vendredi 22 décembre 2017

Adieu 2017, vive 2018

A une semaine de la nouvelle année, un petit bilan s'impose. Ce cru 2017 aura finalement été plutôt bien, avec un GRP 220 mené en binôme sans trop de séquelles post course, puisque la récupération s'est faite très vite et soldée par un nouveau record perso sur 10 km, 11 années après la dernière marque et un marathon qui signe mon 3è meilleur temps, à 14 secondes du second. Je pourrais me dire que j'ai encore 20 ans...malheureusement non. 
Il y a tout de même un regret, c'est l'abandon aux 100 km de Belvès, certainement partie sur des bases trop ambitieuses. Mais peut-être pas. 
L'année aurait pu super bien se terminer, avec une victoire sur 10 km, mais j'ai raté la bifurcation en suivant la coureuse devant moi, et n'ai pas compris qu'on allait sur le 5 km, un moment d'égarement dans ma concentration. Bref, j'ai donc fait quelques 300m de plus, il a fallut tout remonter, mais ça n'a pas suffit. Avec le recul, et bien je trouve que c'était aussi sympa à vivre comme situation. Ne pas lâcher, passer la ligne d'arrivée du 5, récupérer le circuit du 10 un peu plus loin et tenter de remonter pour essayer malgré tout de gagner, mais bon, ça n'a pas suffit, ce sera une 4è place.
En tout cas, j'ai de plus en plus de plaisir à participer à des 10 km, et ça, je n'aurais jamais pensé que cela arriverait, tant je trouvais cette distance trop violente. 
Et puis comme si ça ne suffisait pas, il a fallut que je fasse la maline avec mon vélo sur la piste, lors d'un test de VMA. Tout se passait bien et entre deux tests, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire un magnifique soleil et m'écraser lamentablement sur le vélo. Résultat, ça va pas fort depuis quelques jours, avec un genre de grippe qui s'est mise pardessus. Mais tout doucement, le chemin de l'entrainement revient et je ne vais pas me plaindre, d'autant que je viens d'apprendre le décès soudain d'un de nos anciens entraîneurs, à l'âge de 47 ans. Un homme qui était aussi un super athlète. Arrêt cardiaque. ça fait réfléchir.

Il faut maintenant regarder 2018, et il y a des engagements et des objectifs déjà bien déterminés : 
- Cross et 10 km Mérignac sur Janvier/février. travail de vitesse. 
- Objectif 100 km de Belvès en Avril...il faut remettre le couvert, de plus, ils seront championnat de France. En prépa, le marathon des Forts en mars.
- Juin : Trail de Gavarnie : 110km -Prépa pour la Ronda del cims
- Juillet : Ronda del cims - l'ultra de l'année avec un projet péda à la clé. 
- Août : un peu de bénévolat sur la Transpyrénéa. 


