lundi 9 avril 2018

Début d'année vraiment pourri

Cela fait un petit moment que je n'ai rien écrit, ça finit par me manquer. Mais que dire de ce début d'année pas comme les autres. En effet, nous avons un temps pourri depuis décembre, du jamais vu. Il aura fallu beaucoup de persévérance à tout le monde pour aller aux entraînements tellement il aura plu, et finalement ça aura fini par entamer le mental d'un certain nombre, y compris moi. Côté sportif, cela ne s'est pas trop mal passé : podiums sur les cross, de bonnes sensations sur ces compétitions, je me suis vue belle sur le 10 km de Mérignac où j'espérais réitérer mon petit exploit d'Octobre, mais ça ne l'a pas fait. J'ai calé au 7è, et je me suis pris une tôle au final, mais pas non plus de quoi se plaindre. 



Puis ce fut le semi de Bazas avec un chrono sous les 1h35, très satisfaisant pour moi, car je ne suis pas souvent descendue là-dessous. Ensuite, j'ai enchaîné avec le marathon trail des Forts, une course que décidément j'apprécie beaucoup pour son changement de parcours tous les ans et son côté patrimonial. J'aime de plus en plus courir en Dordogne. Mais ces trails sont exigeants, très différents de ceux que je pratique habituellement en montagne : le terrain est plus roulant, les pentes plus douces, il faut donc tout le temps courir et relancer et ça pique beaucoup. En effet, ça ne monte pas suffisamment pour que l'on marche, il faut donc continuer de courir et comme ça monte quand même un peu, les cuisses brûlent de plus en plus. J'ai beaucoup souffert dans la seconde partie car justement, j'avais du mal à tenir dans les côtes et marcher, ce n'était pas la solution.  La première moitié s'est bien passée, la seconde beaucoup moins et je me suis faite passer par une féminine que j'avais doublé dans les premiers km. Elle a réussi à me mettre 10' sur les 15 derniers km, ça fait rager. Partie trop vite? Un manque d'entraînement spécifique sur ce type de terrain? Certainement les deux. En tout cas, ça redonne de la motivation pour bosser. 



Maintenant, l'objectif c'est de participer aux France de Marathon qui auront lieu fin avril à Albi. Ce sera ma deuxième participation à Albi, où j'ai couru en 2001, ça commence à faire un bail! Et ma seconde participation à un championnat de France de marathon. Donc pas de 100 km cette année, je préserve mes ongles de pied, à peine remis de ma participation de l'an passé.  
Ensuite pour préparer le trail de Gavarnie et la Ronda, ça va être un peu compliqué car il va encore falloir jongler avec les interclubs, donc mon idée est d'enchaîner en trois jours le trail de Saint Caprais (32 km) et celui de l'ultra trail du Périgord (42 km), oui, en fait, j'ai envie de retourner par là-bas, et j'aime bien l'organisateur, Frédéric Vidotto. 
Et pour terminer, comme chaque année à pareille époque, je peste contre ma prise de poids hivernale, qui ne me permets pas d'être au top pour faire des performances! En fait, il me faudrait un bon petit ultra de 160 à la sortie de l'hiver, c'est 2 kg de perdus assurés en deux jours! Ah oui, en fait, il faudrait que je fasse l'ultra du Périgord...Mais, bon, ça va faire trop avec ce qui m'attend derrière! Car pour ce qui est de la diététique, j'ai beaucoup de mal à être raisonnable. Tous les jours en me couchant, je me dis, à partir de demain, plus de ceci, plus de cela, et à midi c'est oublié! Et je fonds sur ce qui me fait envie. 

vendredi 22 décembre 2017

Adieu 2017, vive 2018

A une semaine de la nouvelle année, un petit bilan s'impose. Ce cru 2017 aura finalement été plutôt bien, avec un GRP 220 mené en binôme sans trop de séquelles post course, puisque la récupération s'est faite très vite et soldée par un nouveau record perso sur 10 km, 11 années après la dernière marque et un marathon qui signe mon 3è meilleur temps, à 14 secondes du second. Je pourrais me dire que j'ai encore 20 ans...malheureusement non. 
Il y a tout de même un regret, c'est l'abandon aux 100 km de Belvès, certainement partie sur des bases trop ambitieuses. Mais peut-être pas. 
L'année aurait pu super bien se terminer, avec une victoire sur 10 km, mais j'ai raté la bifurcation en suivant la coureuse devant moi, et n'ai pas compris qu'on allait sur le 5 km, un moment d'égarement dans ma concentration. Bref, j'ai donc fait quelques 300m de plus, il a fallut tout remonter, mais ça n'a pas suffit. Avec le recul, et bien je trouve que c'était aussi sympa à vivre comme situation. Ne pas lâcher, passer la ligne d'arrivée du 5, récupérer le circuit du 10 un peu plus loin et tenter de remonter pour essayer malgré tout de gagner, mais bon, ça n'a pas suffit, ce sera une 4è place.
En tout cas, j'ai de plus en plus de plaisir à participer à des 10 km, et ça, je n'aurais jamais pensé que cela arriverait, tant je trouvais cette distance trop violente. 
Et puis comme si ça ne suffisait pas, il a fallut que je fasse la maline avec mon vélo sur la piste, lors d'un test de VMA. Tout se passait bien et entre deux tests, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire un magnifique soleil et m'écraser lamentablement sur le vélo. Résultat, ça va pas fort depuis quelques jours, avec un genre de grippe qui s'est mise pardessus. Mais tout doucement, le chemin de l'entrainement revient et je ne vais pas me plaindre, d'autant que je viens d'apprendre le décès soudain d'un de nos anciens entraîneurs, à l'âge de 47 ans. Un homme qui était aussi un super athlète. Arrêt cardiaque. ça fait réfléchir.

