lundi 26 janvier 2015

Un début d'année sur les fondamentaux

Comme chaque année depuis que je cours, j'attaque l'hiver en participant aux championnats de cross, avec un entrainement pas forcément très proche de ce que l'on doit faire pour cette spécialité. Après trois participations au trail hivernal du Sancy, j'ai décidé de pauser depuis l'an passé sur ces longues distances en début d'année, histoire de mieux retravailler les courtes distances. Ces trois participations au Sancy m'ont laissé de merveilleux souvenirs, mais voilà, je n'ai pas spécialement envie d'y retourner pour le moment.
Alors place aux cross avec l'envie d'aller le plus loin possible, c'est à dire au moins jusqu'au inter-régionaux, épreuve pour laquelle je me suis toujours qualifiée. Mais l'idée est aussi de ne pas trop rétrograder dans le classement, voir, même de rester au même niveau, et pourquoi pas faire mieux. Après avoir consulter toutes mes statistiques sur la question, et bien je me rends compte qu'il n'y a que depuis 2012 que j'arrive à me classer dans la première moité du classement sur les régionaux. Avant, j'étais toujours un peu au-delà. Ne nous affolons pas, cela ne veut pas forcément dire que je suis meilleure, c'est peut-être le niveau global qui baisse, à l'instar de ce que l'on observe sur la route.
Ce dimanche, je me classe donc 44è sur 101 classées (cette fois, les V2 et V3 concourraient dans une autre course, sauf exception), c'est un peu moins bien que l'an passé à Bègles où je m'étais classée 39è sur 128 concurrentes et où j'avais réussi à accrocher Marciana. Ce dimanche impossible, soit elle était plus en forme que l'an passé, c'est je n'ai pas si bien couru que cela. Va falloir essayer de faire mieux aux inter dans 15 jours. 
Alors pas d'erreurs sur l'entrainement : un bon dosage de récup/séance/affûtage. Car le danger, c'est toujours d'en faire trop. 


vendredi 16 janvier 2015

Programme 2015

Nous voilà en Janvier, et bien sûr, pour les ultra-trailers, c'est le mois de la course aux inscriptions et à la planification. Les ultras au format 160 km se multiplient, et le choix devient assez cornélien. Je m'aventure sur de nouvelles Terres, ou je reste sur les courses qui ont fait le mythe de cette discipline? Diagonale des fous, Utmb, GRP? Pourquoi pas essayer l'échappée Belle ou l'UT4M du coté de Grenoble, ou encore le Grand Raid Cathares, celui des Vosges, tiens, il y en a un nouveau dans le Mercantour. Ah, et puis, il y a l'Andorra Ultra Trail, peut-être le plus dur finalement. On commence à avoir l'embarras du choix, et à ce jeu, tout le monde ne fera pas le plein.
Cette année, à l'utmb, il y a un peu moins de candidats, pour le GRP, il reste des dossards à prendre, bon ils ont augmenté la capacité d'accueil :  1300 sur le 80 au lieu de 1000, 800 sur le 120 et 1000 sur le 160. Le 80 est complet avec 300 dossards supplémentaires. 
Finalement pour moi, après mon abandon de l'an passé, pas question de laisser ma place à quelqu'un d'autre, ce sera donc le GRP pour la 4è fois, et l'objectif de l'année, avec cette fois-ci, une bonne prépa avec quelques compétitions intermédiaires :
- Le 54 km de La Pastourelle en mai, comptant pour la qualif championnat de France de Trail
- Le 100 km de l'UTPMA (2è participation) en juin
- Probablement le Grand Tour de la Vallée d'Ossau, comme l'an passé en juillet

et des sorties à la journée, avec si possible 2x3 jours en juillet et août pour appréhender aussi la prépa Transpyrénées de 2016 et avec des copains/copines, ce serait mieux.

En attendant, et avant d'attaquer les trails, ce sera cross et route jusqu'en avril avec le marathon de Bordeaux en Nocturne, qui "renait" de ses cendres après trois éditions entre 2000 et 2002. Ce fut mon premier marathon : juin 2000, lendemain de ma première kermesse en tant que directrice d'école, avec deux parents d'élèves.  17 juin 2000, départ 20h, place de la bourse, 35°, trois boucles de 14 km à parcourir entre les quais, l'avenue Thiers, cours Victor Hugo, rue Sainte Catherine jusqu'à la Victoire, puis boulevards et retour jusqu'à la place de la mairie, pour rejoindre le cours du chapeau rouge. Une première édition hécatombe avec la canicule. Les deux éditions suivantes se sont faites en octobre je crois, et sur les extérieurs, beaucoup moins intéressant. Mon chrono? 3h56 sous cette chaleur! Un bien joli souvenir tout de même. 