mercredi 29 novembre 2017

La forme au rendez-vous pour cette fin d'année

Retour sur le marathon de La Rochelle, mon 11è là-bas!
Le corps est une formidable machine d'adaptation. Il m'a fallut des années pour encaisser les marathons, je me souviens des premiers où pendant trois à quatre jours je descendais les escaliers de traviolle, avec des aie! des ouille! des ouille, ouille, ouille!   Tellement les quadriceps me faisaient mal. Puis j'ai commencé les trails longs, le premier fut les templiers. Le lendemain et pendant encore quelques jours, chaque sortie de lit était un calvaire et j'avais l'impression d'être R2D2, rouillée et déglinguée de partout. Une fois debout, il me fallait encore quelques minutes avant de pouvoir enclencher les premiers pas, puis je me retrouvais à marcher comme Robocop, mais avec des bruits de couinements d'articulations mal huilées, pas des "zzzz", "zzz", "zzzz" d'une machine toute neuve, mais plutôt "crrr""ccrr" "crrcrr". Puis sont arrivés les 100 km, et les ultra trails, vraiment ultras (160 km mini), et les enchaînements de marathons, jusqu'à 3 ou 4 par an. Certes, pas tous à fond. Et le corps s'est adapté, avec de moins en moins de douleurs après chaque grosse échéance. La première fois que j'ai fait un ultra, je ne me sentais pas d'attaquer le marathon de La Rochelle trois mois plus tard. Puis au fil des années, j'ai enchaîné les ultras, (un par an), et  le marathon de La Rochelle derrière. La première fois, ce fut une catastrophe. Evidemment partie sur les bases de mon record (il faut bien jouer), ça s'est mal terminé avec un abandon au 32è. C'était en 2011 après l'utmb.  2012, impasse, enfin... quand même un marathon cool en meneuse d'allure en octobre  et un autre ultra (Les Hospitaliers, 75 km seulement!). Tout ça est passé. Bon, il faut dire que cette année là, on a eu que 100 km à l'utmb! Le corps encaisse pas mal. 2013, c'est l'année de la Diagonale en octobre,  donc pas question d'enchaîner la Rochelle un mois plus tard. 2014, 2015, 2016, 2017, l'objectif de redescendre sous les 3h20 est à nouveau là, donc prépa sérieuse après le GRP ou de la Transpyrénéa en 2016. Il me faudra 4 éditions pour y arriver. J'évolue à chaque fois entre 3h22 et 3h27 pour le plus mauvais score. ça énerve! Mais podium en catégorie l'année dernière avec un 3h23' et quelques! à 14" seulement de la deuxième! 
Ce dimanche en terminant en 3h19, je réalise enfin l'objectif, et donc ma 3è meilleure perf en une quarantaine de marathons, à seulement 16" de mon second meilleur temps qui date quand même de 2006. Plutôt pas mal. Bon, le record de 3h11'30, est inatteignable à moins de refaire une diététique hyper propre comme je l'avais faite, mais je ne m'en sens pas capable. Trop gourmande. 
L'année se termine donc plutôt très bien pour moi, avec en plus, un nouveau record sur 10 km, là encore quelque chose d'inespéré. J'ai même craqué mon record à la marche.
Enfin dimanche sur ce nouveau parcours, soi-disant plus rapide, franchement, ça je ne sais pas dire, certes, il y avait des "descentes", mais aussi quelques belles bosses, et surtout bien situées, genre entre le 36 et le 39è km, là où ça fait le plus mal, et mes jambes n'ont, vraiment, mais alors vraiment pas aimé du tout, j'ai eu l'impression d'être à l'arrêt. Puis la fameuse côte du Mail que nous avons pris en descente cette fois nous ramenait à l'arrivée avec un public terrible. L'impression d'être au tour de France avec des "Allez madame, Bravo, allez, allez Nathalie". c'était vraiment génial! Là j'ai pu me ressaisir et redonner de l'énergie à mes jambes. Le dernier km a vraiment été magique, magique. Dommage pour la minute qui me manquait pour descendre sous les 3h18. Et avec ce chrono cette année, même pas de podium, seulement 4è. La première V2 fait 3h03! Mais que c'était grisant de ne faire que remonter les coureurs à partir du 25/30è km. 
En conclusion, je craignais bien que passée la cinquantaine, tout dégringole et que je me disgatche. Bon, je ne me fais pas trop d'illusions quand même, je me sais en sursis, mais j'espère que ça va durer longtemps. En tout cas, je vais continuer à y travailler pour espérer après presque 25 ans de course pouvoir encore progresser quelque part, dans un sport où les aptitudes physiques priment sur les aptitudes techniques et continuer de défier le temps qui passe. Car parmi les multitudes de raisons, et elles sont innombrables, qui nous poussent à courir, il y a cette défiance vis à vis de la vieillesse qui nous guette. 
Voilà, c'était la pensée du jour....
Et déjà les objectifs 2018 se profilent : Ronda del cims (170 km, 13000 de D+), Ultra de Gavarnie (110 km), 100 km de Belvès...puis le reste! Et quelques autres dans le coin! Retour en bénévole sur la Transpy....Droguée...oui, et j'assume!

Et pour finir l'année, un florilège de quelques bulles de l'excellent dessinateur Traileur Matthieu Forichon. Si vous chez des idées cadeau, c'est ici









lundi 11 septembre 2017

GRP 5, c'est fait!

