l'hiver, c'est 2 kg de perdus assurés en deux jours! Ah oui, en fait, il faudrait que je fasse l'ultra du Périgord...Mais, bon, ça va faire trop avec ce qui m'attend derrière! Car pour ce qui est de la diététique, j'ai beaucoup de mal à être raisonnable. Tous les jours en me couchant, je me dis, à partir de demain, plus de ceci, plus de cela, et à midi c'est oublié! Et je fonds sur ce qui me fait envie. 

vendredi 22 décembre 2017

Adieu 2017, vive 2018

A une semaine de la nouvelle année, un petit bilan s'impose. Ce cru 2017 aura finalement été plutôt bien, avec un GRP 220 mené en binôme sans trop de séquelles post course, puisque la récupération s'est faite très vite et soldée par un nouveau record perso sur 10 km, 11 années après la dernière marque et un marathon qui signe mon 3è meilleur temps, à 14 secondes du second. Je pourrais me dire que j'ai encore 20 ans...malheureusement non. 
Il y a tout de même un regret, c'est l'abandon aux 100 km de Belvès, certainement partie sur des bases trop ambitieuses. Mais peut-être pas. 
L'année aurait pu super bien se terminer, avec une victoire sur 10 km, mais j'ai raté la bifurcation en suivant la coureuse devant moi, et n'ai pas compris qu'on allait sur le 5 km, un moment d'égarement dans ma concentration. Bref, j'ai donc fait quelques 300m de plus, il a fallut tout remonter, mais ça n'a pas suffit. Avec le recul, et bien je trouve que c'était aussi sympa à vivre comme situation. Ne pas lâcher, passer la ligne d'arrivée du 5, récupérer le circuit du 10 un peu plus loin et tenter de remonter pour essayer malgré tout de gagner, mais bon, ça n'a pas suffit, ce sera une 4è place.
En tout cas, j'ai de plus en plus de plaisir à participer à des 10 km, et ça, je n'aurais jamais pensé que cela arriverait, tant je trouvais cette distance trop violente. 
Et puis comme si ça ne suffisait pas, il a fallut que je fasse la maline avec mon vélo sur la piste, lors d'un test de VMA. Tout se passait bien et entre deux tests, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire un magnifique soleil et m'écraser lamentablement sur le vélo. Résultat, ça va pas fort depuis quelques jours, avec un genre de grippe qui s'est mise pardessus. Mais tout doucement, le chemin de l'entrainement revient et je ne vais pas me plaindre, d'autant que je viens d'apprendre le décès soudain d'un de nos anciens entraîneurs, à l'âge de 47 ans. Un homme qui était aussi un super athlète. Arrêt cardiaque. ça fait réfléchir.

Il faut maintenant regarder 2018, et il y a des engagements et des objectifs déjà bien déterminés : 
- Cross et 10 km Mérignac sur Janvier/février. travail de vitesse. 
- Objectif 100 km de Belvès en Avril...il faut remettre le couvert, de plus, ils seront championnat de France. En prépa, le marathon des Forts en mars.
- Juin : Trail de Gavarnie : 110km -Prépa pour la Ronda del cims
- Juillet : Ronda del cims - l'ultra de l'année avec un projet péda à la clé. 
- Août : un peu de bénévolat sur la Transpyrénéa. 