Voilà un joli programme en espérant que la vieille tienne le coup! Motivée, motivée,! 



vendredi 5 décembre 2014

L'heure des bilans

L'année n'est pas encore finie, mais le marathon de la Rochelle est passé, il est temps de faire un petit break pour se remettre d'équerre et un bilan de l'année, qui n'a pas été folichonne. Une année perturbée par des vacances scolaires occupées à faire des travaux, du coup, moins d'entrainement, et moins de compétitions, surtout longues, une année en demi-teinte au niveau des résultats, comparée à 2012 où j'avais tout explosé, et 2013 où j'avais fini en apothéose avec mon rêve réalisé à La Réunion.
Les choses ont un peu mal commencées avec un abandon au 24h équipe du Grand Brassac en février, bien que je ne m'étais pas trop mal débrouillée aux cross, la boue et la pluie m'ont miné le moral et la motivation lors de cette édition. De plus, le changement de stratégie que nous avions mis en place a été fatal, nous n'aurions rien du changer. D'ailleurs, pour l'édition 2016, il n'y aura plus d'assistant, seulement trois coureurs, et j'espère bien être de la partie.


Ensuite, vu le programme physique des mes vacances, je me suis plutôt tournée vers les 10 km, j'en ai fait 4 dans l'année, alors que je dois en être à 3 sur les 5 dernières années. Sur deux d'entre eux (Saint Médard et le Haillan), j'ai terminé à 10" de mon record qui date de 2006, cela m'a rassurée sur le moment et je me suis dis que je n'étais pas encore finie. J'ai "fêté" mes 20 ans de course à pied sur le 10 km de Pessac qui fut une manière de marquer ces deux décennies de course à pied, puisque cela a été ma première compétition. J'avais terminé en 53'30, et à l'arrivée quelle sidération! On m'avait remis un Tee Shirt et une bouteille de vin! Vu ma place dans le classement, et les 30 francs que j'avais payés, je n'en revenais pas que l'on me donne une récompense! Par la suite, j'ai compris, qu'on avait quelque chose à chaque course, pas seulement si on finissait sur le podium, et aujourd'hui, je ne comprends pas l'attitude de bon nombre de coureurs, qui ne pensent qu'au trophée finisher, je devrais dire, beginner, et qui râlent s'ils ne le trouvent pas assez à leur goût. Tout cela contribue peut-être à faire exploser les prix d'inscription. En Moyenne x2 ou x3 en même pas 15 ans. Pourtant, même si tous les prix de la consommation ont explosé, on n'en est pas à x2 ou x3, quant aux salaires, eux, ils n'ont pas vraiment suivis cette inflation, dommage. Aujourd'hui, quand un 10 km est à 7 ou 8 euros (presque x2), on trouve ça presque louche!?, un semi à 15 euros, ça commence à se faire rare (au début des années 2000, celui de bordeaux coûtait 50 francs), quant aux marathons dont le prix était aux alentours de 200 francs, y compris Paris, et bien maintenant, quand on en trouve un à 40 euros on est contents. Paris démarre aujourd'hui à plus de 70 euros, et Bordeaux après avoir laissé 1500 dossards à 50 euros, a fixé un pris à 75, et voilà qu'ils ont déjà fait le plein avec 15000 coureurs. Vous me direz qu'ils auraient tort de se priver. Ok, la règlementation a évolué, et les frais de sécurité sont plus élevés, mais quand même!

Bon, revenons-en à ma saison, à partir de la fin du mois de mai, je me suis tournée vers mon objectif de l'année, le GRP, avec seulement 2 trails de préparation, et pas trop de rando-course au programme. Alors évidemment, je n'avais pas de grand objectif, mais une fois sur la ligne de départ, il en était autrement. Tout s'est bien passé sur la première partie, et dès que j'ai attaqué LA difficulté de la course, c'est à dire le Cabaliros de nuit, avec le brouillard et la pluie, et bien j'ai pris un coup au moral et me suis fait un mauvais film, donc j'ai rendu les armes à Cauterets, ou plutôt le dossard alors que j'aurais pu finir très correctement, et probablement même sur le podium. Donc, j'ai vite tourné la page pour m'inscrire sur le marathon dès le lendemain, et question récup, et bien comme je n'avais pas fini la course, j'ai ré-embrayé de suite. Grave erreur, car pendant deux mois, j'ai ramé, avec beaucoup de douleurs musculaires. Le semi de prépa à Saint Jean de Luz a été la course sanction, avec 1h46 ou 47 au compteur, ça sentait très mauvais pour La Rochelle, mon marathon fétiche, dont ce fut ma 8è participation. 