Quelques semaines que le Grand Raid des Pyrénées est terminé. L'occasion de revenir dessus, même si j'en ai déjà parlé. Une course qui devait faire 220 km, et qui n'en n'a fait que quelques 200, 186 selon l'organisation, mais bon, les GPS affichent tous près de 200 km, alors on va dire 195! Une course d'équipe cette fois-ci, comme à la Réunion. 52h10 d'effort, un dernier km couru entièrement, grâce à Vincent et sa Gopro, comme quoi, un pacer en fin de parcours, ça aide!
Que dire après quelques semaines? Que ce fut une super course d'équipe à deux, que nous nous sommes très bien entendus avec Richard et bien adaptés l'une à l'autre. Que jamais nous ne nous sommes perdus l'un l'autre comme cela a pu arriver à la Réunion avec Nono, mais ce dernier avec eu des coups de moins bien dans le premier tiers de parcours et il m'avait dit plusieurs fois de le laisser, ce que je ne voulais pas, finalement, on s'est perdus.  Et puis il faut dire que jusqu'à la deuxième base de vie, on essayait d'"envoyer du steak" car nous ne faisions que remonter dans le classement.
Cette fois, avec Richard, notre seule idée était d'avancer ensemble sans trop se préoccuper du chrono, car même si nous avions peut-être une arrière pensée sur le temps final, la boucle promise de Gavarnie et les 220 km nous plongeaient dans l'inconnu, et il fallait être prudent. Et nous n'avons pas eu la boucle promise, heureusement pour moi, je connaissais bien cette boucle de Cauterets à Gavarnie pour l'avoir déjà faite, donc quand on nous a confirmé qu'on ne la ferait pas, j'avoue que sur le moment, je me suis dit, c'est probablement tant mieux (on était à la première base de vie), mais post course, il y a tout de même des regrets.
J'en suis donc à 5 GRP dont un 80, et un abandon en 2014. Que faire maintenant? A chaque fois que la course est finie, il y a la satisfaction d'être aller au bout, puis le sentiment que peut-être on ne s'est pas assez donné, qu'on aurait pu, qu'on aurait du faire mieux. Là, pour le coup, si on avait fait mieux, on aurait raté les copains du 80 au col de Portets, et c'était bien magique d'être encouragés pour tout ce gros peloton. 
En analysant les données, la montre me donne 46h30 environ en temps de déplacement et 52h en temps écoulé, ce qui signifie que nos pauses cumulées, sommeil compris ( environ 1h-1h15) représentent 5h30 environ, est-ce trop, y a t-il moyen de réduire efficacement sans que cela soit néfaste à la performance? That is the question. 
La question maintenant est quel sera le prochain Ultra? J'ai bien pensé un moment sur la course que cette fois, c'était le dernier...mais l'envie de recommencer est là. Alors, il y a la Ronda qui me tente, L'Utmb, à nouveau, tout comme la Diagonale,  le GRP s'il fait à nouveau ce format avec la boucle Gavarnie, Le Tor pour aller encore plus loin. Bien évidemment, c'est encore le calendrier scolaire qui m'aidera à procéder par élimination, car il me faudrait encore des jours sans solde, et en pleine rentrée, ça semble un peu compliqué. Mais Le Tor, ça pourrait être jouable peut-être? Avec à nouveau un projet pédagogique?
J'ai quelques mois pour réfléchir. 