Il faut maintenant regarder 2018, et il y a des engagements et des objectifs déjà bien déterminés : 
- Cross et 10 km Mérignac sur Janvier/février. travail de vitesse. 
- Objectif 100 km de Belvès en Avril...il faut remettre le couvert, de plus, ils seront championnat de France. En prépa, le marathon des Forts en mars.
- Juin : Trail de Gavarnie : 110km -Prépa pour la Ronda del cims
- Juillet : Ronda del cims - l'ultra de l'année avec un projet péda à la clé. 
- Août : un peu de bénévolat sur la Transpyrénéa. 


mercredi 29 novembre 2017

La forme au rendez-vous pour cette fin d'année

Retour sur le marathon de La Rochelle, mon 11è là-bas!
Le corps est une formidable machine d'adaptation. Il m'a fallut des années pour encaisser les marathons, je me souviens des premiers où pendant trois à quatre jours je descendais les escaliers de traviolle, avec des aie! des ouille! des ouille, ouille, ouille!   Tellement les quadriceps me faisaient mal. Puis j'ai commencé les trails longs, le premier fut les templiers. Le lendemain et pendant encore quelques jours, chaque sortie de lit était un calvaire et j'avais l'impression d'être R2D2, rouillée et déglinguée de partout. Une fois debout, il me fallait encore quelques minutes avant de pouvoir enclencher les premiers pas, puis je me retrouvais à marcher comme Robocop, mais avec des bruits de couinements d'articulations mal huilées, pas des "zzzz", "zzz", "zzzz" d'une machine toute neuve, mais plutôt "crrr""ccrr" "crrcrr". Puis sont arrivés les 100 km, et les ultra trails, vraiment ultras (160 km mini), et les enchaînements de marathons, jusqu'à 3 ou 4 par an. Certes, pas tous à fond. Et le corps s'est adapté, avec de moins en moins de douleurs après chaque grosse échéance. La première fois que j'ai fait un ultra, je ne me sentais pas d'attaquer le marathon de La Rochelle trois mois plus tard. Puis au fil des années, j'ai enchaîné les ultras, (un par an), et  le marathon de La Rochelle derrière. La première fois, ce fut une catastrophe. Evidemment partie sur les bases de mon record (il faut bien jouer), ça s'est mal terminé avec un abandon au 32è. C'était en 2011 après l'utmb.  2012, impasse, enfin... quand même un marathon cool en meneuse d'allure en octobre  et un autre ultra (Les Hospitaliers, 75 km seulement!). Tout ça est passé. Bon, il faut dire que cette année là, on a eu que 100 km à l'utmb! Le corps encaisse pas mal. 2013, c'est l'année de la Diagonale en octobre,  donc pas question d'enchaîner la Rochelle un mois plus tard. 2014, 2015, 2016, 2017, l'objectif de redescendre sous les 3h20 est à nouveau là, donc prépa sérieuse après le GRP ou de la Transpyrénéa en 2016. Il me faudra 4 éditions pour y arriver. J'évolue à chaque fois entre 3h22 et 3h27 pour le plus mauvais score. ça énerve! Mais podium en catégorie l'année dernière avec un 3h23' et quelques! à 14" seulement de la deuxième! 
Ce dimanche en terminant en 3h19, je réalise enfin l'objectif, et donc ma 3è meilleure perf en une quarantaine de marathons, à seulement 16" de mon second meilleur temps qui date quand même de 2006. Plutôt pas mal. Bon, le record de 3h11'30, est inatteignable à moins de refaire une diététique hyper propre comme je l'avais faite, mais je ne m'en sens pas capable. Trop gourmande. 
L'année se termine donc plutôt très bien pour moi, avec en plus, un nouveau record sur 10 km, là encore quelque chose d'inespéré. J'ai même craqué mon record à la marche.
Enfin dimanche sur ce nouveau parcours, soi-disant plus rapide, franchement, ça je ne sais pas dire, certes, il y avait des "descentes", mais aussi quelques belles bosses, et surtout bien situées, genre entre le 36 et le 39è km, là où ça fait le plus mal, et mes jambes n'ont, vraiment, mais alors vraiment pas aimé du tout, j'ai eu l'impression d'être à l'arrêt. Puis la fameuse côte du Mail que nous avons pris en descente cette fois nous ramenait à l'arrivée avec un public terrible. L'impression d'être au tour de France avec des "Allez madame, Bravo, allez, allez Nathalie". c'était vraiment génial! Là j'ai pu me ressaisir et redonner de l'énergie à mes jambes. Le dernier km a vraiment été magique, magique. Dommage pour la minute qui me manquait pour descendre sous les 3h18. Et avec ce chrono cette année, même pas de podium, seulement 4è. La première V2 fait 3h03! Mais que c'était grisant de ne faire que remonter les coureurs à partir du 25/30è km. 
En conclusion, je craignais bien que passée la cinquantaine, tout dégringole et que je me disgatche. Bon, je ne me fais pas trop d'illusions quand même, je me sais en sursis, mais j'espère que ça va durer longtemps. En tout cas, je vais continuer à y travailler pour espérer après presque 25 ans de course pouvoir encore progresser quelque part, dans un sport où les aptitudes physiques priment sur les aptitudes techniques et continuer de défier le temps qui passe. Car parmi les multitudes de raisons, et elles sont innombrables, qui nous poussent à courir, il y a cette défiance vis à vis de la vieillesse qui nous guette. 
Voilà, c'était la pensée du jour....
Et déjà les objectifs 2018 se profilent : Ronda del cims (170 km, 13000 de D+), Ultra de Gavarnie (110 km), 100 km de Belvès...puis le reste! Et quelques autres dans le coin! Retour en bénévole sur la Transpy....Droguée...oui, et j'assume!