La fin de prépa s'est bien déroulée, avec mon co-équipier Patrice, en prépa lui aussi pour Saint Sébastien. Les fractionnés se sont tous bien passés, mais j'ai ramé sur les footings de récup et les sorties longues. Curieusement la semaine de régénération avant la compet est passée comme une lettre à la poste, de bonnes sensations, mais la confiance n'était pas au beau fixe sur la ligne de départ. De l'angoisse, la peur de l'abandon encore une fois (j'ai abandonné deux fois à la Rochelle, sur 35 marathons, je compte trois abandons en tout), cela aurait été le troisième de l'année alors qu'en 20 ans de course, et près de 500 compets, j'ai du abandonné 4 ou 5 fois en tout. 

Nous sommes trois du club, je croise Moussa au départ, on s'échauffe ensemble, puis je vois quelques têtes connues dans le SAS et à 9h, le troupeau est lâché. Je fais attention à mes sensations et freine mes jambes qui emportées par le peloton pourraient me faire payer très cher un premier semi trop rapide. Je me fixe mon record à La Rochelle, soit 3h20 et un passage au semi en 1h38'30. Il y a un peu de vent, Je croise un ancien parent d'élève Yvan, parti pour 3h15. Je lui explique que ce n'est pas dans mes moyens du jour. J'espère qu'il va tenir. Je passe le semi en 1h38'35, suis contente, tout va bien, maintenant, il faut que ça tienne comme ça jusqu'au 30, sans aucun problème. Passe le 25, 2h57, pas tout à fait, c'est bon ça, 30è 2h21, j'aurais préféré 2h20. Me reste donc 1h pour faire les 12 derniers kilos, soit 5' au kilo contre 4'45 jusqu'ici, si je craque un peu. Mais le vent se fait plus fort. Jusqu'au 30è, je suis encore bien, 2h44, et sur ce port des minimes, tout se corse, le vent se faire encore plus fort, les jambes craquent un peu, je ne peux pas dire que je suis dans le mur, mais j'ai du mal à avancer "vite", ça tire un peu. Je prends mes gels, mais ça ne me relance pas vraiment. Arrive le dernier km, là, j'essaie de tout donner pour faire tomber le chrono. Je franchis la ligne d'arrivée en 3h22'35, satisfaite du résultat, mon GPS indique plus de 42,5 km, là, je trouve que l'écart est tout de même important, le parcours a quelque peu changé depuis les dernières éditions, mais ma foi, la distance est officielle. J'apprendrais par la suite que le vainqueur a pris 3' dans le deuxième semi, le vent doit donc y être pour quelque chose quand même.

 Allez, plus que 100 m!

Je suis rassurée, la effets de la "dégénérescence" cellulaire ne m'ont pas encore attaquée, et je vais envisager l'année 2015 requinquée. 
Tout d'abord, retour sur le GRP, avec un meilleur entrainement je l'espère et davantage de grosses compets de prépa, le marathon de Bordeaux en Avril avec une grosse partie de mon groupe d'entrainement, et le gros, gros challenge en ligne de mirre pour 2016 : LA TRANSPYRENEA. ça y est, inscription confirmée, quelques copains sur la liste des inscrits, une course que l'on pourra peut être faire en équipe. Un petit regret, mon co-équipier de la Réunion Nour-Eddine, n'a pas succombé!

lundi 17 novembre 2014

La Transpyrénéa, ça prend forme

Me voilà pré-inscrite au défi, Dossard 68, presque mon année de naissance. Ils auraient pu me donner le 66 quand même! Ne reste plus qu'à m'acquitter des 10% à payer avant le 1er décembre pour confirmer mon inscription, et à cogiter sur ce circuit, qui se fera de Banuyls à Hendaye, qui est un sens qui me va bien, car on rentre vers la maison.
L'assistance sera autorisée, à savoir maintenant qui voudra bien de temps en temps m'en apporter, Huguette, Alexandre, je vais compter un peu sur vous sur la première partie. Les autres copains/copines, j'espère pouvoir compter aussi sur vous à partir de Luchon : Cyril de Toulouse, Alain de Ségus? Vincent d'Ascain? Enfin bref, voilà tout ce qu'il va falloir que je réfléchisse. Et surtout une petite étude des cartes, et pourquoi pas un peu de reco du coté de Font Romeu cette année?  La course est divisée en quatre étapes à couvrir en un temps limite. 
Si je connais un peu toute la partie entre Luchon et Hendaye, je ne connais rien entre Banuyls et Luchon. 
Bref, j'ai plus d'un an et demi pour réfléchir et organiser tout ça. Et puis il y a des copains dans la course : Didier Valade, Frédéric Goumard, Eric Galéa, Pascal Viera, Et j'espère que Charles Lajus (organisateur UTPMA) et mon collègue de club Christian Alfieri seront aussi pris, ils sont en liste d'attente pour le moment. 
Pour tout savoir, c'est ici.
En attendant, dernière ligne droite pour le marathon de La Rochelle, en espérant que ça passera pas trop mal, car 2014, n'a pas été une très bonne année en course à pied, espérons que cela n'est que passager. Une bonne coupure et ça repartira plus fort, je l'espère.