lundi 10 juillet 2017

Retour à Cauterets

Cauterets et Vielle Aure, deux noms qui ont des résonances bien particulières pour moi et qui sont synonymes des plus beaux trails de montagne que j'ai pu faire, mais aussi de randos fabuleuses. Après mes débuts en 2009 sur les très gros trails de montagne avec celui des refuges, une participation au trail du Petit Vignemal et deux sur le grand, j'avais hâte de revenir sur les refuges nouvelle version avec le passage au col des gentianes, un endroit qui manque à ma connaissance. Nous voilà donc partis à 4, mes amis sur la petite distance, par prudence et moi comme d'hab, sur la plus grande. L'objectif ici, à la différence des autres courses, c'est d'abord d'arriver à passer les barrières pour pouvoir finir la course. Nous scrutons la veille la météo dans tous les sens, il est certain que ce ne sera pas grand beau, on essaie d'y croire un peu. Car mauvais temps, ici, ça veut dire risque d'annulation ou modification de parcours.
Le lendemain, me voilà partie à 6h, sous une météo plutôt sympa, pourvu que ça dure, mais le speaker nous prévient : la météo s'annonce mauvaise en altitude avec de grosse rafales de vent sur les crêtes pouvant atteindre les 100/h et des orages. Pas sûr du tout que nous fassions la totalité du parcours. Et pour les barrières, c'est comme d'habitude, ici on ne negocie même pas une seconde de retard.
L'arrivée au refuge d'ilhéou se fait à peu près comme prévu, 1h32 pour 1h30, ça repart pour le col de la Haugade atteint en 40', puis le col du Pourtet. J'espère toucher Wallon en 3h30, mais très vite je comprends que ce sera difficile. Finalement, je ne monte pas assez vite, et surtout je descends trop lentement dans les cailloux, pourtant je m'applique. Les premières crampes me prennent, tiens ça fait longtemps. J'ai oublié de prendre ma sportenine, tout comme ma couverture de survie (matériel obligatoire). J'ai fait une semaine à l'arrache. J'arrive finalement en 3h45, avec des copains bordelais. J'ai un quart d'heure de marge. On nous apprend que la partie au col des gentianes ne se fera pas. Déçue, mais pas trop sur le moment, vu que la pluie repart, et le vent avec. On entame la montée vers le col d'Arratille et celui des mulets. Je dois avouer que je ne reconnais pas du tout cet endroit passé dans l'autre sens sous un soleil radieux il y a 8 ans déjà. Bon, ce n'est pas aujourd'hui que je sortirais l'appareil photo pour prendre de jolis paysages. Par contre, même si je sais maintenant qu'il n'y a plus de barrières, j'essaie de rester motivée pour passer aux Oulettes en moins de 6h30. C'était le sésame pour pouvoir continuer. Mais pas forcément facile et je dois gérer mes ardeurs sous peine d'apparition de nouvelles crampes. 6h15, j'arrive aux Oulettes, contente. Le temps s'est un peu dégagé, je regrette qu'on ne puisse monter plus haut. Je me retrouve assez vite avec une autre fille, on fait un peu de Yoyo, comme je ne cherche plus le chrono je finis par discuter un moment avec elle. Elle vient d'Aurillac, du club d'Arpajon, celui de mon ami Charly, organisateur entre autre de l'UTPMA. Charly qui vient de terminer une course de ouf en Andorre, l'Euphoria. Des gars nous dépassent dans cette longue  descente de la vallée de Gaube, un peu technique par endroits. On ne peut pas dire que ce soit roulant. Petit à petit, de bonnes sensations reviennent, on arrive au pont d'Espagne, puis c'est ce long chemin des cascades qui nous ramène à la raillère. C'est de plus en plus roulant. A la raillère, il faut rejoindre le GR10, une petite remontée et 3 km très roulants, les jambes sont bien revenues et je file à plus de 11 à l'heure. Je me retourne pour voir si la fille est toujours derrière moi, c'est le cas, je lui propose donc de finir main dans la main. La ligne est franchie en 8h55 pour 45 km au total, 43.5 pour l'organisation, un peu plus de 46 à ma montre. Je suis contente, car plutôt fraîche par rapport à mes autres participations, mais lorsque le classement final apparaît, la déception est quand même un peu là. Dans le dernier quart encore, comme d'habitude ici ! Et 14ème sur 16 filles classées. Seulement une dizaine de recalés à la barrière de wallon, puisqu'il n'y en avait plus aux Oulettes. Décidément, cette course est vraiment pour les vrais montagnards qui savent grimper comme des fous dans le pentu et descendre comme des isards dans les cailloux. Super parcours et super organisation, des bénévoles partout là où il faut, prêts à se les geler pendant des heures. Y a plus qu'à recommencer.