Et pour finir l'année, un florilège de quelques bulles de l'excellent dessinateur Traileur Matthieu Forichon. Si vous chez des idées cadeau, c'est ici









lundi 11 septembre 2017

GRP 5, c'est fait!

Quelques semaines que le Grand Raid des Pyrénées est terminé. L'occasion de revenir dessus, même si j'en ai déjà parlé. Une course qui devait faire 220 km, et qui n'en n'a fait que quelques 200, 186 selon l'organisation, mais bon, les GPS affichent tous près de 200 km, alors on va dire 195! Une course d'équipe cette fois-ci, comme à la Réunion. 52h10 d'effort, un dernier km couru entièrement, grâce à Vincent et sa Gopro, comme quoi, un pacer en fin de parcours, ça aide!
Que dire après quelques semaines? Que ce fut une super course d'équipe à deux, que nous nous sommes très bien entendus avec Richard et bien adaptés l'une à l'autre. Que jamais nous ne nous sommes perdus l'un l'autre comme cela a pu arriver à la Réunion avec Nono, mais ce dernier avec eu des coups de moins bien dans le premier tiers de parcours et il m'avait dit plusieurs fois de le laisser, ce que je ne voulais pas, finalement, on s'est perdus.  Et puis il faut dire que jusqu'à la deuxième base de vie, on essayait d'"envoyer du steak" car nous ne faisions que remonter dans le classement.
Cette fois, avec Richard, notre seule idée était d'avancer ensemble sans trop se préoccuper du chrono, car même si nous avions peut-être une arrière pensée sur le temps final, la boucle promise de Gavarnie et les 220 km nous plongeaient dans l'inconnu, et il fallait être prudent. Et nous n'avons pas eu la boucle promise, heureusement pour moi, je connaissais bien cette boucle de Cauterets à Gavarnie pour l'avoir déjà faite, donc quand on nous a confirmé qu'on ne la ferait pas, j'avoue que sur le moment, je me suis dit, c'est probablement tant mieux (on était à la première base de vie), mais post course, il y a tout de même des regrets.
J'en suis donc à 5 GRP dont un 80, et un abandon en 2014. Que faire maintenant? A chaque fois que la course est finie, il y a la satisfaction d'être aller au bout, puis le sentiment que peut-être on ne s'est pas assez donné, qu'on aurait pu, qu'on aurait du faire mieux. Là, pour le coup, si on avait fait mieux, on aurait raté les copains du 80 au col de Portets, et c'était bien magique d'être encouragés pour tout ce gros peloton. 
En analysant les données, la montre me donne 46h30 environ en temps de déplacement et 52h en temps écoulé, ce qui signifie que nos pauses cumulées, sommeil compris ( environ 1h-1h15) représentent 5h30 environ, est-ce trop, y a t-il moyen de réduire efficacement sans que cela soit néfaste à la performance? That is the question. 
La question maintenant est quel sera le prochain Ultra? J'ai bien pensé un moment sur la course que cette fois, c'était le dernier...mais l'envie de recommencer est là. Alors, il y a la Ronda qui me tente, L'Utmb, à nouveau, tout comme la Diagonale,  le GRP s'il fait à nouveau ce format avec la boucle Gavarnie, Le Tor pour aller encore plus loin. Bien évidemment, c'est encore le calendrier scolaire qui m'aidera à procéder par élimination, car il me faudrait encore des jours sans solde, et en pleine rentrée, ça semble un peu compliqué. Mais Le Tor, ça pourrait être jouable peut-être? Avec à nouveau un projet pédagogique?
J'ai quelques mois pour réfléchir.