lundi 21 mars 2016

Transpyrénéa M-4

La préparation spécifique approche à grands pas. Pour le moment, je suis restée dans une optique préparation trail, avec le Grand Brassac, le trail des Forts du Périgord le 13 mars, qui ne s'est pas trop mal passé, malgré un petit manque d'entraînement du à une semaine de ski dans les Alpes sans course à pied quasiment. 46 km avec 1000m de D+ en 5h qui ont laissé bien des traces. Il faudra en faire entre 50 et 60 par jour, avec un sac à dos bien plus chargé et environ 3000 à 3500 m de D+ le tout en moins de 18h. Comme ça, en comparant les chiffres sur le papier, ça a l'air facile...mais ça ne le sera pas, d'autant qu'il faudra avaler ça tous les jours pendant 16 jours. 
Maintenant il faut commencer à engranger des séances spécifiques, longues, en mode "rando", ce sera le cas dès la mi-avril avec 4 jours dans les Alpes. Pour l'instant, je n'en n'ai fait qu'une, et de 30 km seulement.  J'espère que le corps encaissera bien ces quatre jours, j'en ai eu un petit aperçu l'an passé, mais j'étais tout de même assez loin du compte en km. Surtout, manger assez. Juste avant, encore de la course à pied traditionnelle avec son lot de kms, fractionnés etc et une petite compétition. Et puis ce sera l'euskal Trail début mai, sous la forme de 2x40 km. 

Par contre, j'ai pu avoir un aperçu de mon dossard, et ça, ça booste! 



mardi 1 mars 2016

La traversée vue du ciel

Voilà ce que nous allons traverser cet été. Vu comme cela, ça ne paraît pas si long de près de 900 km, Mais où se trouve le Vignemale? et la frontière Franco-Espagnole?


jeudi 18 février 2016

Premier entraînement spé Transpyrénéa

Hier, troisième jour des vacances et troisième jour de beau temps. L'occasion donc d'aller sur la rive droite, en espérant qu'elle ait un peu séché, pour un entrainement en mode, "comme si j'y étais".
J'ai donc rempli mon sac, ajouté mon petit réchaud, mes frontales, le petit matos pour se soigner, le duvet et le matelas où il a fallut que je trouve une bidouille pour bien le caler. Sans oublier appareil photo, caméscope, câblerie, enfin bref, presque tout sauf les 6000 calories, que j'ai remplacées des crampons qui pèsent un peu (bon, j'en avais quand même 2500 des calories). Je pense que je n'étais pas loin du poids final.
Le parcours : Entre Bouliac et la Burthe avec évidemment un peu de jardinage, car j'ai emprunté un chemin que je ne connaissais pas qui m'a amenée dans une impasse, et ensuite il a fallut que je slalom entre différents chemins au milieu d'un immense Haras où il était interdit de pénétrer...chose que j'ai faite tout de même, car je ne voulais pas rester sur la nationale de Tresses, un km ça m'a suffit! Il y avait des choses intéressantes à découvrir, comme des poules enfermées dans des cages en plein milieu de la forêt (pour les chasseurs certainement, une coutume locale je pense), et pleins de panneaux très hostiles aux égarés comme moi.
Quand enfin j'ai retrouvé les chemins serpentant en parallèle le long de la rocade avec le bruit infernal des camions et voitures, j'étais bien content, même si de belles traces fraîches de sanglier ne m'ont pas tout à fait rassurée.
Bilan : 30 km et 700m de D+ en 6h30 avec les pauses : repas - consultation carte pendant le jardinage - papotage avec un copain du SP bouliac. Avec 1000 m de D+ supplémentaire, ça doit tourner à 7h30/8h, enfin j'espère. 
Pas de problème de portage, les épaules n'ont pas souffert un seul instant, mais va falloir porter pendant 15 à 18h par jour. J'ai même pu un peu courir dans les descentes sans être gênée. 
Je pense donc que je n'achèterai pas de matelas plus léger, ce qu'il va falloir revoir c'est peut-être le chargeur solaire car celui que je teste n'est pas très efficace, mais je vais continuer à le tester avant de craquer peut-être pour un modèle de fabrication française . Mais je ne suis pas convaincue. 

Prochain entraînement spé, certainement un samedi au mois de mars pour 40 km cette fois. 

 


samedi 13 février 2016

Prépa Etape 1 : Le Grand Brassac, c'est fait

Je suis retournée pour la 6è ou 7è fois au Grand Brassac, petit village perdu de Dordogne, dans le Périgord vert pour boucler la dernière édition sur le Team Trail 24h, où notre équipe avait abandonné en 2014, las de la météo trop médiocre. Cette fois, quelque soit la météo, il n'était pas question de bâcher, et de plus, nous avions comme ambition de battre le record de nos précédentes participations. Le règlement avait un peu changé, plus d'assistant pour nous amener d'une base de vie à l'autre, et une base en moins, celle du Roc. Des bus ont été mis en place entre les deux bases de vie, je crois qu'ils n'ont pas trop servis, mais Pascal Jugie (l'organisateur) a mis de gros moyens à notre disposition. Comme d'habitude l'organisation était irréprochable, les ravitaillements bien étudiés, les bénévoles aux petits soins, et entre deux relais, et bien c'était l'occasion d'échanger avec les uns et les autres sachant qu'il se passait au minimum 3h entre deux relais. J'ai bien essayé de dormir, on nous avait aménagé de bons lits, mais je dois dire que j'ai eu du mal à trouver le sommeil, et je crois n'avoir pas dormi du tout, tant je voulais vivre cette dernière édition sans en louper une miette. Nous avons commencé sous le soleil et continué sous la pluie et la belle bouillasse qui va avec, pour terminer avec quelques rayons qui étaient revenus.
Le record fut battu de 11 km, nous l'avons porté à plus de 179, et pour ma part j'ai couru environ 71 km pour 2500m de D+. Plutôt satisfaite de ma performance après le début d'année difficile sur cross et à la cestadaise. 
La fatigue qui a suivi fut davantage liée au sommeil qu'aux courbatures, mais il y a des traces de fatigue profonde encore présentes une semaine après. Il faudra tenir compte de ce paramètre dans la suite de la préparation.
J'ai eu souvent faim dans la semaine qui a suivi, alors que j'avais tout de même plutôt bien mangé pendant l'épreuve, enfin c'est ce qu'il m'a semblé : deux omelettes, une assiette de pâtes avec sauce tomate, de la soupe, quasiment que de l'eau pure sur les sessions de course, de la bonne brioche beurrée au petit matin, du café, mais ce n'était peut-être pas assez. Là aussi, il faudra bien charger les ravitos pendant les gros entraînements à venir. 
A mon sens la clé de la réussite sur la Transpyrénéa sera la capacité a bien s'alimenter et surtout suffisamment et à maximiser son temps de repos et de sommeil. Et il va en falloir des calories sachant que 60 km, c'est environ 3000 calories dépensées + 2000 de base, cela fait 5000 calories à essayer d'avaler chaque jour. 

Merci à mes coéquipiers de cette aventure 2016, Patrice et Richard. Et Bravo à Vincent qui l'a fait en solo et a réalisé plus de 100 km.