mercredi 29 novembre 2017

La forme au rendez-vous pour cette fin d'année

Retour sur le marathon de La Rochelle, mon 11è là-bas!
Le corps est une formidable machine d'adaptation. Il m'a fallut des années pour encaisser les marathons, je me souviens des premiers où pendant trois à quatre jours je descendais les escaliers de traviolle, avec des aie! des ouille! des ouille, ouille, ouille!   Tellement les quadriceps me faisaient mal. Puis j'ai commencé les trails longs, le premier fut les templiers. Le lendemain et pendant encore quelques jours, chaque sortie de lit était un calvaire et j'avais l'impression d'être R2D2, rouillée et déglinguée de partout. Une fois debout, il me fallait encore quelques minutes avant de pouvoir enclencher les premiers pas, puis je me retrouvais à marcher comme Robocop, mais avec des bruits de couinements d'articulations mal huilées, pas des "zzzz", "zzz", "zzzz" d'une machine toute neuve, mais plutôt "crrr""ccrr" "crrcrr". Puis sont arrivés les 100 km, et les ultra trails, vraiment ultras (160 km mini), et les enchaînements de marathons, jusqu'à 3 ou 4 par an. Certes, pas tous à fond. Et le corps s'est adapté, avec de moins en moins de douleurs après chaque grosse échéance. La première fois que j'ai fait un ultra, je ne me sentais pas d'attaquer le marathon de La Rochelle trois mois plus tard. Puis au fil des années, j'ai enchaîné les ultras, (un par an), et  le marathon de La Rochelle derrière. La première fois, ce fut une catastrophe. Evidemment partie sur les bases de mon record (il faut bien jouer), ça s'est mal terminé avec un abandon au 32è. C'était en 2011 après l'utmb.  2012, impasse, enfin... quand même un marathon cool en meneuse d'allure en octobre  et un autre ultra (Les Hospitaliers, 75 km seulement!). Tout ça est passé. Bon, il faut dire que cette année là, on a eu que 100 km à l'utmb! Le corps encaisse pas mal. 2013, c'est l'année de la Diagonale en octobre,  donc pas question d'enchaîner la Rochelle un mois plus tard. 2014, 2015, 2016, 2017, l'objectif de redescendre sous les 3h20 est à nouveau là, donc prépa sérieuse après le GRP ou de la Transpyrénéa en 2016. Il me faudra 4 éditions pour y arriver. J'évolue à chaque fois entre 3h22 et 3h27 pour le plus mauvais score. ça énerve! Mais podium en catégorie l'année dernière avec un 3h23' et quelques! à 14" seulement de la deuxième! 
Ce dimanche en terminant en 3h19, je réalise enfin l'objectif, et donc ma 3è meilleure perf en une quarantaine de marathons, à seulement 16" de mon second meilleur temps qui date quand même de 2006. Plutôt pas mal. Bon, le record de 3h11'30, est inatteignable à moins de refaire une diététique hyper propre comme je l'avais faite, mais je ne m'en sens pas capable. Trop gourmande. 
L'année se termine donc plutôt très bien pour moi, avec en plus, un nouveau record sur 10 km, là encore quelque chose d'inespéré. J'ai même craqué mon record à la marche.
Enfin dimanche sur ce nouveau parcours, soi-disant plus rapide, franchement, ça je ne sais pas dire, certes, il y avait des "descentes", mais aussi quelques belles bosses, et surtout bien situées, genre entre le 36 et le 39è km, là où ça fait le plus mal, et mes jambes n'ont, vraiment, mais alors vraiment pas aimé du tout, j'ai eu l'impression d'être à l'arrêt. Puis la fameuse côte du Mail que nous avons pris en descente cette fois nous ramenait à l'arrivée avec un public terrible. L'impression d'être au tour de France avec des "Allez madame, Bravo, allez, allez Nathalie". c'était vraiment génial! Là j'ai pu me ressaisir et redonner de l'énergie à mes jambes. Le dernier km a vraiment été magique, magique. Dommage pour la minute qui me manquait pour descendre sous les 3h18. Et avec ce chrono cette année, même pas de podium, seulement 4è. La première V2 fait 3h03! Mais que c'était grisant de ne faire que remonter les coureurs à partir du 25/30è km. 
En conclusion, je craignais bien que passée la cinquantaine, tout dégringole et que je me disgatche. Bon, je ne me fais pas trop d'illusions quand même, je me sais en sursis, mais j'espère que ça va durer longtemps. En tout cas, je vais continuer à y travailler pour espérer après presque 25 ans de course pouvoir encore progresser quelque part, dans un sport où les aptitudes physiques priment sur les aptitudes techniques et continuer de défier le temps qui passe. Car parmi les multitudes de raisons, et elles sont innombrables, qui nous poussent à courir, il y a cette défiance vis à vis de la vieillesse qui nous guette. 
Voilà, c'était la pensée du jour....
Et déjà les objectifs 2018 se profilent : Ronda del cims (170 km, 13000 de D+), Ultra de Gavarnie (110 km), 100 km de Belvès...puis le reste! Et quelques autres dans le coin! Retour en bénévole sur la Transpy....Droguée...oui, et j'assume!

Et pour finir l'année, un florilège de quelques bulles de l'excellent dessinateur Traileur Matthieu Forichon. Si vous chez des idées cadeau, c'est ici